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Samedi 6 décembre, la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts a poussé les portes de l’internat du Fond de l'Étang pour offrir une prestation aux airs de madeleine de Proust aux spectateurs. Le film culte Les Choristes, fort de plus de 15 millions de téléspectateurs, fait partie de ces classiques à la bande-son mythique et mérite amplement sa présentation musicale en direct sur la scène montréalaise.
Ce film ne se présente plus. Sorti en 2004 et réalisé par Christophe Barratier, il est brillamment mis en musique par Bruno Coulais ; son travail est d’ailleurs récompensé par le César de la meilleure musique et celui du meilleur son. L’orchestre FILMharmonique a parfaitement rendu hommage à ses compositions et démontré une nouvelle fois son expertise dans l’adaptation classique des musiques de film.
Le film s’ouvre sur le personnage de Pierre Morhange, célèbre chef d’orchestre, en train de diriger ses musiciens sur la valse Künstlerleben de Johann Strauss II. Seul à l’écran, c’est comme si Morhange lui-même dirigeait l’orchestre du FILMharmonique, comme si Anthony Gabriel n’était que le reflet de ce que nous voyions à l’écran. Cette mise en abyme a immédiatement démontré la précision de l’ensemble canadien et permis une immersion totale.
La prestation est devenue complète dès que les jeunes chanteurs du chœur des Petits Chanteurs du Mont-Royal ont commencé à chanter. La pureté qui émanait d’eux a donné une dimension sacrée à la projection. Ce qui m’a le plus étonnée, c’est que je n’ai pas tout de suite réalisé que deux jeunes solistes chantaient lors des solos du jeune Pierre Morhange, interprété à l'écran par Jean-Baptiste Maunier. Ma confusion a été grande, car leurs voix, en plus d’être parfaitement raccordées à la projection, étaient vraiment similaires à celle de Maunier. Il m’a fallu remarquer un mouvement sur scène — un enfant quittant son pupitre pour regagner le chœur — pour comprendre ce que j’avais entendu.
Que ce soit sur scène ou à l’écran, le thème de la soirée était la transmission intergénérationnelle de l’amour de la musique. Le film raconte le chemin mouvementé d’un pion qui se donne le devoir de transmettre à de jeunes garçons sa passion ; et sur scène, l’ensemble du FILMharmonique guidait avec douceur les jeunes artistes des Petits Chanteurs du Mont-Royal.

Les Choristes, c’est le film de mon enfance. Je chantais les chansons en cours de musique, à tue-tête à la maison avec mon frère ; encore aujourd’hui, d’ailleurs. J’ai redécouvert le film ce soir-là, comme si je le voyais pour la première fois. Je n’étais plus dans l’intimité de mon salon, mais dans une salle entourée de personnes qui vivaient les mêmes émotions que moi. C’est avec elles que j’ai à nouveau rencontré ces personnages si touchants. C’est au milieu de ces inconnus que j’ai, encore et toujours, pleuré à la fin. Ces émotions partagées ont donné une tout autre dimension au visionnage.
Enfin, un film sans musique serait comme un plat sans assaisonnement : fade. La musique donne chair aux images, scelle les émotions et façonne ces souvenirs auxquels on se rattache avec tant de tendresse. Ce soir-là, les musiciens et les chanteurs ont magnifiquement honoré la création de Bruno Coulais, offrant à l’œuvre de Christophe Barratier une profondeur renouvelée.
Car un ciné-concert, ce n’est pas simplement la reprise d’une bande-son : c’est la création d’une expérience nouvelle, une rencontre inédite entre le film et son public. C’est l’occasion de redécouvrir une œuvre que l’on pensait connaître par cœur, sous une lumière différente. Et certaines œuvres traversent les années et continuent de nous accompagner ; il suffit parfois d’un ciné-concert pour se rappeler la place qu’elles tiennent encore dans nos vies.
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