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Pour sa saison 2026-2027, le Théâtre Périscope à Québec accueillera dix pièces de théâtre reflétant des enjeux contemporains et engagés sous l’identité Être là. Elle s'ouvrira en septembre avec Laarm de Plœrs de Christian Lapointe et se terminera en mai avec Ne priez pas pour nous de Charles Fournier.
Chacune des pièces est liée au fil conducteur de la saison, Être là, que le directeur artistique, Élie St-Cyr, a choisi pour la capacité du théâtre à être avant tout un lieu de rencontre. « Les spectacles de cette année nous invitent à écouter autrement, à nous laisser transformer et à imaginer ensemble de nouvelles façons d’habiter le monde », a-t-il souligné dans le communiqué annonçant la programmation.
Laarm de Plœrs sera présentée du 15 au 19 septembre 2026. La pièce, qui combine humour satirique et l'absurde, interroge notre rapport à l’univers culturel à l’ère des médias de masse et de la consommation capitaliste des arts par le biais de Laarm de Plœrs, artiste de théâtre fictive surnommée « la reine du scandale ».
Suivra, du 20 octobre au 7 novembre Les distances, texte de Mercè Sarrias traduit et mis en scène par Philippe Soldevila. L'œuvre avec humour, tendresse et sensibilité, explore une réalité souvent oubliée des mouvements migratoires : la vieillesse ou la maladie vécue à distance de nos proches.
Fin novembre, place à l’improvisation théâtrale avec Constellations – le spectacle d’impro sérieuse, où chaque représentation donnera lieu à un spectacle différent, né de l’inspiration des interprètes, mais aussi du public. Les spectatrices et spectateurs seront invités à soumettre, au début du spectacle, des idées qui nourriront l’improvisation.
La fin d'année 2026 se conclura en compagnie de Libre // Dire oui du 1er décembre au 12 décembre 2026. La pièce, présentée en ouverture du Mois Multi l'hiver dernier, est un cabaret multidisciplinaire du Théâtre Rude Ingénierie mêlant performance et musique électronique.

Quand verrons-nous, un texte de Juliette Bernatchez mis en scène par Étienne La Frenière, qui a également collaboré à l’écriture, lancera la nouvelle année du 12 au 23 janvier. La pièce propose une plongée au cœur de la vie et de l’œuvre de l’écrivaine Robertine Barry (1863-1910), l’une des premières femmes journalistes au Québec, aussi connue sous le pseudonyme de Françoise. Quand verrons-nous allie archives, fiction, poésie et musique pour dresser un portrait éclectique de cette figure oubliée.
Du 26 janvier au 6 février, le théâtre présentera la pièce Vincent River, un drame psychologique qui plonge le spectateur dans un huis clos. Quelques semaines après la mort de son fils Vincent, tué par une bande de jeunes homophobes, Anita reçoit la visite de Dave, qui affirme avoir découvert par hasard le corps de Vincent. Cette rencontre va progressivement faire émerger les circonstances entourant la mort de Vincent et les zones d’ombre qui l’entourent.
Du 16 février au 6 mars, Restructuration, un texte de Paul Fruteau de Laclos mis en scène par Guillaume Pepin, plongera le public avec humour dans les coulisses absurdes d’une entreprise. Après une restructuration, Daniel découvre qu’il n’a désormais plus aucune tâche, mais qu’il continue pourtant à être payé. À mesure que la restructuration progresse, c’est tout l’ordre hiérarchique de l’entreprise qui se désagrège. Les employés s’enfoncent alors dans une performance vide, chacun cherchant à paraître indispensable.
Puis, du 16 au 27 mars, JOMO, qui signifie « Joy of Missing Out », soit la joie de rater quelque chose, prendra la relève sur les planches du Théâtre Périscope. Gabriel Cloutier Tremblay, qui signe le texte et la mise en scène, explore les mécanismes d’anxiété, de comparaison et d’autosurveillance exacerbés par nos modes de vie actuels.

Le début du printemps se fera avec Médusées, du 6 au 17 avril, un théâtre documentaire porté par la compagnie Les Précieuses fissures qui plonge au cœur du système judiciaire pour mieux comprendre le parcours des victimes de violences sexuelles, au Québec et ailleurs. Le texte et la mise en scène sont signés Claire Renaud.
Enfin, Ne priez pas pour nous de Charles Fournier, mis en scène par Sylvain Bélanger, conclura la saison du 27 avril au 15 mai dans un élan de solidarité et de résilience. La pièce suit Étienne, un ancien décrocheur devenu auteur, qui anime des ateliers d’écriture auprès d’adolescents en difficulté. Il y fait la rencontre du jeune William, avec qui un lien de confiance se tisse peu à peu.
Les billets pour tous les spectacles sont en vente sur le site du Théâtre Périscope. La tarification solidaire, lancée en 2024-2025, se poursuit avec quatre tarifs au choix.
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