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Le vendredi 1er juin, dans le cadre du Festival Classica de Saint-Lambert, la St. Lambert United Church a été le théâtre d’un improbable mais néanmoins heureux mariage entre le violoncelliste Stéphane Tétreault et le bandonéoniste Denis Plante. La portée musicale de cette union ne s’est pas fait attendre puisqu’elle s’est immédiatement soldée par la paternité et l’enfantement… d’un superbe récital.
Par une température chaude, humide et quelque peu accablante, évoquant l’atmosphère d’une serre du jardin botanique, les ventilateurs de plafond – d’une charmante petite église pleine à craquer – étaient apparemment en permission de farniente lorsque le spectacle a enfin débuté, avec un retard inexpliqué de 15 minutes.
En introduction, le présentateur n’a pas utilisé de micro et les spectateurs des dernières rangées ont conséquemment perdu de nombreuses bribes de son laïus. De plus, durant toute la durée du spectacle, Denis Plante a régulièrement pris la parole, lui aussi sans micro, avec le même résultat. L’usage du système de son aurait été préférable.
Hormis ces inconvénients somme toute mineurs, le spectacle a été des plus satisfaisants et des plus enchanteurs.
Messieurs Tétreault et Plante sont deux renommés virtuoses dont les univers parallèles, pourtant éloignés, se sont néanmoins ponctuellement rejoints et interconnectés. Tous deux ont une réputation qui transcende les frontières et une impressionnante feuille de route parsemée de reconnaissances, de distinctions et de prix. Pour vous en convaincre, vous pouvez parcourir la biographie de Stéphane en cliquant ici, et celle de Denis en cliquant là.
En cette soirée aussi chaleureuse que mémorable, ils ont uni et déployé leur talent considérable pour nous offrir un rafraichissant éventail de 14 œuvres d’auteurs aussi variés qu’Astor Piazzolla, Carlos Gardel, Angel Villoldo, Osvaldo Pugliese, Juan Carlos Cobian, Anibal Troilo et Denis Plante lui-même qui, incidemment, a arrangé toutes les pièces exécutées durant le concert.
Parmi celles-ci, deux seulement ont été jouées en solo : d’abord « Suite Tango » de Denis Plante, par Stéphane, et ensuite, « Che bandonéon » d’Anibal Troilo et Leopoldo Federico, par Denis. Les 12 autres pièces – pour duo – incluaient un magnifique « Avec Maria » de J.S. Bach et Charles Gounod, arrangé par Denis. Exception faite de cette œuvre sacrée, tout le programme était axé sur les rythmes du tango et de la milonga.
Nous avons, entre autres, pu apprécier, goûter et savourer les deux fameux tubes « Por una cabeza » de Carlos Gardel, et « Oblivion » d’Astor Piazzolla.
Durant tout le concert, le violoncelle et le bandonéon, ces deux inusités interlocuteurs, ont très efficacement dialogué dans leur langage musical commun, en des termes concertés qui ont continuellement ravi les auditeurs et même favorisé la multiplication des vers d’oreille. À défaut de pouvoir danser dans les allées, nous l’avons tout de même fait… dans notre tête.
Les duettistes ont amplement eu l’occasion de se faire valoir en démontrant fougue, passion, versatilité et incontestable virtuosité. Leur spectaculaire prestation leur a valu de nombreux applaudissements ainsi qu’une ovation debout très légitimement méritée.
Soit dit en passant, Stéphane Tétreault a le privilège de jouer sur le violoncelle Stradivarius Countess of Stainlein, Ex-Paganini de 1707 – évalué à plus de six millions de dollars –, qui lui a été généreusement prêté par feu Madame Jacqueline Desmarais.
Nous ne pouvons que souhaiter très longue vie au Festival Classica – fondé en 2011 – qui a de quoi s’enorgueillir et se féliciter d’ainsi présenter des spectacles d’aussi grande qualité.
Les festivités se poursuivent encore jusqu’au 16 juin. Vous pouvez consulter le calendrier, et vous procurer vos billets, en accédant ici au site internet du Festival.
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