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Le 15 avril marque la 13e édition de la Journée du cinéma canadien (JourCinéCan). Cette initiative met en valeur le cinéma national à travers des projections en salle gratuites et payantes dans chaque province et territoire, ainsi qu’à la télévision et sur certaines plateformes de diffusion en continu. Organisé par Reel Canada depuis 2014, l’événement vise à accroître la visibilité du cinéma canadien dans les foyers du pays.
« L’un des principaux problèmes du cinéma canadien, c’est que les gens n’en entendent pas parler. […] Quand je dis que je fais la promotion de films canadiens, certains me regardent et me demandent : “Qu’est-ce que tu veux dire ?” », explique le réalisateur Jack Blum en entrevue.
« Il y a de belles choses qui se font, mais elles ne viennent pas nécessairement sur nos écrans. Et Reel Canada, depuis plusieurs années, essaie de pallier à ça, de faire la promotion du cinéma canadien, qui est toujours en concurrence avec les films américains, qui disposent toujours plus de budget de promotion », affirme de son côté le réalisateur Philippe Falardeau, qui participe à l’événement depuis ses débuts.

Pour Jack Blum, la concurrence ne vient plus seulement d’Hollywood, mais désormais « d’énormes conglomérats internationaux qui produisent des films de superhéros, des franchises et autres superproductions. »
Jack Blum et Sharon Corder ont cofondé Reel Canada, qui organise depuis 2014 la Journée du cinéma canadien afin de rendre les films du pays plus accessibles et de mieux les faire connaître auprès du public. En plus des projections dans les cinémas, les bibliothèques et divers lieux culturels, les Canadiens peuvent aussi accéder aux œuvres par la télévision et en ligne, grâce à des partenaires comme Netflix, Crave, Kanopy ou encore l’ONF. Cela permet de rejoindre un public plus large, qui privilégie de plus en plus le visionnement à la maison. Selon Jack Blum, il est essentiel de multiplier les moyens d’accès aux « histoires que nous racontons ».
« J’aimerais beaucoup voir un Canada où ce type d’initiative ne serait plus nécessaire, où les gens regarderaient du cinéma canadien toute l’année, le célébreraient et l’apprécieraient, et où il y aurait chaque année davantage de succès parmi les films canadiens », ajoute-t-il, soulignant qu’il s’agit de la meilleure édition de l’événement à ce jour.
« Vous ouvrez votre plateforme, que ce soit Netflix ou autre, ce ne sont pas les films canadiens qu’on va vous proposer en premier lieu, on va vous proposer les films qui ont les plus gros budgets de promotion. Donc, c’est pour ça qu’on a de la difficulté à exister à côté du cinéma américain », complète le réalisateur du film Monsieur Lazhar. Le Québec de son côté, bénéficie d'un marché clos avec son propre système, pour reprendre les mots de Philippe Falardeau, « Et souvent, les films québécois qui font le mieux au box-office font davantage que les films anglophones sur tout le pays, alors qu’ils jouent juste au Québec. »
Cette 13e édition propose 273 films, dont 70 francophones. La programmation comprend des œuvres plus anciennes, comme Clearcut de Ryszard Bugajski (1991) et Incendies de Denis Villeneuve (2010), ainsi que des productions récentes telles que Les Furies de Mélanie Charbonneau (2025) et Youngblood : Le hockey dans le sang de Hubert Davis (2025).
Au total, plus de 2 000 projections sont prévues à travers le pays, dont la grande majorité est offerte gratuitement. À l’international, 150 projections sont organisées dans 49 pays. Dans la belle province, de Montréal à Québec en passant par Sept-Îles, Alma, Val-d’Or et plusieurs autres villes, ce sont près de 30 projections qui seront dédiées à la Journée du cinéma canadien.

Le thème de cette année, « rêvons ensemble » est une idée de sa compagne, Sharon Corder : « Si nous voulons avancer en tant que pays, nous devons d’abord imaginer ce que nous voulons devenir », rapporte Jack Blum. Chaque année, l’équipe de la JourCinéCan choisit un ensemble de films à mettre en avant. En 2026, la sélection s’étend à des personnalités canadiennes, notamment Margaret Atwood, Adam McGuigan, Sophie Déraspe, Kim Thúy et Anna Lambe.
« On leur a demandé de citer le titre d’un film qu’ils aimeraient que tous les Canadiens voient », explique-t-il.
Sur le site de l’événement, on apprend notamment que Neve Campbell recommande Away From Her de Sarah Polley (2006), que Margaret Atwood a choisi Eastern Promises de David Cronenberg (2007), et que Danis Goulet a sélectionné Kanehsatake : 270 ans de résistance d’Alanis Obomsawin (1993). Philippe Falardeau, qui fait aussi partie des programmateurs invités, propose The Sweet Hereafter d’Atom Egoyan (1997). Interrogé en entrevue sur des œuvres récentes qu’il souhaite recommander, il mentionne Folichonneries d’Éric K. Boulianne, Mile End Kicks de Chandler Levack, ainsi que Wrong Husband (Uᐃᒃᓴᕆᖖᒋᑕᕋ) de Zacharias Kunuk.
« Je pense qu’à terme, on va évoluer vers une situation où l’intérêt des gens pour le cinéma canadien dépassera le cadre de la Journée du cinéma canadien. C’est ce que nous espérons », conclut le cofondateur de Reel Canada.
Pour découvrir des suggestions de films et en savoir plus sur la Journée du cinéma canadien et les projets de Reel Canada, cliquez respectivement ici et là.
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