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La série de textes Poésie du quotidien présente des sujets prosaïques avec une teinte poétique.
L’invisibilité de cet ennemi qu’est la « covid » ne m’a pas trop déstabilisé. En fait, j’ai toujours eu davantage peur de ce qui est invisible. La crainte d’échouer par exemple. En plus, la routine me sied bien.
Le mot routine est d’ailleurs péjoratif pour plein de gens. On se dit toujours « enfermé dans une routine ». Ou bien « sortir de sa routine ». Personnellement je ne me sens jamais plus libre que dans une routine. Il n’y a plus tout un côté technique à s’occuper. C’est un peu comme une voiture autonome versus une régulière. On peut tenir le volant ou pas. Travailler, rêvasser, s’étendre, dormir, méditer les yeux fermés ou ouverts sur l’horizon.
Du coup quelqu’un peut être fasciné toute sa vie par une seule chose et être comblé sans jamais avoir d’intérêt pour quoi que ce soit d’autre. J’ai d’ailleurs tenté l’expérience en faisant une omelette nature par jour durant tout le confinement. Et j’en ai développé une passion.
Je ne me lasse plus de les cuisiner. Parfois elles sont baveuses, d’autres plus fermes selon mon humeur du jour. Jamais deux pareilles et toujours les mêmes ingrédients et dosages. Tout est dans la manière et dans la coquille. Car, comme chez les humains, il y a toutes sortes d’œufs: des blancs , des bruns , des jaunes, de B29. Toutes sortes je vous dis. Il y a ceux qui sont génétiquement faits pour se répandre. Ce sont les envieux téméraires. Communément appelé « hommes lettes », qui sont capables de déborder. Ils sont en général épanouis. D’autres, tout aussi cupides, mais timorés, sont du type taupe. Ces inquiets qui cherchent à faire leur trou en quête d’une vie intérieure. On les surnomme « un œuf dans le trou ». Ils sont renfrognés et insatisfaits.
Mais peu importe leur caractère, on doit les casser ces œufs? J’ai repris une vieille technique du moyen âge, qui explique aussi pourquoi on compte par douzaines au lieu de dizaines. Je brise mes œufs avec la main droite et pour en faire le décompte avec le pouce de la main gauche, je compte le nombre de phalanges des doigts de la même main. Ce qui fait douze.
En plus, je conserve toutes les coquilles que je mange nature, afin de me prémunir contre le Coronavirus, Lucie Laurier et tous les cocos de la planète. Je dois quand même avouer que j’ai eu de la difficulté à faire avaler ces coquilles à mon enfant qui les régurgitait sans arrêt. Finalement, on nous a dit à l’urgence qu’il était allergique aux œufs. Ils l’ont tout simplement vacciné. Bill Gates serait-il propriétaire de poulaillers ? « Faites vos propres recherches. »
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