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Les murs de la Maison symphonique de Montréal ont vibré durant près de deux heures dimanche dernier aux sons du Messie du compositeur saxon Georg Friedrich Haendel.
Performée avec brio par les musiciens de l’Ensemble Caprice en collaboration avec les voix du chœur de l’Ensemble vocal Arts-Québec et le Festival Classica, cette pièce baroque traditionnelle du temps des fêtes a su émouvoir le public montréalais par la sincérité de son interprétation.
Haendel a composé Le Messie à Londres en 1741 alors qu’il tentait d’échapper à la justice pour des problèmes d’endettement. C’est dans cet ordre d’idées peu conventionnel pour un compositeur de l’époque que cette œuvre a pris la forme d’un oratorio, c’est-à-dire d’un récit lyrique à la manière d’un opéra, mais sans les costumes ni la mise en scène. Celui-ci se caractérise aussi par son aspect religieux, profondément ancré dans l’iconographie chrétienne, interprétant ainsi en trois parties des versets de l’Ancien et du Nouveau testament de la Bible. Même si la réception du public anglais du XIXe siècle n'a pas été tout de suite chaleureuse, il s’agit désormais d’un classique incontournable souvent présenté dans les semaines précédant Noël pour sa mise en musique des scènes de l’Annonciation et de la Nativité.
La réussite de cette représentation entièrement acoustique du Messie passe sans aucun doute par l’approche authentique et franchement engageante de l’Ensemble Caprice. À l’aide de magnifiques instruments issus d’un autre temps; un clavecin aux notes envoûtantes, des violons aux cordes de boyaux et sans mentonnières, une flûte d’une valeur inestimable et des trompettes baroques qualifiées même de « monstrueuses » par le chef d’orchestre, l’ensemble a su nous amener sans difficulté dans son univers. Les voix du chœur étaient d’une puissance stupéfiante dans l’enceinte de la Maison symphonique - qui sert d’instrument en elle-même - et l’interprétation des quatre solistes n’était surtout pas à négliger, avec des voix sans failles qui ont rendu justice à l’intensité du propos.
Ensemble Caprice. Crédit photo: Place des arts
Le mérite revient particulièrement au travail du directeur artistique et chef de l’Ensemble Caprice, Matthias Maute, qui avec sa personnalité charismatique a réussi à gagner le public dès la première minute. Ses interactions avec la foule en guise d’introduction aux différents mouvements étaient pertinentes, drôles et sans prétention. À travers les images évoquées par ses mots et grâce au travail remarquable de son ensemble, nous pouvions nous abandonner pleinement dans son interprétation des différents chapitres de la vie du Christ : la Nativité, la Passion et la Rédemption.
D’ailleurs, le moment clou du spectacle s'est trouvé après l’entracte, où la tentation du péché ajoutait des tonalités sombres et discordantes contrastant avec la grâce musicale de la révélation. Durant la performance du légendaire Hallelujah à la fin de la deuxième partie, certaines personnes du public se sont levées en geste de recueillement. La tombée du spectacle s’est faite de manière grandiose, invitant le public à l’aide du chœur et des trompettes à passer les portes du paradis…
On peut dire en toute confiance que peu importe l’allégeance religieuse ou spirituelle des gens qui étaient présents, l’émotion était au rendez-vous.
Pour les dates du reste de la tournée du Messie de Haendel, nous vous invitons à consulter le site web de l'Ensemble Caprice.
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