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Début août, les répétitions pour Serge Fiori - Seul ensemble se poursuivaient à la Gare Dalhousie. Alors que les éléments de décor commençaient à être livrés, quelques-uns des 19 artistes du spectacle ont présenté trois numéros faisant partie du spectacle. atuvu.ca en a profité pour s’entretenir avec deux artistes de cette seconde mouture, Jimmy Gonzalez et Angelica Bongiovonni, qui de son côté faisait déjà partie du spectacle en 2019.
Une production de cirque rime avec des artistes de tous les horizons, qu’ils soient disciplinaires ou géographiques. Serge Fiori - Seul ensemble n’y échappe pas. La production fait appel à 19 artistes, dont six artistes en danse.

Trapèze, mât chinois, roue Cyr, jonglage, sangles aériennes, banquine, danse contemporaine… Le spectacle utilise des disciplines variées pour transporter le public dans l’univers de ce grand du Québec.
À l’origine, Jimmy Gonzalez, derrière le numéro de jonglerie, ainsi qu’Angelica Bongiovonni, à la roue Cyr et dans le numéro de pole dance, ne connaissaient pas ou peu Fiori ou Harmonium.

Angelica, l’une des rares artistes à avoir participé à la première mouture, s’était plongée plus en profondeur dans la musique de Fiori à l’époque. « Dans mon cours de chant à l'école de cirque, on avait chanté une chanson de lui, mais c'était très flou dans ma tête. La première édition, à mesure qu'on faisait des numéros, j'écoutais chez nous les chansons, les paroles », explique l’acrobate, qui trouve son œuvre profonde et vraiment belle musicalement.
« Je ne viens pas d'ici, alors c'est le fun aussi de s'ancrer plus dans la culture québécoise à travers ça. »
Même son de cloche du côté de Jimmy, qui devait à l’origine participer à la première mouture du spectacle. Finalement, un autre projet s’était glissé dans l’agenda du jongleur franco-espagnol, qui a pu se reprendre pour cette nouvelle version.

« Pour être honnête, je ne connaissais pas du tout. Puis, il y a sept ans, quand on m'a demandé, j'étais comme OK, j'ai commencé à m'intéresser. Puis là, pendant la création, vu que j'habite dans les Laurentides, je fais beaucoup d’aller-retour en voiture, j'écoute tous les albums et puis je me plonge dedans. » Ce dernier a appris à le découvrir en écoutant divers contenus, comme des entrevues, mais trouve que c'est à travers la musique elle-même et son imaginaire qu'il l'a le plus découvert.
Le point fort d’un tel spectacle, c’est que bouger sur des titres d’Harmonium ou du grand chanteur est inspirant pour Angelica, qui a désormais ajouté l’artiste à son répertoire musical. Pour son numéro de pole dance, elle explique reprendre l’idée de l’homme qui vole et qui danse.
« Ça m'inspire vraiment beaucoup d'avoir cherché les paroles, puis de s'inspirer de ça, de ne pas faire juste un numéro de pôle sur une chanson qui est belle. »
« Pour le numéro de roue, c'est très musical, j'essaie de dessiner la musique avec mon corps, avec la roue, avec le spin », ajoute celle qui considère le spectacle comme l’un des moments forts de sa carrière.

De son côté Jimmy a deux moments dans Serge Fiori - Seul ensemble. « J'en ai un qui est un peu plus dansé, puis un peu plus jonglé. Et ces deux solos-là, de ce que me disait Benoit [Landry], c'est que j'incarne, sans que ce soit très clair [...] un peu Serge Fiori dans l'au-delà. » La nouvelle trame musicale se compose de nouvelles chansons, comme Lumières de vie d’Harmonium, sur laquelle le jongleur nous a présenté un numéro lors de la répétition médiatique.
« La première fois que je l'ai entendue [Lumières de vie], j'avais la chair de poule. J'étais convaincu que j’allais jongler là-dessus. »
« J'aime beaucoup le côté abstrait de tout ça. J’ajoute mes touches personnelles là-dedans [...] puis je les transfère dans la scène », complète le jongleur, qui a exprimé sa joie de jongler et danser sur d’aussi beaux morceaux. Si à l'origine Jimmy Gonzalez est artiste de cirque, il est dernièrement plus porté sur la danse, notamment contemporaine. Il a d'ailleurs pris part au spectacle Amour, acide et noix de Daniel Léveillé, qu'atuvu.ca avait couvert lors de sa présentation à l'Agora de la danse en 2024.
Avant un spectacle, chaque artiste a son rituel, sa petite habitude pour se concentrer et rentrer dans son personnage. Pour Jimmy, il s’agit de bouger tout le corps, de faire des exercices de respiration et de relaxer. « C'est vraiment difficile d'être relax et de danser en jonglant comme en studio, mais devant du monde. Donc c'est toujours un challenge, même si je fais ça depuis toujours. »

Angelica Bongiovonni, elle, met sa poudre de magnésie, manipule sa roue et s'assure que tout est en ordre pour être dans les meilleures conditions possibles. « Avant d'aller sur scène, j'aime ça être backstage, sentir l'énergie de la salle, parce que c'est ça qui nous nourrit sur scène après [...], mais je n’ai pas de rituel bizarre. »
Ce qui a changé depuis 2019, c’est qu’Angelica Bongiovonni est devenue maman il y a quelques mois. Jimmy Gonzalez, de son côté, a lui aussi récemment goûté aux joies de la paternité. « Ça ajoute de la pression parce que j'ai les deux numéros dans la deuxième partie du spectacle. Alors, côté force, côté endurance, ça me rend un peu nerveuse, mais je pense qu’on y arrive toujours », avoue Angelica, qui trouve que c’est tout un autre défi de retrouver la création avec un bébé.

« Mais c'est vraiment beau aussi parce que [...] elle est ici dans les répétitions tout le temps. Elle rit avec le monde. C'est vraiment touchant d'être de retour. »
Serge Fiori - Seul ensemble, sera présenté à travers le Québec en 2026 et 2027. Retrouvez toutes les dates juste ici. Consultez notre entrevue avec Benoit Landry au sujet du spectacle sur ce lien.
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