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Dans Les Petits désordres, sa première œuvre solo, Soraïda Caron incarne et porte un récit à la fois autobiographique et universel sur sa double nationalité de personne adoptée et sur les répercussions de ses origines sur son parcours.
« Derrière l’adoption, on parle d’immigration, on parle d’un sentiment de se sentir étranger chez soi, parce qu’on est adopté, mais on est chez nous. Je suis Québécoise », affirme la chorégraphe et interprète du seul en scène, Soraïda Caron, qui présentera son œuvre à l’Agora de la danse en décembre.
Celle qui est fondatrice de la compagnie de création et de production Mars elle danse est née en République dominicaine. Dans Les Petits désordres, elle cherche à parler de ce double chapeau de Québécoise et de Dominicaine, mais aussi du sentiment « d’être assise entre deux chaises ».
« On n’est pas noir, on n’est pas blanc, on est un peu un mélange des deux, mais ce mélange des deux, c’est quoi ? Je pense que j’avais envie, à l’intérieur de cette pièce-là, de trouver ou de retrouver c’est qui ma communauté ? C’est quoi la communauté des personnes qui sont adoptées ? », interroge-t-elle.
Les Petits désordres est une œuvre incarnée de manière intime et autobiographique, mais qui se révèle tout autant universelle. En utilisant comme toile de fond son expérience personnelle, Soraïda Caron véhicule également une quête identitaire partagée par d’autres personnes.
« On ne parle pas beaucoup d’adoption au Québec et c’est rare qu’on en entende parler par des personnes qui sont adoptées. Ça aussi je trouvais ça intéressant que l’enfant qui est adopté, à un moment donné, il grandit et devient un adulte, et qu’est-ce que cet adulte-là a à dire sur l’adoption ? »
Dans son processus de création, elle avance avoir interrogé à la fois des personnes adoptées, mais aussi avoir discuté avec des personnes biraciales, métisses « pour se rendre compte qu’on avait une communauté qui peut faire écho à ma situation. »
D’une durée de 60 minutes, la pièce s’agrémente de courts monologues, d’anecdotes personnelles. Soraïda Caron avance qu’il était important pour elle d’être la plus juste, authentique et intègre sur scène, espérant en même temps que le public reçoive cette authenticité et cette intégrité pour ensuite se faire sa propre opinion.
Si la mise en scène est sobre, tout se joue par les éclairages, gérés par Lucie Bazzo, ainsi que par la présence d’une table basse. Pour l’anecdote, celle-ci avait été donnée par les parents adoptifs de la chorégraphe lors de son premier déménagement. Un peu comme pour l’œuvre, l’intégration du meuble s’est faite un peu par hasard, nous raconte-t-elle.
« Quand je suis partie pour la première répétition, la table était à côté de la porte et je revenais de deux mois de travail avec une sculpteure et donc j’avais travaillé avec ces énormes sculptures. On dirait que j’ai comme eu l’élan de prendre cette table un peu comme si je partais avec une sculpture pour me rappeler ce que j’avais fait avant. »

En commençant à bouger avec, elle s’est rendu compte de la dualité de la pièce qui l’entourait. « Je me rends compte que la table est blanche, que moi je suis tout habillée en noir, que dans le studio, le tapis est noir, les murs sont blancs, les rideaux sont noirs, et là, tout à coup, je me dis “Ah, c’est drôle que je me retrouve dans cette scénographie-là, alors que je veux parler de ma dualité République Dominicaine et Québécoise” […] et à ce moment-là, elle [la table] a pris toute la signification qu’elle n’avait pas au départ », se remémore Soraïda.
Concernant le titre, elle indique que les petits désordres évoqués se retrouvent dans le corps, plus précisément dans la gestuelle qui est « vibratoire, ondulatoire, énergique, qui vient nous présenter ces petits désordres et [dans] la relation qu’on peut avoir avec une table qui aspire à être un petit désordre parce que ce n’est pas ce qu’on fait habituellement avec une table. »
« C’est le résultat un peu de ce que c’est être adopté, en fait. C’est tous ces petits désordres qui restent, les petits accros qui restent. […] les petites micro-agressions, peut-être, aussi, qu’on peut vivre quand on est afro-descendant », précise-t-elle.
La pièce Les Petits désordres sera présentée à l’Agora de la danse du 3 au 5 décembre 2025.
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