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Mardi 5 mai à la Salle Wilfrid-Pelletier, l’Opéra de Montréal en était à sa 2e représentation, d’une série de 5, de l’opéra Carmen de Georges Bizet. Sur scène et dans la salle la passion a été au rendez-vous.
Passionné et passionnant opéra — l’un des plus joués au monde — dont le livret est une adaptation d’une nouvelle de Prosper Mérimée, Carmen n’a pas obtenu le succès escompté du vivant de son compositeur, Alexandre-César-Léopold Bizet dit Georges Bizet, décédé à seulement 36 ans, trois mois après la création de l’œuvre à Paris le 3 mars 1875.
Quelque peu tarabiscoté, comme tous les propos d’opéra, le synopsis raconte comment le brigadier Don José et le torero Escamillo succombent tous deux au charme de la volage bohémienne et cigarière Carmen, qui est plus éprise de liberté et de libertinage que de fidélité. L’imparable amour non réciproque que lui voue Don José se solde en un féminicide lorsqu’elle refuse de le suivre.
L’excellente et fort méritante distribution réunit :
la mezzo-soprano tuniso-canadienne Rihab Chaieb (Carmen)
le ténor mexicain Arturo Chacón-Cruz (Don José)
le baryton américain Ethan Vincent (Escamillo)

Et elle se complète et s’enrichit des richesses naturelles canadiennes suivantes :
les sopranos Magali Simard-Galdès (Micaëla) et Emma Fekete (Frasquita)
la mezzo-soprano Tessa Fackelmann (Mercédès)
le baryton-basse Stephen Hegedus (Zuniga)
les barytons Dante Mullin Santone (Moralès) et Jamal Al Titi (le Dancaïre, terme désuet qui désignait autrefois un parieur)
le ténor Rocco Rupolo (le Remendado, contrebandier usé par les épreuves de la vie)
La solide direction musicale est assurée par maestro Jean-Marie Zeitouni, tandis que la mise en scène et la chorégraphie relèvent d’Anna Theodosaki. Décors, costumes et éclairages sont respectivement imputables à Camellia Koo, l’Edmonton Opera et David Fraser.
Dans des décors sobres et fonctionnels plutôt grisâtres, plus évocateurs que criants de réalisme, sous des éclairages conventionnels, qui ne révolutionnent pas les standards de l’industrie mais réussissent parfaitement à créer l’atmosphère recherchée, l’ensemble de la distribution livre une remarquable et mémorable performance.
À chacune de leurs interventions, j’ai vivement apprécié la livraison des chœurs pour lesquels j’ai franchement eu un coup de cœur. Leur présence se fait sentir et leurs très audibles voix se font aisément entendre. Incidemment, si le chœur des enfants a reçu comme directive de démontrer de l’enthousiasme, voire de l’énergie débordante frisant l’hyperactivité, leur mission est parfaitement accomplie par le biais de la convaincante prestation qu’il livre. La direction du chœur, par le vétéran Claude Webster, doublée de l’efficace mise en scène et inventive chorégraphie d’Anna Theodosakise, porte fruit.
Dans le rôle de Carmen, la renommée mezzo-soprano Rihab Chaieb — qui « s’est imposée sur la scène internationale grâce à sa présence captivante et à sa grande polyvalence vocale » — interprète la sulfureuse et superficielle Carmen avec conviction, d’une voix qui m’est apparue parfaitement contrôlée et amplement volumineuse.
Quant au brigadier Don José du chevronné ténor Arturo Chacón-Cruz — qui cumule « plus de 60 rôles interprétés dans 30 pays » — il n’a jamais cessé de m’impressionner à chacune de ses présences sur scène. À mon avis, il possède une glorieuse et retentissante voix en plus de jouer admirablement bien. Entre autres, sa scène finale au 4e acte est vériste, touchante et constitue une classe de maître à elle seule.

Dans son rôle de Micaëla, fiancée de Don José, la soprano Magali Simard-Galdès, ancienne membre de l’Atelier lyrique, livre une solide et étincelante performance de sa superbe voix « au timbre brillant et cristallin » que j’ai hâte de réentendre.
Le baryton Ethan Vincent, doté d’une riche, ronde et ample voix, incarne le toréador Escamillo avec conviction et panache.

J’ai également été particulièrement impressionné par l’imposante, grave et puissante voix du baryton-basse Stephen Hegedus, ancien membre de l’Atelier lyrique, qui donne vie à un mémorable Zuniga, lieutenant des dragons.
Pour moi c’est toujours un réel plaisir d’assister à un opéra, cet art complet qui combine traditionnellement et allégrement chant, musique, théâtre, danse, scène de combat, décors, costumes et plus encore. Et ce, malgré le fait que la salle se sente désormais autorisée, voire obligée, d’applaudir après chacune des scènes, ce qui, jadis, ne se faisait pas afin de ne pas nuire à la concentration des artistes et d’ainsi briser le rythme de la représentation. Autre temps, autres mœurs !
De nos jours, hélas, lorsque le spectateur apprécie, il le manifeste immédiatement sans attendre la fin de l’acte en cours. Pourtant, lors d’un concert classique, il n’applaudit toujours pas entre les mouvements d’une œuvre musicale (souvent sur recommandation du chef d’orchestre) mais, à l’opéra, il n’a aucun scrupule à applaudir après chacune des arias.

D’une durée de trois heures, incluant un entracte de 25 minutes, cette mouture 2026 de Carmen représente un coup de maître de l’Opéra de Montréal, qui ajoute ainsi un autre éclatant succès au palmarès de ses incontestables réussites.
Il y a encore trois représentations prévues au calendrier. Consultez le site internet de l'Opéra de Montréal pour obtenir de plus amples informations et gâtez-vous en vous procurant des billets pour une prochaine incursion dans le merveilleux monde de l’opéra.
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