Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
La série de textes Poésie du quotidien présente des sujets prosaïques avec une teinte poétique.
À la voir, je lui collerais l’étiquette de «dramatique réflexe». Debout à quelques mètres de la vitrine du café où je suis attablé. Sa posture porte à croire qu'elle a déjà fait du ballet. En ajoutant ses tics de «junkie» on dirait une pantomime. C'est peut-être sa façon de communiquer. Mais sans rien contrôler. Ses tics doivent ne livrer qu’un seul message: en manque! À sa hauteur, les voitures ralentissent comme à un feu clignotant. Plutôt âgée et répugnante. Certains jours, il doit n’y avoir que des satyriasis désespérés sans argent, qui s'arrêtent pour négocier quelque chose. Probablement que tout ce qu’il lui reste à vendre comme orifice c’est sa bouche. Elle a dû souvent faire les pharmaceutiques comme cobaye lorsque les clients ne s'arrêtaient plus.
Étonnamment, elle me donne l'impression de croire en Dieu, à l’enfer, mais pas au ciel. Sèche et aride, elle n'est pas du genre à avaler des couleuvres. Je l'imagine avoir une voix de parasite qui prend souvent des pauses pour éviter la surchauffe.
Jamais un mot de vérité ne doit sortir de sa bouche. C'est peut-être sa façon de se distancier d'elle-même. Une forme de méditation inconsciente, qui lui permet tant bien que mal de résister, en déchargeant son corps trop habité. À voir ses bras, en bas de nylon remplis de mailles et son corps meurtri, je me demande si elle-même ne tenterait pas d'attendrir sa chair, pour augmenter sa valeur marchande, au lieu de laisser cette tâche à son proxénète. Probablement une espèce de boucher sanguinaire.
Son seul répit de la vie est probablement aux urgences. Contrairement à nous, elle souhaite sûrement y attendre pour l'éternité.
Le festival Plus de filles sur la prog, organisé par le collectif Pasdefillesurlaprog, sera de retou...
Voir l'article >Aux Sommets du cinéma d’animation, la compétition canadienne 4 a exploré les fractures du corps, de...
Voir l'article >À l’occasion de la clôture du Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV), i...
Voir l'article >À l’extérieur des grands centres, sur les rives de la rivière au pied du pont couvert McVetty-McKenz...
Voir l'article >Croire et avoir confiance en soi est un legs inestimable à offrir à un enfant ; cet apprentissage se...
Voir l'article >