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Ce vendredi 17 octobre, Paruline a lancé À ceux qui veillent, un premier album indie-folk trad dans lequel se rencontrent compositions originales, réarrangements de pièces traditionnelles et légendes. Les 11 pièces aux arrangements éclectiques portent un univers à la fois personnel et ancré dans le patrimoine.
Charles Labrèche, que l’on retrouve derrière le projet, possède déjà un riche bagage en musique et en danse traditionnelle québécoise. Il a d’abord été danseur au sein de l’ensemble folklorique Mackinaw de Drummondville dès l’âge de 8 ans — son premier contact avec les arts traditionnels — avant de poursuivre son parcours en tant que musicien au Village québécois d’antan. Il est également violoneux, guitariste et gigueur, présent dans divers événements de la scène trad.
Pour À ceux qui veillent, l’artiste s’est entouré de Thierry Clouette à la coréalisation, mais aussi de Karolan Boily, Colin Savoie-Levac, et Olivier Cousineau. Certaines pièces révèlent aussi les voix de Sara-Danielle Faucher et d’Aurélie Gagnon. Avant la sortie de l’album, Théophile, Immobile ainsi que Chiendent, qui est la chanson-thème du spectacle éponyme de l’humoriste Mégan Brouillard, permettaient déjà d’entrevoir le monde de Paruline.
Parmi les 11 pièces, Charmante messagère (Hirondelle) et Dans mon verre sont les deux seules issues du répertoire traditionnel, réarrangées de manière originale. En entrevue, Charles Labrèche raconte que certains de ses amis se sont rendus aux Archives de folklore de l’Université Laval.
« On s'est fait comme un Google Drive avec nos meilleures trouvailles d'archives. Dans cette banque d'archives, il y avait cette chanson-là, Hirondelle, qui était chantée par une madame », explique celui qui a complété un baccalauréat intégré en sciences historiques et études patrimoniales avec concentration en ethnologie à l’Université Laval.
« C'est le vieil accent canadien-français, où on roule les “r”, mais [de manière] super distinguée. Je trouvais ça tellement beau [que] j'ai décidé de la réarranger, parce que je trouvais que ça pouvait bien s'adapter en ballade folk. »
Même chose pour Dans mon verre, une complainte traditionnelle que l’artiste a découverte sur l’album Musique du monde : Québec – Chansons à rire et à pleurer (2005). On y trouve la pièce C’est ça que je vois dans mon verre, interprétée par Jean-Paul Guimond, grand chanteur folklorique reconnu dans le milieu, décédé à 92 ans en juillet 2025. Sur l’album, cette dernière prend une esthétique un peu plus Lo-Fi, sans perdre son esprit traditionnel.
« C'est des chansons un peu plus obscures du répertoire traditionnel parce que je ne veux pas nécessairement amener de la chanson à répondre joyeuse un peu clichée qu'on voit dans la musique traditionnelle », précise Charles Labrèche.
Il trouve d’ailleurs intéressant que le grand public, qui n’est pas forcément initié au trad, puisse découvrir ces « bijoux cachés dans notre répertoire et qui mériteraient d’être connus davantage ».
L’artiste confie aussi avoir suivi un cours sur les légendes et récits de l’Amérique française, où il devait lire des légendes et récits. Cette recherche l’a mené à tomber sur de « vieux sites web HTML vraiment louches » regorgeant de vieilles légendes, qui l'ont finalement inspiré pour Théophile, Sirène et Sur le cap.
« Je trouvais ça intéressant de, pas nécessairement faire un copié-collé, mais vraiment m'inspirer d’histoires et de les raconter en chansons. » Cette démarche a ensuite amené l’artiste à créer ses propres récits et légendes, notamment pour Simone et Immobile.
À ceux qui veillent est un savant assemblage de légendes et de récits, existants ou non, qui côtoient des influences multiples, tout en reflétant l’évolution du trad. Paruline leur insuffle un élan moderne et éclectique, à l’image du trad d’aujourd’hui.
« En tant qu’artiste [ce que je fais] c’est de prendre mon héritage de la tradition et d'essayer de faire de quoi de super personnel avec », complète celui qui croit que le trad reflète la société québécoise actuelle. Il pense notamment au groupe Germaine, qui revisite le répertoire traditionnel féminin sous un angle féministe.
« C'est pour ça que je trouve ça dommage des fois que les gens associent le trad à quelque chose de passéiste. On oublie que c'est du patrimoine vivant, ça s'actualise à l'époque à laquelle on vit finalement. »
Des propos qui font écho à l’album. Charles Labrèche se souvient d’ailleurs de la mandoline octave qu’un ami lui avait prêtée lorsqu'il commençait à écrire Théophile. « Je l'avais comme pluggé sur un ampli de guitare électrique. Je trouvais ça fun comme son la mandoline électrique, puis j'ai rajouté des sons de Mellotron et ma voix. »
Dans la pièce instrumentale Reel Em de l’album, qui évoque une sorte d’interlude, le chanteur a trouvé amusant de lui donner « une ambiance dark academia ». « Quand j'écoute l'arrangement, on dirait que je suis à Poudlard. C'est comme un jeune sorcier dans une école.»
Depuis son passage aux Francouvertes en 2024, l’artiste affirme que le projet a beaucoup évolué sur scène. Paruline a pu se produire dans plusieurs lieux, notamment au Zaricot, au Festival Colline, au Festival Artefact ou encore au Festival Trad Montréal.
« Au début du mois, on était en résidence au studio Madame Wood pour monter le spectacle avec Nikolas Benoit Ratelle au son et Delphine Véronneau à la mise en scène. On a vraiment monté un spectacle beaucoup plus cohérent, beaucoup plus fluide », assure celui qui a hâte de présenter le nouveau spectacle au public.
Paruline proposera un spectacle de lancement pour À ceux qui veillent le 24 octobre 2025 au Ministère, à Montréal, avec Attends Arthur en première partie.
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