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Manolis Antoniou est metteur en scène et artiste de théâtre originaire de la Grèce, installé à Montréal depuis 2014. Avec sa compagnie Boulouki Théâtre, créée en 2017, il développe une pratique qui privilégie des expériences théâtrales sensibles et immersives. Sa nouvelle création ne vous faites pas de souci, présentée du 7 au 25 avril dans la salle intime du Théâtre Prospero, s’inspire du livre Des histoires vraies de l’artiste française Sophie Calle.
Danielle Le Saux-Farmer. Crédit photo : Théâtre Prospero
À l’origine du spectacle ne vous faites pas de souci se trouve un événement qui a transformé la démarche artistique du metteur en scène : la perte de son père. Son travail était déjà en résonance avec celui de l’artiste française Sophie Calle depuis longtemps. Des histoires vraies est un ouvrage auquel il revient régulièrement, et dont l’écriture concise l’inspire.
« Je me sentais proche de la façon dont elle raconte des fragments de vie, avec très peu de mots, mais une grande précision, presque chirurgicale », explique Manolis Antoniou. Cette proximité avec l'œuvre de Sophie Calle a pris une nouvelle dimension pour lui après le décès de son père, survenu au moment où il entamait la fin de sa maîtrise en théâtre à l’Université d’Ottawa.
Le choc de la nouvelle est trop grand ; il lui est impossible de pleurer sa mort durant plusieurs mois. L’artiste évoque le « deuil transnational », une expérience vécue par celles et ceux qui perdent un proche à distance, en habitant dans un autre pays. « La première perte d’un parent, c’est le début de quelque chose. La réalisation de notre propre mortalité. »
Trois mois plus tard, le metteur en scène voyage au Mexique, et ne traîne avec lui qu’un seul livre : Des histoires vraies, de Sophie Calle. En se replongeant dans l’ouvrage pour une énième fois, il tombe sur le récit « Faire part », dans lequel l’autrice raconte les derniers moments de sa mère avant son décès à travers des banalités et des événements quotidiens. « C’était peut-être la centième fois que je lisais cette histoire. Mais cette fois-là, j’ai pleuré ; mes yeux sont devenus des robinets. »
Le projet du spectacle ne vous faites pas de souci naît de cet instant, de cette émotion vive. Il se transforme, au fil de quatre années de travail, en une œuvre scénique complète. Le metteur en scène collabore avec les comédiennes Danielle Le Saux-Farmer et Ève Pressault, avec qui il développe le spectacle, notamment lors de résidences au Québec et en Grèce.
La pièce est présentée comme une expérience multisensorielle qui s’éloigne des codes du théâtre et qui résonne plutôt avec ceux de la performance. On n’y retrouve pas de personnages ni de quatrième mur : les interprètes s’adressent directement au public, dans un rapport frontal assumé. « On vous parle, on vous voit. Vous êtes ici avec nous », résume le créateur.
Dans le processus créatif, il était important pour le metteur en scène de faire exister les silences, les non-dits, et ce qui subsiste « entre les mots, ce qui existe quand il y a la trace d'un bruit ou la trace d'un mot ». Par moments, pendant le spectacle, la scène est laissée vide, invitant le public à expérimenter la solitude et les rapports de pouvoirs qui existent dans une salle de théâtre. « Il y a toujours une inégalité dans l'espace théâtral, parce qu'on a acheté un billet : on a acheté quelque chose, alors on a des droits sur cette chose. Il y a toujours un rapport d’inégalité parce que les corps qui sont sur scène offrent un spectacle et, sans ces corps, il n'y a pas de spectacle. »
Dans ne vous faites pas de souci, l’influence de la performance se manifeste dans la mise en scène d’actions quotidiennes et de rituels. Un des moments du spectacle s’inspire d’une tradition grecque : lors d’un deuil, la communauté se rassemble et partage de la nourriture et du café en hommage aux personnes décédées. Ce geste est recréé dans le spectacle : les comédiennes distribuent des aliments au public et les invitent à manger en même temps qu’elles. « C’est un rituel. On le fait comme un rituel », précise le metteur en scène.
À travers son œuvre, Manolis Antoniou cherche à créer une expérience collective et politique. « Un public rassemblé dans un espace pour expérimenter tout ce qu’ils sont ensemble », dit-il.
À partir de fragments de souvenirs, le spectacle explore les liens entre la mémoire, le récit et l’émotion, en proposant une expérience multisensorielle où images, sons et sensations se mêlent à la présence des deux interprètes, Danielle Le Saux-Farmer et Ève Pressault. Il ne reste plus que quelques billets de disponibles sur le site du Prospero.
Crédit photo : Guillaume Boucher / Avec Manolis AntoniouAprès avoir présenté Authentique à Montréal en 2023, David Castello-Lopes était de retour à L'Olympi...
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