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Le 22 février 2026, l’Orchestre Métropolitain invite le public à la Maison symphonique de Montréal pour le concert familial La Plume et la Tortue. En s’inspirant de trois légendes autochtones, le spectacle combine récit et œuvres classiques canadiennes dans une proposition accessible, où la transmission occupe une place centrale.
« Une des idées de l’Orchestre Métropolitain, c’est que la musique, c’est pour tout le monde », affirme le chef d’orchestre Thomas Le Duc-Moreau dans une entrevue accordée à atuvu.ca.
La Plume et la Tortue a été imaginé autour du recueil Contes de la Tortue (éditions Hannenorak, 2022) et s’articule autour de trois légendes autochtones. Le concert souhaite créer un dialogue entre musique, récit et territoire, tout en célébrant le lien vivant qui unit les peuples à leur culture et à leur environnement.
« La tortue, dans plusieurs cultures, c’est le symbole territorial de l’Amérique du Nord », explique le chef d’orchestre. Ce symbole a été le moteur d’un choix clair : sélectionner uniquement des œuvres canadiennes. Les auditeurs pourront ainsi apprécier celles de Barbara Assiginaak, Pierre Mercure, Tobin Stokes, Kevin Lau, Alejandra Odgers, Karen Sunabacka et T. Patrick Carrabré dans la salle en bois de la Place des Arts.
Aux côtés de l’Orchestre Métropolitain, deux artistes autochtones porteront le récit derrière le spectacle. Emma Rankin endossera le rôle de l’enfant : « C’est elle qui vient à la rencontre de l’orchestre, puis qui va aussi avec cette plume qu’elle va découvrir [et] transporter avec elle, demander à la tortue de l’aider à raconter [son] histoire au public », rapporte le metteur en scène Dave Jenniss.
Celui qui est à la fois auteur, comédien, dramaturge et directeur artistique des Productions Ondinnok depuis 2017 souligne d’emblée que l’absence de la tortue sur scène était impensable. Par conséquent, une marionnette à son effigie a été confectionnée et sera maniée par René Rousseau, qui prête en plus sa voix à un vieillard.
Le spectacle met ainsi en vedette trois figures centrales : la tortue, qui représente la Terre, l’enfant et la plume d’aigle.
« La plume d’aigle, pour moi, est très significative parce que l’aigle, c’est l’animal qui vole le plus haut, poursuit-il. Donc, pour nous, l’aigle est important parce qu’il est le plus proche des ancêtres, du spirit qui est en haut. »
Si le conte est recommandé pour les enfants de 8 à 12 ans, le chef d’orchestre et le metteur en scène sont unanimes : La Plume et la Tortue se veut accessible à toutes les générations. Dave Jenniss espère transmettre les histoires du spectacle au public et qu’enfants, parents et grands-parents continuent ensuite de s’en souvenir et d’en reparler.
La transmission s’opère aussi sur un tout autre tableau, soit la scène. Lors de l’entrevue, le metteur en scène a pris l’exemple d’une réplique du personnage d’Emma : « Dans ma communauté, ce sont les plus vieux membres qui, eux, nous unissent en racontant des histoires. Pas les enfants comme moi. »
Dans sa direction d’acteur, il a voulu que ce soit l’enfant qui honore les récits de ses ancêtres et de ses grands-parents. Si le spectacle peut amener les jeunes à interroger leurs grands-parents sur leur enfance et leur vécu, « je pense qu’on va avoir semé des petites graines de curiosité à travers tous ces gens-là, puis c’est ça qui est le plaisir de faire des histoires et des spectacles comme ça. »
Il acquiesce au fait que La Plume et la Tortue puisse aussi être un moteur permettant aux plus anciens de s’ouvrir aux plus jeunes. Cette proposition multidisciplinaire est en plus pour lui l’occasion d’aborder l’histoire autochtone autrement que par les manuels scolaires.
En ce qui concerne la mise en scène, une zone de jeu a été installée devant l’orchestre, comme l’explique Dave Jenniss. « On a mis des choses qui représentent beaucoup la forêt, donc des pierres, des souches, un feu. » Son but est aussi que le public puisse entrer dans la salle et se retrouver au cœur d’une ambiance mystérieuse et « très forêt ».
« Puis là, avec la musique qu’on va faire jouer, c’est juste beau. »
Parlant des œuvres, Thomas Le Duc-Moreau s’entend pour dire que la musique devient descriptive pour le public et vient compléter et s’entremêler avec le récit. Elle vient également « donner un souffle de plus » à cette histoire « qui est beaucoup dans l’émotion ».
« On est dans un cadre quand même multidisciplinaire avec des visuels, des textes, une histoire, de la musique », complète-t-il.
« Je pense que même les enfants, ça va les amener dans un monde vraiment fantastique et qui vient d’ici. Pour moi, c’est la rencontre des cultures, [c’est] de voir qu’on est tous ensemble là-dedans. […] En tout cas, c’est ce qui m’amène à vouloir faire ça pour les enfants. »
Informations et billetterie sur le concert en cliquant sur ce lien.
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