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La salle Wilfrid-Pelletier est devenue, le temps d'une soirée, le théâtre d'une rencontre artistique monumentale. En fusionnant l'oratorio du compositeur Autrichien Joseph Haydn, la rigueur du chorégraphe allemand Uwe Scholz et l'immensité du Québécois Jean Paul Riopelle, Les Grands Ballets Canadiens nous ont conviés à un voyage sensoriel qui marque un temps fort de la saison.
J’en suis sortie éblouie : c’est une œuvre d'une ampleur rare, accessible à tous, que l'on soit fin connaisseur ou non.
Pour comprendre l'ampleur du spectacle, il faut remonter à 1798. Joseph Haydn compose alors La Création (Die Schöpfung), une œuvre célébrant la naissance de l'univers. Sous la baguette de Dina Gilbert, l’Orchestre des Grands Ballets livre une performance lumineuse.
Crédit photo : Sasha Onyshchenko
Ce qui frappe d'emblée, c'est la symbiose entre les voix des solistes — Andréanne Brisson-Paquin (soprano), Philippe Gagné (ténor) et Clayton Kennedy (basse) — et les danseurs et danseuses. Les interprètes semblent littéralement portés par les voix. J’ai adoré voir un pas de deux se déployer sur les notes de la soprano et d’une des voix d’homme, tandis que le corps de ballet, en configurations variant de huit à plus de trente danseurs, s’exprime sur les partitions des chœurs.
Le chorégraphe Uwe Scholz était réputé pour sa capacité à « rendre la musique visible ». C’est tout à fait ça. Étant moi-même ballerine depuis plusieurs décennies, je peux vous confirmer que sa chorégraphie est d'une exigence redoutable en termes de synchronisation et de précision.
Crédit photo : Michel TrahanEn tant qu'observatrice avertie, on remarque la complexité des formations qui se succèdent : lignes, colonnes, cercles. La dextérité des mouvements de pieds — les danseuses évoluant avec brio sur pointes — et les portés éblouissants, défiant parfois la gravité, démontrent une maîtrise absolue. Les mouvements de bras et les sauts se marient avec une justesse mathématique aux accents de Haydn. C'est du néoclassicisme de haut vol où le corps devient l'instrument de la partition.
La particularité de cette production est l’intégration des œuvres de Jean Paul Riopelle, remplaçant les aquarelles de Francesco Clemente des versions précédentes. Plus de 30 tableaux, dont des extraits de L’Hommage à Rosa Luxemburg, façonnent un univers visuel captivant.
Les danseurs Marcel Gutierrez et Anna Ishii. Crédit photo : Michel Trahan
Les œuvres de Riopelle sont souvent abstraites, mais en les observant attentivement, on y voit surgir la nature, les oiseaux et les animaux. Les projections mettent en valeur la texture si particulière de ses toiles. Un choix judicieux : la couleur pâle des costumes laisse toute la place aux teintes vives des projections. Par moments, la danse m’emportait tellement que je réalisais soudainement la présence de ces toiles vibrantes derrière les artistes.
Il est rare de voir un ballet soutenu par un tel appareil musical. Les 32 choristes, installés de part et d’autre de l’avant-scène, bénéficient d’une place de choix pour observer la fosse et la scène.
Crédit photo : Michel Trahan
Ma seule petite déception : on ne voit les solistes vocaux qu’aux saluts puisqu’ils côtoient l’orchestre et la cheffe dans la fosse. Leur présence physique m'a manquée pendant le spectacle; il me semble que le lien avec les solistes en danse en aurait été encore plus exacerbé si nous avions pu les voir chanter.
Deux instants, parmi une tonne d’autres, m’ont véritablement éblouie :
L'Acte I : la création des éléments, spectaculaire; la lumière y joue un rôle principal, presque organique.
L'Acte II : l'émergence du vivant et le duo d'Adam et Ève, où l'on savoure la fluidité du langage chorégraphique lors de pas de deux plus intimistes.
Quel plaisir de voir autant d’artistes évoluer ensemble à l’unisson sur une même scène !
La Création est bien plus qu'un simple ballet ; c'est un voyage cosmique et spirituel au cœur de la genèse du monde. Une célébration de la nature et de la liberté absolue de créer. La Création est présentée à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts à Montréal jusqu’au 1er mars 2026. La représentation dure un peu moins de 2 heures.
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