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À mille lieues d’un cours d’histoire traditionnel, remontez le temps de façon ludique en découvrant un pan de Rome, quatre décennies avant notre ère. Avec ROME, sur les traces de César, création 100 % montréalaise, le Studio Shaman nous propose une immersion sensationnelle et politique au cœur de la République romaine déclinante.
Ce qui m’a immédiatement séduite dans ce projet, c’est le souci du détail. Pour reconstituer la Rome de 44 avant J.-C., l’équipe n’a pas fait les choses à moitié. Vincent Ladouceur, scénariste et réalisateur, et son équipe se sont appuyés sur des ouvrages de référence pour modéliser les bâtiments (Forum, Circus Maximus, Curie de Pompée) avec une précision millimétrée.
Fait fascinant pour les amateurs de géographie : les concepteurs ont utilisé les données géoréférencées de Google maps à partir des ruines actuelles pour positionner leurs temples virtuels. Quand on déambule dans le Forum, on marche littéralement sur les traces archéologiques exactes... Ouf !
Crédit photo: Eve Christian
Quant aux costumes, ils ont été étudiés à partir de sculptures et de l’Illustrated Encyclopedia of the Uniforms of the Roman World. L'essence historique demeure intacte malgré quelques compromis techniques en raison de la limitation de la mémoire des casques virtuels; par exemple, certaines tenues ont été déclinées par couleurs plutôt que par modèles distincts, et les capes ont été retirées pour rendre l’animation plus fluide.
Chaque visiteuse et visiteur personnifie Lucius Fabius Cimber, un ancien chasseur de lions devenu sénateur. Ce personnage fictif sert de fil conducteur à travers les méandres du pouvoir. Le récit est habilement guidé par la voix de Jules César lui-même, qui agit à la fois comme narrateur et mentor.
Le parcours nous fait voyager de la boue des camps militaires en Gaule (j’ai eu une pensée pour Astérix !) jusqu’au marbre éclatant du Forum Romanum. On visite également l’intimité du dictateur dans ses jardins et sa vaste demeure privée, avant de ressentir la ferveur étouffante du Circus Maximus.

Mes moments bouche bée : être face aux lions encagés sur le navire (un début de visite… rugissant !), être applaudie par quelque 150 000 spectateurs dans l’immense arène du Circus Maximus (le plus vaste et ancien hippodrome de la ville), et se tenir au centre du Forum Romain observant les bâtiments et temples tout autour. Grandiose.
Le scénario est rythmé par des reconstitutions d’événements majeurs qui ont forgé notre civilisation :
Muni du casque de réalité virtuelle, on voit nos propres mains s'agiter dans l'Antiquité. Grâce à la technologie de suivi des mains (souvent appelée hand tracking), on participe à l’expérience, soit en saisissant naturellement un verre, en manipulant une épée ou en votant à main levée. En plus d’apporter une nouvelle dimension ludique au visiteur, cette fonctionnalité sert aussi à la recherche comportementale. Vincent Ladouceur l’explique bien : le premier réflexe d’un humain en réalité virtuelle est souvent de lancer les objets qu’il tient ! En observant ces interactions naturelles, le Studio apprend comment le public s’approprie le virtuel pour mieux concevoir les futures expériences, tout en gérant les enjeux de sécurité sur le plateau.
Crédit photo: Eve Christian
L’expérience propose trois moments charnières où nos choix influencent la narration :
Bien que l’Histoire avec un grand H reste immuable, le César virtuel se souviendra de nos décisions. Ses dialogues s’adapteront à notre loyauté ou à notre trahison, offrant ainsi deux fins personnalisées à ce parcours de 45 minutes.
Montréal confirme une fois de plus son statut de plaque tournante de la créativité numérique. Contrairement à d’autres expositions immersives qui sont créées hors Québec et voyagent de ville en ville, ROME, sur les traces de César est née ici, au Studio Shaman, un jeune studio montréalais spécialisé en expériences immersives et en réalité virtuelle, créé par Alexandre Teodoresco en partenariat avec Les 7 doigts de la main.
L’activité est pédagogique (portez attention à la narration qui peut, parfois, sembler dense) ; c’est aussi une expérience humaine qui nous force à réfléchir sur nos propres comportements face au pouvoir.
C’est une sortie idéale pour les familles (dès 8 ans) présentée au Palais des congrès de Montréal, Hall Viger (Métro Place-d’Armes) au moins jusqu’au 26 avril. ROME, sur les traces de César, se veut inclusive : elle est accessible en fauteuil roulant (un billet gratuit est offert pour la personne accompagnatrice) et les mercredis matin sont conseillés pour les personnes sensibles au vertige.
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