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Jusqu’au 11 mai, le Théâtre de Quat’Sous présente La vengeance et l’oubli, réécriture et adaptation très libre de Hamlet (Shakespeare) par Olivier Kemeid. Le metteur en scène aborde des thèmes sérieux, tels que le deuil, le legs et met l’accent sur les problèmes de santé mentale et la relation père-fils et vient nous toucher avec des personnages justes.
La vengeance et l’oubli, ce n’est pas Hamlet, tout en l’étant. Si l’on observe des correspondances et parallèles, on compte aussi plusieurs différences qui ajoutent à la pièce une dimension plus contemporaine et libre.
Ici, pas de château, ni de réel prince, ni de roi, mais plutôt un décor sombre et sobre et un étudiant finissant en théâtre qui voit son père dépérir jusqu’à son dernier souffle.
«Ton père est en train de mourir, c'est ça qui se passe mon fils»
Perdre un proche est une étape difficile et c’est ce que l’on comprend bien assez tôt dans la pièce. Si le fils mène une vie normale avant le drame, les mauvaises nouvelles qui s’accumulent à propos de la santé de son père viennent ternir sa réalité.
À mesure que les jours passent et que le père se rapproche de son dernier souffle, on assiste à une «chute» progressive du fils, bouleversé.

La mise en scène, la scénographie et les lumières tamisées nous transportent dans des lieux assez sombres qui accentuent un sentiment anxiogène qui entoure le fils et ses proches. Bientôt, le déni s’accompagne du complot alors que son père «lui parle»: qui a fomenté sa mort? On découvre un jeune homme de plus en plus persuadé que son décès n'était pas un hasard et qui passe par la détresse, la colère, le désarroi et la folie.
On voit en lui le doute apparaître alors que les questions d’héritage font irruption. Tout devient suspect: si pour la mère (Mireille Naggar) la mort du paternel est un soulagement à cause de sa maladie, c’est toute une autre histoire pour le fils, qui est indigné de la réaction de sa mère. Selon lui, elle surmonte un peu trop vite le deuil en se remariant avec son oncle (Richard Thériault) qui ressurgit de l'ombre tout en prenant par la même occasion la place du défunt père et devient par ailleurs suspect à son tour.
La famille s’inquiète tout comme ses amis (Sasha Samar, Anna Romagny) qui commencent à être alarmés par les agissements de ce dernier. Tous en viennent à essayer d’intervenir, de le faire revenir à lui, alors que les paroles proférées et les accusations déstabilisent encore plus le quotidien.

Gabriel Lemire, qui avait pris part au Projet Riopelle chez Duceppe l’été passé, montre une interprétation du fils impressionnante, réaliste et touchante. Il explore avec un jeu convaincant ce jeune homme dans la tourmente et vient à faire ressentir avec clarté les émotions et états d’esprit qui submergent le fils.
La vengeance et l’oubli ne se concentre pas seulement sur le fils, mais explore aussi les différentes manières d’aborder le deuil, les diverses relations entre les personnages et offre des points de vue multiples qui apportent une certaine fraîcheur dans cette adaptation libre.
Les personnages féminins ont aussi leur mot à dire et s'imposent devant des hommes au comportement ridicule, qui proposent chevaleresquement de l’aide et de la protection dont ces dernières n’ont définitivement pas besoin, et n’hésitent pas à le rappeler. Que ce soit par le personnage magnétique d’Ophélie (Anna Romagny), ou avec la mère (Mireille Naggar), les deux conservent une attitude calme et réfléchie et ne se laissent pas influencer.

Dans cette pièce d’1h24, les vérités et les révélations fusent, même si elles ne sont pas celles auxquelles on s’attendait. En définitive, La vengeance et l’oubli est un pari réussi pour le dramaturge et metteur en scène Olivier Kemeid.
Une fois de plus, il apporte une adaptation surprenante et remarquable qui s'inscrit après L'Énéide et Moi, dans les ruines rouges du siècle. La vengeance et l’oubli est présentée jusqu’au 11 mai 2024 au Théâtre de Quat’Sous. Pour plus d’informations ou pour vous procurer des billets, c’est par ici.
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