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Mercredi 21 janvier à la Maison symphonique, l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) recevait le chef sud-coréen Hankyeol Yoon en remplacement du Britannique Robin Ticciati, absent pour cause de maladie, entraînant un changement au programme de la première partie, qui a débuté avec Roméo et Juliette de Piotr Ilitch Tchaïkovski plutôt qu’avec Harlem de Duke Ellington.
C’est donc Hankyeol Yoon, un jeune « chef prometteur qui a remporté le Herbert von Karajan Young Conductors Award du Festival de Salzbourg en 2023 », qui a dirigé notre prestigieux OSM durant cet excellent concert.
Crédit photo: Keundo Song
En plus du chef substitut, le concert a permis à la violoniste invitée Alina Ibragimova – née en Russie en 1985 - de s’illustrer en première partie. Cette émérite virtuose au répertoire éclectique joue autant sur instruments modernes que d’époque et elle est reconnue pour « l’immédiateté et la sincérité » de ses interprétations.
Crédit photo: Joss McKinley
Avec la substitution de Duke Ellington par Tchaïkovski le programme est donc devenu « tout russe » et nous n’avons certainement rien perdu au change.
Le concert a connu un départ canon avec l’ouverture-fantaisie Roméo et Juliette de Tchaïkovski. Achevée en 1869 et peaufinée jusqu’en 1880, cette œuvre emblématique passionnée propose, durant quelque 20 minutes, une musique envoûtante traduisant parfaitement bien le drame et la destinée fatale des amants de Vérone, qui ont le malheur d’appartenir à des clans ennemis. La forte charge émotionnelle contenue dans cette ouverture n’est pas sans me rappeler celle, tout aussi dramatique et lyrique, de l’opéra La forza del destino de G. Verdi.
On y retrouve « deux grands thèmes musicaux : d'une part la discorde et la haine opposant les Capulet aux Montaigu (thème principal) et d'autre part l'amour (thème secondaire). Ces deux mélodies sont ponctuées par le thème de la mort. »
Sous la direction du maestro Hankyeol Yoon, l’OSM a très efficacement et superbement exprimé la tension, la passion et la fatalité que l’on retrouve dans cette œuvre aisément génératrice de vers d’oreille. Ce fut un très agréable moment à passer. Je vais certainement retrouver cette ouverture-fantaisie sur internet pour pouvoir la réécouter en boucle.
Et puis Alina Ibragimova, flamboyante dans sa longue robe rouge, a très éloquemment démontré toute l’ampleur de son talent et son indéniable et époustouflante maestria du violon durant les quatre très virtuoses mouvements du Concerto pour violon en ré majeur de Stravinsky.
Cette œuvre de facture très moderne m’a beaucoup plus plu par l’étalage de dextérité qu’elle exige de l’interprète que par la musique exsangue de mélodie accrocheuse qu’elle propose et que je ne trouve pas particulièrement fascinante et mémorable.
Dame Ibragimova a reçu une longue et chaleureuse ovation debout en récompense de sa formidable prestation mais n’a pas offert de rappel en retour.
La deuxième partie a entièrement été consacrée à la grandiose Symphonie no 3 de Rachmaninov, créée à Philadelphie en novembre 1936. Dans la description des trois mouvements, le mot qui revient le plus souvent est «Allegro» et avec raison; en effet, la musique de Rachmaninov nous mène allégrement vers le plaisir de la découverte et c’est également allégrement que l’OSM nous a livré cette fresque musicale.
J’adore la musique inventive de Rachmaninov qui souvent « brasse la baraque » et nous laisse en proie aux vers d’oreille. Musique passionnée qui multiplie les temps forts entrecoupés de passages paisibles, elle se fait tour à tour aérienne, planante et... percutante.
En conclusion de cette retentissante interprétation l’OSM s’est mérité une longue et insistante ovation debout. Un autre franc succès à porter à son compte.
Le concert est repris le jeudi 22 janvier, en soirée à la Maison symphonique. L’OSM vous convie à fréquenter son site internet pour en apprendre davantage à son sujet, consulter son calendrier et vous procurer des billets pour un prochain concert.
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