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Soyez les premiers avisés dès qu'il y aura une offre promo pour Festival Nuits d'Afrique | Umalali: INSCRIVEZ-VOUS
Le projet Umalali, des chants traditionnels de femmes Garifuna ponctués de touches de jazz, de funk, de rock et de blues, révèle le quotidien de ce peuple minoritaire présent au Bélize, au Guatemala et au Honduras.
Umalali est un mot de la langue garifuna signifiant «voix». À partir de 1997, le producteur bélizien Ivan Duran commence à enregistrer méticuleusement des chants de femmes issues du peuple garifuna, dans des cuisines, des temples, dans la rue, sur la plage… Peu à peu, il parvient à rassembler suffisamment de matériel pour enregistrer un disque. C’est ainsi que, en 2002, naît Umalali : The Garifuna Women's Project grâce notamment à l’aide du Collective Garifuna, le groupe d’Andy Palacio, décédé en janvier 2008. En tout, une cinquantaine de chanteuses issues de ce peuple participe à ce projet, entraînées par Sofia Blanco, guatémaltèque, Marcela Torres, hondurienne, et Desere Arana, bélizienne.
Dans ces chants, les femmes racontent leur quotidien, les tâches ménagères qu’elles enchaînent, les enfants qu’il faut élever, les épreuves de la vie… «Les femmes Garifuna n’ont guère la possibilité de s’exprimer, raconte Sofia Blanco. Elles ne disent pas leurs problèmes, préférant parler de choses artificielles. Elles travaillent beaucoup, se battent, mais ne le disent pas ouvertement.» A cette musique traditionnelle, Ivan Duran ajoute des touches de jazz, de funk, de rock et de blues, afin de lui donner une sonorité plus actuelle. Finalement, Umalali : The Garifuna Women's Project est une ode à la résistance de ces femmes et du peuple garifuna dans sa totalité face à une tendance à la globalisation à outrance.
Les Garifunas vivent sur la côte caraïbe de l’Amérique centrale (Belize, Honduras, Guatemala et Honduras) et possèdent des traditions mêlant celles d’Afrique de l’Ouest et des indiens natifs du continent, les Caribes et les Arawak. Ils représentent moins de 10 % des 300 000 habitants du Belize, un pays formé d’une mosaïque d’Africains, d’Amérindiens, d’Européens, d’Indiens d’Inde et de Chinois. C’est pourquoi, les Garifuna ont souvent du mal à se faire reconnaître au Belize, tous comme leurs frères encore plus minoritaires au Guatemala, au Honduras et au Nicaragua. Ils sont considérés comme les seuls Noirs de toutes les Amériques qui n’ont pas été réduits en esclavage, malgré leur déportation au large du Honduras par les Britanniques au 18e siècle.
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