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Le 31 mars 2026, l’Orchestre Métropolitain (OM) a offert un programme immersif porté par Yannick-Nézet Séguin à la Maison Symphonique de la Place des Arts. De Brahms à Dvořák, pour finir avec Rita Strohl, Échos de la forêt dessine un parcours qui passe du drame à l’enchantement avec intensité et souplesse.
Pour ma première visite à la Maison Symphonique, j’ai eu l’impression d’entrer dans un lieu qui évoquait déjà la musique avant même l’entrée en scène de Yannick-Nézet Séguin. Avec sa grande architecture de bois, la salle donne presque le vertige. On s’imagine à l’intérieur d’un instrument gigantesque, d’où peut jaillir une musique d’une grande beauté. Ce soir-là, l’Orchestre Métropolitain a offert un concert généreux et vivant. Tant sur scène que dans le public, on retrouve une foule de gens de toutes les générations, tous rassemblés autour de quelque chose de plus grand que nous.
L'orchestre. Crédit photo : François Goupil, OM
Yannick Nézet-Séguin, qu’on sent chez lui dans cette salle, a abordé le public avec aisance, humour et chaleur ; il a su rendre le moment accueillant et intime. Il parlait de la musique comme on partage une passion, et ça se ressentait. Dès l’accord des instruments, j’ai ressenti quelque chose de touchant dans cette idée de s’accorder ensemble, collectivement, pour créer du beau.
L’Ouverture tragique de Brahms a ouvert la soirée avec une gravité à la fois légère et tragique. Ici, on entend le mot « tragique » dans le sens de dramatique, tendu, traversé d’élans et de retombées surprenantes. J’ai été frappée par la recherche d’un équilibre fragile dans la musique, comme si tout pouvait s'effondrer à tout moment et se relever avec affirmation. Il y avait un dialogue très nuancé entre les cors et les cordes, qui nous donnait accès à une œuvre collective, expressive, narrative même. On n’écoutait pas seulement l’ouverture, on avait l’impression d’assister à une histoire. L'orchestre nous offrait une musique qui respirait, puis qui s'affirmait avec force dans une finale toute en puissance.
Jean-Guihen Queyras et Yannick Nézet-Séguin. Crédit photo : François Goupil, OM
Le Concerto pour violoncelle en si mineur de Dvořák a apporté une autre forme d’émotion, plus intérieure, plus tendre. Jean-Guihen Queyras a joué avec une présence à la fois calme et intense, souple et en contrôle. Très vite, le violoncelle est devenu une voix humaine, celle d’un être qui tangue entre nostalgie et espoir. La musique avançait par vagues avec quelque chose de romantique et de doux, toujours traversée d’une tension sous-jacente. Il y avait dans cette interprétation une mélancolie qui ne s’abandonnait jamais complètement au spleen ; elle semblait chercher la lumière.
Ce concerto m’a particulièrement touchée dans ses contrastes. Par moments, j’avais l’impression d’être bercée comme un enfant qui dort, tandis qu’à d’autres moments, la musique devenait grandiose, sportive, avec des montées d’intensité qui emportaient toute la salle. L’orchestre répondait magnifiquement au soliste, avec une finesse de l’ordre de la dentelle dans les passages plus délicats, et avec une vigueur éclatante dans les moments de pleine intensité. Après une longue ovation, Jean-Guihen Queyras nous a offert une strophe d’Henri Dutilleux ; j’ai senti la salle suspendue à son instrument. Le violoncelliste propose un moment qui témoigne de sa grande maîtrise et de son amour débordant pour la musique.
Jean-Guihen Queyras. Crédit photo : François Goupil, OM
La Symphonie de la forêt de Rita Strohl a terminé le programme dans une grande traversée sensorielle. L’entrée en matière avait quelque chose de mystérieux, puis la musique a commencé à dessiner un paysage. Les harpes et les flûtes se mariaient avec une délicatesse presque magique ; tout à coup, on était en forêt ! La musique évoquait le chant des oiseaux, le vent, l’humidité, les feuilles, les branches qui craquent, et dressait un tableau brumeux, percé d’éclaircies. En l'entendant, un émerveillement émerge en nous presque naturellement.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est la manière dont l'œuvre alterne entre calme et intensité avec une liberté surprenante. On passe rapidement de la contemplation à la tension. Yannick Nézet-Séguin y était presque dansant ; il guidait l’orchestre avec tout son corps. Il y avait quelque chose d’à la fois physique et précis dans la manière dont il dirigeait les musiciennes et les musiciens, qui jouaient avec une concentration remarquable. Cette symphonie est devenue un voyage, une petite aventure intérieure. Elle s’est achevée dans une grande montée d’intensité, suivie d’une ovation et d’un geste du chef, qui a fait lever chaque musicienne et musicien pour saluer le travail de l’ensemble.
C’est un concert qui m’a donné le sentiment d’être guidée et surprise par cette œuvre humaine et profonde. L’orchestre respire ensemble, le chef rassemble et éblouit, la musique parle autant au cœur qu’à l’oreille.
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