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Kohlenstoff Records nous conviaient le 13 février dernier à une soirée sons et images chez PHI, en collaboration avec MUTEK, mettant en vedette les duos de compositeurs et artistes vidéo : Lucas Paris et Baron Lanteigne, Claude Périard et Guillaume Vallée, Bénédicte et Milo Reinhardt, ainsi que Jordan Torres Bussière et Seulement.
Kohlenstoff est à la fois un collectif et un label, réunissant des artistes sonores explorant de nouveaux horizons dans le champ des musiques atypiques. La quatrième édition de Cymatiques débutait avec une performance de Lucas Paris et Baron Lanteigne. Lanteigne y déployait ses univers hyperréalistes, à la fois étranges et empreints d'un brin d’humour, qui venaient accompagner le travail de Paris. Nous étions guidés en temps réel dans un espace digital animé par des sons à l’esthétique un peu rétro, façon 8-bit. À travers des modélisations de bâtiments, l’artiste vidéo activait certains éléments, transformant notre parcours en une expérience immersive.

Claude Périard et Guillaume Vallée assuraient la deuxième partie avec un programme bien dosé. L’ouverture se faisait avec une palette réduite, où un minimum de couleurs était exploité avant que l’éventail ne se déploie lentement, gagnant en intensité. Tandis que Périard modulait sa voix à travers des micros, Vallée façonnait une trame visuelle évoquant parfois des fragments de vieux VHS, voire des captures vidéo de faible qualité issues de caméras de surveillance, virant au vert. Le tout créait une tension maîtrisée, où les deux médiums se côtoyaient harmonieusement.

Bénédicte et Milo Reinhardt se partageaient la troisième portion du spectacle. Ils nous offraient une démonstration éthérée où sons et images, à la fois organiques et synthétiques, se fondaient pour évoquer une matière flottante, suspendue quelque part entre la terre et les cieux. De cette alchimie naissait une présence surnaturelle : peut-être un fantôme de lumière, accompagné de son bruissement ambiant. Puis l’orage nous saisissait soudainement, nous projetant au cœur du tonnerre, sans toutefois susciter la peur. L’ensemble était porté par une voix envoûtante et souveraine, qui apparaissait et disparaissait en périphérie, comme venue d’un ailleurs.

Jordan Torres Bussière et Seulement ont clôturé la soirée avec une proposition qui, bien qu’elle fasse appel à des machines, reposait avant tout sur la présence physique des protagonistes, donnant naissance à une performance artisanale et unique. Bussière interagissait avec une fine sangle de métal amplifiée, dont il tirait la majorité de ses sons. En y ajoutant sa voix, il composait une musique tendue, vivante et foudroyante.

De son côté, Seulement manipulait des acétates colorés pour construire des paysages géométriques minimalistes. La superposition des formes, orchestrée par ses gestes précis visibles à l'écran, révélait peu à peu une architecture tangible en constante mutation. La performance gagnait ensuite progressivement en intensité. Le son et l’image se déchaînaient, culminant en un chaos de lumière et de cris — une forme d'écho à l'oeuvre de Norman McLaren, filtré par une énergie hallucinée.

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