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Le mythique groupe expérimental islandais múm, lançait il y a quelques jours son 7e album, History of Silence. Son dernier opus, Smilewound, paraissait en 2013. La formation se produisait au Théâtre Fairmount pour POP Montréal, mercredi le 24 septembre, assistée par la musicienne Laurie Torres et ses acolytes.
Laurie Torres était très bien entourée pour donner le coup d’envoi à la soirée. Tommy Crane (batterie) et Tim Crabtree (clarinette) ont supporté l’artiste avec grâce. La musicienne de Montréal a lancé plus tôt cette année, le splendide Après coup. Si vous ne pouvez vous lasser d’écouter Alexandra Stréliski ou encore Jean-Michel Blais, courrez vous procurer une copie du vinyle de Torres.
Photo : Rosalie Chretien
Assise au clavier, la musicienne s’accompagnait furtivement d’enregistrements divers et de textures électroniques. Crane et Crabtree faisaient aller leurs clochettes de temps à autre. Les balais et les maillets effleuraient les tambours et les cymbales avec justesse, pendant que les notes de clarinette s’élevaient au-dessus de nos têtes.
L’album Loksins erum við engin (la version islandaise de Finally We Are No One) de múm, paru en 2002, fait indéniablement partie de mon top 50 musical de tous les temps. Je me souviens de mes innombrables promenades et moments de flânerie à l’adolescence, durant lesquels Green Grass of Tunnel et We Have a Map of the Piano jouaient en boucle dans mes écouteurs. Je me réjouissais cette semaine de retrouver la formation sur scène et de pouvoir m’évader doucement avec elle.
Les voix si caractéristiques de Gyða Valtýsdóttir, Sigurlaug Gísladóttir et Örvar Þóreyjarson Smárason, douces et chuchotées, accompagnées des sons de Gunnar Örn Tynes, Samuli Kosminen et Róberta Andersen, nous offraient un aller simple vers un monde onirique, quelque part entre la forêt enchantée et les nuages. Si la musique de Sigur Rós ou d'Ólafur Arnalds vous touche, vous risquez d'aimer múm.
Les 6 artistes changeaient d’instruments et de rôles, pour créer des paysages sonores captivants, soutenus par des projections parfois abstraites, parfois figuratives : les vagues tumultueuses d’un océan pixelisé s’agitaient derrière le batteur Samuli Kosminen, qui a offert une éblouissante performance. Une énergie à la fois contagieuse et réconfortante a rempli le Théâtre Fairmount, nous faisant plonger au cœur d’un songe mélodieux duquel l'on ne voudrait plus s'extraire.
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