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Marquant le début de la saison d’Espace Libre, l’ébouriffant « Ma(g)ma » est le premier projet de la compagnie Castel Blast. Proposition hors du commun alliant performance, danse et théâtre, les tableaux d’Olivia Sofia, Léo Loisel, Xavier Mary et Guillaume Rémus captivent de par leur forme et leur audace.
Après une présentation exploratoire à Zone Homa en 2015, c’est une version remodelée, bien que tout aussi décadente, que propose la quarantaine d’interprètes qui compose « Ma(g)ma ». Cette masse de jeunes adultes, tantôt irrévérencieux, tantôt apathiques, présente un regard brut sur une jeunesse désenchantée, pour qui l’espoir d’aimer ou d’être aimé semble brouillé.
Sur scène, un enfant joue. Projetés en arrière-plan pendant plusieurs minutes, les innombrables remerciements des créateurs défilent et font sourire, allant de Radiohead à Pina Bausch. Puis, c’est le début de la fin de l’innocence quand entrent sur scène une quinzaine d’hommes, tous obsédés par une soif exacerbée de virilité bestiale et abusive. Scène coup-de-poing dans laquelle on observe des personnages dénués de sensibilité, l’extravagance de toute cette violence s’estompe quand entre sur scène une femme, obnubilant les corps suintants et excessifs.
Une quinzaine de corps féminins entrent ensuite en scène pour former, avec les corps masculins, une masse uniforme qui danse langoureusement. Chorégraphie vernie et effet de ralenti comme on retrouve dans les publicités les plus suggestives; les corps s’agitent jusqu’à l’excès, parvenant à générer une harmonie dans le chaos. C’est à travers ces scènes de débordement qu’apparaît la figure de l’enfant, déambulant au cœur d’une jeunesse troublée.
Frissons.
Malaise.
L’utilisation de l’espace est épatante par sa précision, appuyée finement par l’ambiance sonore. Quant à l’environnement physique, il est judicieusement brut et vide, soit à l’image de ses occupants.
Pièce contemplative vibrante aux tableaux mémorables, « Ma(g)ma » rend adroitement, bien que sans nuances, le saut fatal de l’enfance à l’âge adulte. Il manque toutefois de profondeur dans le propos, et la reproduction de clichés quant à la masculinité, à la féminité et aux relations amoureuses et sexuelles épuise le spectateur en quête de sens. Cela dit, bien que quelques scènes et métaphores soient moins nourrissantes que d’autres, ce projet original trace indéniablement des attentes pour une prochaine proposition. À suivre.
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