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Samedi 6 décembre, à la Maison symphonique de la Place des Arts, GFN Productions a présenté un concert pour deux pianos mettant en vedette Jean-Philippe Sylvestre et Serhiy Salov. Les deux renommés pianistes nous ont offert un programme enlevant qui leur a permis de faire un très éloquent étalage de leur virtuosité.
On a déjà dit du Québécois Jean-Philippe Sylvestre — natif de Montréal — qu’il est « réputé pour sa technique éblouissante et sa grande imagination. » Le maestro Yannick Nézet-Séguin l’a même qualifié de « poète du piano ». Il est mondialement connu et reconnu et a déjà été lauréat de plusieurs prix prestigieux. Il a déjà plusieurs enregistrements sur disques à son actif dont certains ont été mis en nomination aux prix JUNO et à l’ADISQ. Sa carrière et ses tournées internationales se poursuivent allégrement.

Le prodigieux Serhiy Salov, natif de Donetsk en Ukraine, a fait ses débuts devant public dès l’âge de 11 ans. C’est un accompli pianiste de récital, chambriste et soliste avec orchestre. De renommée mondiale, ce globe-trotteur s’est notamment mérité de nombreux prix internationaux. Il se plaît à créer des versions pour piano solo de grandes œuvres orchestrales postromantiques et il a déjà deux disques primés et encensés à son actif. Sa carrière internationale va donc bon train.
La première partie a démarré sur les chapeaux de roue avec la Danse macabre de Camille Saint-Saëns (1835-1921) pour se terminer avec l'envoûtante Suite Casse-Noisette, de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893), qui se décline en une « Ouverture miniature » suivie d’une marche, de cinq danses, d’un « Pas de deux » et d’une valse.
La Danse macabre (8 minutes) est une pièce emblématique de Saint-Saëns, initialement créée pour orchestre. Pour découvrir, ou redécouvrir, cet imparable vers d’oreille, je vous invite à cliquer sur ce lien afin de vous laissez bercer par une version orchestrale du Philharmonique de Radio France. La splendide version pour deux pianos offerte par Jean-Philippe et Serhiy m’a temporairement fait oublier l’origine orchestrale de cet incontestable petit chef-d’œuvre.
La Suite Casse-Noisette de Tchaïkovski (23 minutes) n’est rien de moins qu’une attaque tous azimuts de vers d’oreille. Les neuf courtes pièces qui la composent sont des arrangements pour piano de la version concert du ballet éponyme. Et ledit ballet – auquel j’ai eu l’ineffable plaisir d’assister plus d’une fois - est pur et simple enchantement de la toute première note jusqu’à l’ultième.
Jean-Philippe et Serhiy nous en ont concocté et servi une mémorable et spectaculaire version pour deux pianos qui a fait ressurgir de ma mémoire de féeriques images de ce célébrissime ballet. Comme le chante si bien notre Céline nationale, pendant que je rédige la présente critique « je de-de-de-danse dans ma tête ».
La deuxième partie s’est amorcée avec la Suite no 2 pour deux pianos, op. 17, en quatre mouvements (23 minutes), de Sergei Rachmaninov, dont j’apprécie grandement le style musical fougueux qui soumet régulièrement le clavier du piano à rude épreuve.
Cette suite particulière a permis aux deux virtuoses de nous en mettre plein les oreilles avec une musique tantôt impétueuse, tantôt planante et langoureuse, toujours intéressante et inventive, mais – à mon humble avis qui n’engage que moi – vermifuge de nature (malgré une écoute pourtant enthousiaste et attentive, nul vers d’oreille ne s’est manifesté chez moi).
Le concert s'est terminé officieusement (car il y a eu rappels) par Le Carnaval des animaux (25 minutes) de Saint-Saëns, qui est une enfilade de quatorze pièces contrastées. Avec des titres évocateurs aussi inusités qu’humoristiques - tels que Poules et coqs, Tortues, L’Éléphant, Kangourous, Le Coucou au fond des bois, etc. - l’auditeur est assuré d’être agréablement baigné d’ambiances, de rythmes et de mélodies d’une riche et surprenante variété.
Comme il fallait s’y attendre après une telle éblouissante démonstration de virtuosité, l’ovation debout a été spontanée et accompagnée d’une insistante salve d’applaudissements, ce qui nous a valu deux courts et séduisants rappels – un 1er tout en douceur et un 2e nettement plus entraînant - qui ont gonflé la durée totale de l’événement à près de deux heures, incluant l’entracte.

En définitive, sur la liste des événements artistiques à ne surtout pas rater se trouve très certainement un prochain concert réunissant à nouveau ces deux flamboyants pyrotechniciens du piano. Soyez cependant prévenus que c’est tellement du bonbon pour les oreilles qu’il y a risque de développer un diabète auriculaire.
La sonorisation était lamentable lorsque les pianistes s’adressaient à la foule par le biais du micro. À cause d’un son écho et caverneux, mon épouse et moi ne comprenions strictement rien, pas un seul mot, lorsque Serhiy s’adressait à la foule; et c’est tout juste si nous parvenions à saisir un mot, ici et là, lorsque Jean-Philippe parlait. C'est incidemment en raison de cette sonorisation déficiente que je ne suis pas en mesure de vous identifier les deux rappels pourtant présentés au micro.
Jean-Philippe Sylvestre et Serhiy Salov sont présents sur les médias sociaux et vous pouvez en apprendre davantage à leur sujet, consulter leur calendrier et vous procurer des billets pour un prochain concert en visitant leur site internet personnel, respectivement ici et là. Et vous êtes, bien sûr, invités à fréquenter le site internet de GFN Productions qui en a beaucoup à offrir en termes de qualité et de diversité.
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