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Mercredi 19 février, à la Maison symphonique, l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), dirigé par l’intense maestro Rafael Payare, et le violoniste virtuose invité, Sergey Khachatryan, se sont spectaculairement illustrés lors d’un programme proposant un 1er chef-d’œuvre de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) et un 2e de Dmitri Chostakovitch (1906-1975).
Le prestigieux OSM et son réputé chef se passent aisément de présentation tellement leur réputation d’excellence et de perfectionnisme les précède.
Pour l’occasion, dans le cadre de sa mission éducative, pour la 3e édition de son programme d’immersion orchestrale, l’OSM accueillait 13 étudiants en interprétation — provenant de maisons d’enseignement supérieur de Montréal — qu’il a intégrés à l’orchestre pour les « plonger au cœur de la réalité d’un orchestre professionnel » et pour qu’ils puissent ainsi bénéficier « des précieux conseils des membres de l’OSM et de son directeur musical. »
Sergey Khachatryan, natif d’Erevan en Arménie, est un virtuose très en vue qui a notamment remporté « les premiers prix du Concours international Jean Sibelius à Helsinki (2000) — devenant ainsi le plus jeune lauréat de l’histoire du Concours — et du Concours Reine Elisabeth à Bruxelles (2005). » Il s’est déjà produit avec plusieurs orchestres à travers le monde. « Le dernier album de Sergey et de sa sœur Lusine, My Armenia (Naïve), est dédié à la commémoration du centenaire du génocide arménien » et « s’est vu récompenser du prix Echo Klassik pour le meilleur enregistrement de musique de chambre des XXe et XXIe siècles/ensemble mixte. »
La 1re partie, d’une durée de 33 minutes, a été consacrée au seul Concerto pour violon en ré majeur, op. 35, en trois mouvements, de Tchaïkovski. Le violoniste invité s’y est grandement distingué par son indéniable et flamboyante virtuosité. Il s’est mérité une ovation debout spontanée et d’intarissables et insistants applaudissements, qui nous ont valu un rappel que le virtuose n’a cependant pas daigné identifier; on ignore donc quelle était cette très lente et méditative pièce, d’environ 4 minutes, pour laquelle il a à nouveau été très copieusement applaudi.
Après un entracte de 20 minutes, l’OSM — aux effectifs augmentés par l’intégration des 13 étudiants au sein de ses diverses sections — s’est attaqué à la monumentale Symphonie no 11, op. 103 « L’année 1905 » de Chostakovitch, en quatre mouvements d’une durée totale de 55 minutes. En réaction, la balistique ovation debout, offerte par la foule subjuguée, a été rien de moins qu’interminable, c’est-à-dire tout à fait proportionnelle à l’énergie déployée par l’OSM et son chef qui nous en ont mis plein les oreilles.
Tchaïkovski a composé son Concerto pour violon en 1878 en collaboration avec le violoniste Iosif Kotek, son élève de composition, dont il appréciait l’expertise quant à la partie solo.
À mon oreille, l’œuvre est carrément planante, langoureuse, lyrique, des plus passionnées et présente plusieurs opportunités pour le virtuose de s’illustrer par ses exigeants et envoûtants solos, ce que Sergey n’a certes pas manqué de faire.
Bien que le Tchaïkovski ait été grandiose et que la prestation de Sergey Khachatryan ait été époustouflante, le clou de la soirée a été ce formidable et mémorable rendu de la Symphonie no 11, op. 103 « L’année 1905 » de Chostakovitch par l’OSM et son inspiré maestro.
Sa musique censurée par le régime communiste — à cause de sa trop grande modernité non conforme à l’idéal socialiste — Chostakovitch a jadis été démis de ses fonctions de professeur aux Conservatoires de Leningrad et de Moscou. C’est après la mort de Staline et suivant l’accession au pouvoir de Khrouchtchev que ses œuvres ont été réhabilitées et qu’il a composé la Symphonie no 11, « son récit en musique de l’insurrection populaire de 1905 contre l’empire russe. »
« Adagio (La place du palais) », le 1er mouvement, est très lent, peu animé et nous fait temporairement, mais à tort, craindre d’avoir éventuellement à lutter contre le sommeil. Ici, une musique contenue, inquiétante, se veut être l’évocation « d’un vaste paysage hivernal, hostile, qui sera bientôt le théâtre d’une répression sanglante par l’armée. »
« Allegro (Le 9 janvier) », le 2e très évocateur mouvement, raconte « différents épisodes de la journée du 9 janvier, connue sous le nom de Dimanche rouge » et rappelle « le champ de désolation, jonché de cadavres, en même temps que la plainte des mourants. » Cette journée de massacre propose une musique beaucoup plus animée, éclatante, oppressante, militaire même, fort contrastante avec celle du 1er mouvement.
« Adagio (Mémoire éternelle) », le 3e mouvement, qui « s’appuie sur la marche funèbre des Révolutionnaires », vogue lentement durant les 5 premières minutes pour atteindre un exaltant paroxysme durant plus de 2 minutes pour se terminer en toute douceur.
« Allegro non troppo (Le tocsin) », le 4e et dernier mouvement, « doit son nom à la cloche entendue dans les derniers instants de l’œuvre. » C’est une enlevante et exaltante finale, une « exultation » qui, par instants, prend allure de marche militaire et de chant victorieux.
Dans l’ensemble cette œuvre est puissamment évocatrice, excitante et des plus spectaculaires. L’OSM a été à la hauteur et nous en a offert une remarquable interprétation que les spectateurs ne sont pas prêts d’oublier.
Le concert était repris le jeudi 20 février en soirée.
Vous êtes invités à fréquenter assidûment le site internet de l’OSM pour consulter le calendrier de ses prochains concerts, vous procurez des billets et en apprendre davantage sur cet incomparable orchestre montréalais. Vous pouvez consulter une biographie complète de Rafael Payare et de Sergey Khachatryan en cliquant respectivement sur ce lien-ci et sur celui-là.