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Le mardi 3 décembre, à la Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal, pour notre plus grand plaisir, le Trio Fibonacci a eu l’heureuse initiative de présenter un programme entièrement consacré à Rachmaninov. La violoniste Julie-Anne Derome, le violoncelliste Gabriel Prynn et le pianiste Steven Massicotte ont ainsi ravis et conquis une salle des plus attentive, subjuguée et transportée par la musique de Sergueï Vassilievitch Rachmaninov (1873-1943), compositeur russe de génie, pianiste virtuose et chef d’orchestre.

Le programme de la soirée proposait trois oeuvres séduisantes :
Précisons d'abord que le qualificatif d'élégiaque renvoie à l'élégie, c'est-à-dire un poème lyrique de ton mélancolique.
Le Trio élégiaque no 1 a été composé par un Rachmaninov âgé de seulement 18 ans, avant qu’il ne fuie la révolution russe, en 1917, pour émigrer aux États-Unis. Une production de jeunesse donc, empreinte de lyrisme et de romantisme et qui illustre déjà sa précoce « maîtrise compositionnelle ». C’est une œuvre contrastée, où alternent moments d’accalmie et moments forts, et que le Trio Fibonacci a splendidement rendue avec toute l’ardeur, la fougue et la maestria qu’on lui connaît.
Vous pouvez découvrir ou redécouvrir cette œuvre d’une durée de quelques 15 minutes, dans une interprétation, datant de 2012, du Emerald Piano Trio.
J’ai découvert Vocalise il y a de cela bien des années en écoutant, en boucle, un disque de mélodies de Rachmaninov interprétées par le célébrissime et regretté ténor Nicolai Gedda. Plus tard, grâce à Youtube, j’ai en découvert une suprême, planante et transcendantale interprétation par feu la soprano Anna Moffo, que je vous invite à écouter. Au fil des années, ce chant, qui ne dure pourtant que sept minutes, m’a néanmoins procuré des heures de douce rêverie.
La version expertement jouée par le Trio Fibonacci confie au violon la portion habituellement chantée, ce qui rend cette aria déjà enjôleuse au départ, encore plus fascinante et envoûtante. Julie-Anne Derome l'a tellement bien rendue que je vais devoir me faire vermifuger pour me débarrasser du vers d’oreille dont elle m’a fait cadeau. Sa divine performance m’a procuré un avant-goût de l’état de béatitude qui m’attend probablement au terme de ma sainte vie. Ses deux collègues l’ont admirablement soutenue et secondée dans son entreprise de séduction massive. C’est une magistrale version de Vocalise dont nous avons ainsi été gratifiés par un trio au sommet de son art et en pleine maîtrise de ses impressionnants moyens. Oui! Vous pouvez aisément en conclure que ça m’a grandement plu.
Après l’entracte, le Trio élégiaque no 2 a achevé de nous séduire et de nous conquérir. Trois mouvements, trente intenses minutes d’écoute attentive et de quasi-recueillement religieux, et une infinité de nuances musicales ont suffi à faire spontanément lever l’assemblée admirative et reconnaissante, comme un seul homme, pour servir aux musiciens une ovation debout éminemment méritée accompagnée de très généreux applaudissements, qui m’ont incidemment laissé les paumes des mains sérieusement tuméfiées.
Ce chef-d’œuvre, composé par Rachmaninov à l’âge de 20 ans, se veut être un hommage à Tchaïkovski, son maître et mentor qu’il admirait tant. Il comporte des mouvements contrastés où alternent des moments d’exquise douceur et langueur avec d’éclatants instants d’une exaltante exubérance. Ici, Rachmaninov a donné la pleine mesure de son talent, manifesté et amplifié par notre trio de virtuoses qui s’est encore une fois surpassé. Quand le génie d’un compositeur se trouve ainsi exposé, et complémenté, voire bonifié, par l’excellence de ses interprètes, ça donne un véritable moment de grâce. Rachmaninov est une valeur sûre et on ne s’ennuie jamais à l’écoute de sa spectaculaire musique.
Si vous aussi voulez connaître des moments de grâce en compagnie de l'émérite Trio Fibonacci, vous êtes cordialement invités à fréquenter son site internet pour en apprendre davantage sur ses membres et sur son agenda, et même pour vous procurer des billets.
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