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Lorsque les portes de la salle Orange de l’Agora de la danse s’ouvrent, nous découvrons, avec surprise, une salle circulaire, où une seule rangée de sièges est installée en 360 autour de la scène qui est centrale. Écouteurs aux oreilles, les danseurs sont déjà en train de répéter et de s’échauffer devant nous. Nous sommes, de ce pas, happés par le contexte de ce que nous allons voir pour les 90 prochaines minutes : différents styles vont s’entremêler sur la même scène dans une ambiance de cypher.

Il faut savoir que la metteuse en scène Katya Montaignac rassemble pour l’occasion deux groupes de danseurs intergénérationnels : le premier composé du groupe d’adolescents, Gem.In.I Movement, et le second composé de deux enfants ainsi que de sept adultes âgés entre 25 et 35 ans. Lorsque les lumières s’éteignent, ce sont alors les deux enfants, surement âgés entre 8 et 10 ans, qui se mettent à interagir avec ce morceau musical, réinterprété pour l’occasion. Malgré leur très jeune âge, leur maitrise des mouvements et, peut-être, leurs improvisations réalisées en direct sont captivantes. Nous sommes bouche bée. Ils sont rejoints par le groupe de Gem.In.I où s’installent de suite bienveillance, humour et un côté très fraternel entre tous les danseurs.
Pour cette première partie, certains moments mettront en avant la puissance du groupe, soudé et en communion, jusqu’à aller dans la représentation du jeu (basket, football, etc.). Puis, chaque danseur pourra s’exprimer avec son propre style, majoritairement en danse urbaine, toujours appuyé par l’énergie du groupe qui est d’une grande générosité. Nous vivrons quelques moments de grâce, en particulier lorsque deux jeunes femmes closent cette première partie. La dernière en scène, qui conclut cette partie en improvisation sur du silence et l’engouement des spectateurs nous donne des frissons.

Pour entamer la seconde partie de ce Sacre, Mecdy Jean-Pierre entre sur scène dans la pénombre et amorce tout un travail de rythme et de mouvement dans un silence de plomb. Alors que les interprétations peuvent être multiples, nous percevons ses mouvements comme un hommage à des rituels sacrés. Installés de part et d’autre derrière les spectateurs, ses acolytes commencent à créer avec lui du rythme, en tapant des mains et des pieds. L’énergie de la communauté qui se créer sous nos yeux est à son apogée. Il est rapidement rejoint sur scène par ses complices lorsque DJ Barbarino livre un remix des plus rythmé du Sacre du Printemps.

Chacun et chacune, avec son style, nous livre son interprétation de ce mythe musical, et de ce qui est sacré, pour elles et eux, pour leurs communautés et leurs cultures. Bien qu’ils soient tous extrêmement talentueux, la fluidité d’Anaïs Chloé Gilles, le génie des d’Achraf Terrab, le rythme de Walid Hammani et la prestance d’Alizé Desrosiers nous ont complètement captivés. La séquence finale fait rejoindre tous les danseurs sur scène, où leurs personnalités se mélangent, laissant place à une scène cosmopolite et nous invitant presque, nous spectateurs, à partager nos cultures et nos rituels avec eux pour aboutir à un langage commun, riche de nos multiples différences.

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