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La fin de semaine s’est terminée tout en douceur, dimanche soir, au MTELUS. Le groupe australien The Paper Kites a offert un concert intimiste dans le cadre de la tournée de son septième album, If You Go There, I Hope You Find It, lancé plus tôt cette année.
Dans l’agitation actuelle, il fait bon de ralentir et de prendre le temps d’apprécier ce qui nous entoure. C’est exactement ce qu’a fait le public dimanche soir devant The Paper Kites, qui a concocté un spectacle tout en délicatesse, oscillant entre folk épuré et sonorités plus rock.
Vers 21 h, la formation composée de Sam Bentley, Christina Lacy, David Powys, Sam Rasmussen et Josh Bentley s’est réunie à l’avant-scène autour d’un unique micro baigné d’un halo de lumière. Avec simplicité, le groupe a entamé sa prestation avec une version acoustique de « Morning Gum », tirée du nouvel album If You Go There, I Hope You Find It. Voix, guitares, banjo, œuf shaker et mélodica, tous captés par le même micro, installent immédiatement une atmosphère paisible et une écoute presque religieuse.
« Bonsoir Montréal », a lancé sobrement en français Sam Bentley, pendant que les autres membres regagnaient leur place. Cette intervention, aussi calme et sincère que deux amis qui se saluent au petit matin, traduisait une volonté de rester naturel et proche du public, une approche qui a perduré tout au long de la soirée.
De l’interprétation des chansons aux échanges entre celles-ci, tout est livré de façon authentique et sans fioritures. Le décor s’inscrit dans la même lignée : un rideau bleu-gris texturé recouvre l’arrière-scène, doublé d’un second drap rougeâtre évoquant des formes montagneuses. Ni plus ni moins.
Au fil des chansons, les spectateurs dodelinent de gauche à droite, balancent leur tête avec calme, les yeux rivés sur la scène. Le concert devient un partage, une conversation entre le groupe et la foule. Les interventions du chanteur Sam Bentley ne sont pas toujours rhétoriques et prennent parfois la forme d’échanges impromptus avec le public.
« What’s the score? », a-t-il demandé au cours de la soirée, après avoir lancé plus tôt : « I was told to say Go Habs Go ». « 4-2 », lui a rétorqué une personne manifestement bien renseignée.
Quelques chansons plus rock viennent « dynamiser » la performance, comme Change of the Wind, Electric Indigo ou encore When The Lavender Blooms. Le rythme reste cependant à l’image de la musique de The Paper Kites. Le son n’est ni trop fort ni trop faible, permettant ainsi d’entendre chaque voix et chaque instrument, de sentir la musique voyager d’une oreille à l’autre sans jamais faire violence.
Le morceau le plus représentatif est Black & Thunder. La chanson débute progressivement, portée par des coups de tonnerre et des jeux de lumière imitant les éclairs, mais l’ensemble conserve une étonnante douceur. L’intensité réside davantage dans le ressenti que dans la démonstration, avec quelques gestes subtils des musiciens pour accompagner le morceau.
Ce n’est pas non plus le genre de spectacle où le public se montre particulièrement bruyant ou débordant d’énergie. Le contraste avec le concert des Trois Accords, présenté deux jours plus tôt au même endroit, est frappant, mais aussi logique.
Sur scène, le groupe tend à rester statique, ce qui convient naturellement à ce type de concert. Difficile d’imaginer les membres se lancer dans un boogie-woogie en pleine envolée acoustique. Il arrive parfois que l’attention décroche, mais la mise en scène rappelle rapidement le public à l’ordre.
The Paper Kites a trouvé une manière simple et efficace de maintenir l’attention en changeant régulièrement de format. Le groupe passe de la formule acoustique réunie autour d’un seul micro à une configuration plus classique de concert, et multiplie aussi les moments de proximité avec les spectateurs.
Lors de « Without Your Love », tirée de l’album Roses et enregistrée avec Julia Stone, Sam Bentley descend devant la première rangée pour chanter tout en tapant dans les mains tendues des fans. Christina Lacy surprend également en reprenant les parties vocales chantées par Julia Stone.
Plus tard, pendant Shake Off the Rain, trois membres du groupe, dont Sam et Christina, se sont installés au milieu de la foule sous la lumière d’une grande lanterne. Depuis l’arrière de la salle, il était difficile de distinguer précisément la scène, mais plusieurs spectateurs ont pu vivre un moment privilégié à leurs côtés.
Ces instants illustrent à quel point le groupe, depuis sa création en 2009, est resté proche de ses fans. The Paper Kites brise à plusieurs reprises le mur invisible qui sépare souvent les artistes de leur public, ce qui humanise énormément le concert.
De son côté, le jeu de lumière apporte lui aussi sa pierre à l’édifice pour captiver et accompagner le groupe. Sans elles, la soirée n’aurait pas eu la même saveur.
On the Train Ride Home, qui laisse flotter un parfum d’au revoir dans la salle, marque également la sortie de scène du groupe australien. Le public, assez calme jusqu’ici, rappellera-t-il les artistes ? La réponse est oui. Les applaudissements et les cris donnent lieu au moment le plus bruyant de la soirée, culminant avec un « olé, olé, olé », le tout premier du groupe, comme l’a confié lors de son retour sur scène Sam Bentley.
Revenus dans la formation acoustique du début, les membres de The Paper Kites offrent Bloom, l’une des chansons phares de leur répertoire. Pour la première fois de la soirée, le public ose véritablement faire entendre sa voix en reprenant le morceau à l’unisson.
The Paper Kites a offert un concert tout en dentelle, à la fois humain et chargé d’émotion. Une des rares occasions où le public ressort de la salle apaisé et rafraîchi, avant de rejoindre le tumulte de la vie.
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