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Dimanche le 2 avril, j’ai cédé à l’irrépressible tentation d’aller revoir et réentendre le très sympathique, dynamique et polyvalent pianiste Richard Abel, qui présentait son spectacle intitulé 40 ans déjà au Théâtre Hector-Charland de l’Assomption.
Même après quatre décennies de carrière, la magie est invariablement au rendez-vous et le charme opère toujours. Le sexagénaire Richard, qui atteindra l’âge vénérable de 70 ans en 2025 (soit deux ans après moi), a remporté un franc succès devant une salle enthousiaste, gagnée d’avance, composée très majoritairement de personnes d’un certain âge, et même d’un âge certain, dont je fais fièrement et sans complexe partie.
Au fil du temps, Richard a bien sûr pris quelques rides, mais absolument aucun mauvais pli. Il demeure en pleine possession de ses impressionnants moyens, et son spectacle met encore et toujours du pep dans le soulier, et de la joie dans le cœur de tous ceux et celles qui suivent assidument sa carrière et fréquentent ses spectacles. Il ne maîtrise pas son instrument, il le domine! Sa maestria saute aux yeux et nous en met plein les oreilles.

Jean-Pierre Coallier a déjà dit de Richard qu’il est un pianiste qui joue du « classique qui se fredonne ». Je seconde et entérine cette affirmation de Jean-Pierre dans laquelle Richard se reconnaît bien volontiers. En effet, le maestro se tient loin du classique sévère, voire atonal, aride extra sec, vermifuge naturel contre les vers d’oreille. Au contraire, sa musique déborde de lyrisme, berce, charme, conquiert, et favorise les bienheureuses infestations de vers d’oreille, et on en redemande! Qu’on se le dise : du Richard Abel c’est hautement lyrique et réconfortant, c’est une drogue douce qui cause rapidement une dépendance dont on ne veut surtout pas se libérer.
Richard se qualifie lui-même de « pianiste populaire », par opposition à pianiste dit classique. Mais je prends sur moi de le reclasser dans la catégorie « pianiste semi-classique », du fait qu’il est éminemment polyvalent et peut très aisément, au gré de ses fantaisies, passer de la planante valse de Strauss à l’entraînant boogie-woogie. Ses heureuses et fréquentes incursions dans l’univers classique démontrent qu’il peut indéniablement évoluer aussi bien dans un univers que dans l’autre. D’ailleurs, le contenu de son spectacle en témoigne éloquemment.
Bon! J’ai assez fait durer le suspens, il est temps que j’aborde le contenu du programme.
Pour l’occasion, Richard était accompagné de sept musiciens (cordes, cuivres et percussions) sous la direction d’Alain Constantineau, de deux danseurs débordant d’énergie, Cloé et Martin, et de la renommée chanteuse Claudette Dion, qui a donné le coup d’envoi du « gros party de famille » en interprétant une chanson – que je soupçonne être de sa propre composition – qui rend hommage à Richard.
Ensuite, le pianiste émérite a enchaîné avec une version d’abord pianistique et ensuite orchestrale de l’immortelle chanson Don’t cry for me Argentina, avant de poursuivre avec des « classiques qui se fredonnent », dont « O mio babbino caro » (aria tirée de l’opéra Gianni Schicchi de Giacomo Puccini) et le Concerto pour piano No 1 de Tchaïkovski.
En souvenir de son père, décédé du cancer, qui affectionnait particulièrement cette pièce, Richard nous a offert Por una cabeza, célèbre tango de Carlos Gardel, rendu encore plus populaire par le film Parfum de femme, dans lequel un Al Pacino aveugle s’exécute, avec témérité et élégance, sur la piste de danse, en compagnie d'une ravissante partenaire. Et ce fut là la 1re occasion pour le couple de danseurs, formé de Cloé et Martin, de venir nous divertir sur scène par une performance enlevante.
Richard a renchéri avec Je pense à toi - sa propre composition, qui a remporté le prix de « la rumba de l’année » en 1986 ou 87 - avant que la rayonnante Claudette Dion revienne interpréter Mon manège à moi (grand succès d’Edith Piaf), Acropolis adieu (Mireille Mathieu) et Tellement j’ai d’amour pour toi (Céline Dion).

Les danseurs sont revenus sur scène durant le potpourri de valses viennoises interprétées par le maestro sur son instrument aux dents noires et blanches qui mordent... uniquement dans le succès.
En douce mémoire de sa défunte maman qui se plaisait à dire « j’aime la façon que tu l’enwoueilles », Richard nous a magnifiquement « envoyé » How can you mend a broken heart? des Bee Gees.
À l’instigation d’une admiratrice qui a vocalisé son désir de souligner l’événement, la salle a volontiers entonné C’est à ton tour pour Richard qui fêtait son anniversaire de naissance le 1er avril. Alors oui, « ♫ Mon cher Richard c’est à ton tour de te laisser parler d’amour ♪ » !
Suivant ce court intermède festif, Richard, accompagné des danseurs, a relevé un défi qu’il s’est lui-même lancé pour fêter ses 40 ans de carrière, soit de chanter et de danser sur une chanson RAP de sa composition. Bon! Le numéro ne passera probablement pas à l’histoire bien qu’il ait été un plaisant moment de divertissement humoristique et bon enfant.
Pour souligner le fait qu’il a jadis fait des tournées avec le prestigieux orchestre de Glenn Miller, Richard nous a gratifiés d’un In the mood endiablé aux accents de boogie-woogie. Il nous a également rappelé que son 1er travail professionnel l'a été à titre de pianiste accompagnateur de Michel Louvain, qui lui a, entre autres choses, transmis son souci des tenues de scène impeccables.
Claudette Dion a foulé la scène une dernière fois pour nous offrir L’Hymne à l’amour, ce monument de la chanson française rendu immensément populaire par l’incomparable Édith Piaf.
Après les remerciements d’usage qu’il a adressés aux Productions Martin Leclerc, à ses musiciens, à Joe Bocan pour la mise en scène et la direction artistique, à Claudette Dion pour sa participation, et à tutti quanti pour leur indispensable travail dans l’ombre, Richard a poursuivi, en musique et en danse, avec Tico-Tico, ce célébrissime tube brésilien qui a marqué la carrière d’Alys Robi.
Notre ovation debout spontanée et nos chaleureux applaudissements nous ont valu trois rappels, soit Chiquitita, méga tube du groupe ABBA, ainsi que Hey Jude et Ob-la-di Ob-la-da des Beatles.
Via la boutique de son site internet, le très prolifique pianiste – dont le tout 1er disque 45 tours est sorti en 1980 – vous propose 23 albums physiques, 27 albums numériques, 3 DVD, et 2 livres, dont son autobiographie. Non! Il n’a vraiment pas chômé au cours de ses 40 ans de carrière. Je rappelle bien volontiers, qu’au fur et à mesure que se dévidait l’écheveau du temps, Richard s’est mérité 5 trophées Félix, a vendu plus d’un million de disques, et 6 de ses albums ont été certifiés « disque d'or ». Pour l’ensemble de sa carrière, pour ses nombreuses distinctions, et pour ses multiples réalisations, je le salue bien bas et lui lève bien haut mon chapeau.
Homme de son temps, Richard est bien sûr actif sur Facebook. Pour parcourir sa biographie, vous procurer sa musique, consulter le calendrier de ses prochains spectacles et faire l’achat de billets, vous êtes cordialement invités à fréquenter son site internet.
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