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Mercredi 20 mai, l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal présentait son concert de clôture, intitulé Gran Finale, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, devant une salle qui aurait mérité d’être pleine à craquer pour cet événement des plus relevés.
D’emblée je rappelle que l’Atelier lyrique est une « Résidence de premier plan pour chanteurs, pianistes et metteurs en scène canadiens, au cœur de l’Opéra de Montréal, qui sert de tremplin vers une carrière professionnelle. » De cette résidence émerge chaque année une nouvelle vague de très talentueux artistes de la relève, de futures étoiles, qui aspirent à faire carrière chez nous et à l’international. La déferlante 2025-2026 m’a particulièrement impressionné.
Les neuf actuels chanteurs et chanteuses de l’Atelier lyrique, qui ont assuré notre divertissement et notre ravissement, sont les barytons Jamal Al Titi, Colin Mackey et Dante Mullin Santone, les sopranos Bridget Esler et Odile Portugais, ainsi que les mezzo-sopranos Tessa Fackelmann, Ellita Gagner, Justine Ledoux et Camila Montefusco.
La direction musicale de l’excellent Orchestre de l’Agora — réunissant quelque vingt-cinq musiciens — a été assurée, de main de maître, par la cheffe Naomi Woo. L’accompagnement musical a été enveloppant et rassurant pour les interprètes et un enchantement pour le public.

Le programme de la soirée, d’une durée totale de 75 minutes sans entracte, a soumis à notre délectation 12 extraits d’opéra allant du solo au quatuor en passant par le duo et le trio.
Sur le programme papier qui nous a été remis, je me proposais de scribouiller une étoile à côté du nom de chaque interprète qui m’impressionnerait. Le concert a débuté en grand avec le baryton Dante Mullin Santone venu allégrement interpréter « Rivolgete a lui lo sguardo » de Così fan tutte (W.A. Mozart). Spectaculaire, il a eu droit à ma 1re étoile.
Il a été suivi de la soprano Bridget Esler qui a si bien livré « Prendi, per me sei libero » de L’Elisir d’amore (G. Donizetti), que je lui ai accolé ma 2e étoile.
La mezzo-soprano Camila Montefusco a renchéri avec « Non, cet affreux devoir… Je t’implore et je tremble » d’Iphigénie en Tauride (C.W. Gluck) qu’elle a magnifiquement interprété m’arrachant ainsi une 3e étoile.
Et le baryton Colin Mackey, à l’imposante et portante voix, d’aisément me persuader de lui en accorder une 4e avec son convaincant rendu de « Or dove fuggo io mai?… Ah! Per sempre » de I Putritani (V. Bellini).

Jusque-là c’était un sans faute. Je me suis donc dit que chacun de ces chanteurs était, au départ, certainement très talentueux et que, de surcroît, les compétents coachs de l’Atelier lyrique sont non moins certainement imputables du perfectionnement du jeu de chacun de ses stagiaires. J’ai donc déposé mon stylo de scribouilleur d’étoiles pour mieux me croiser les bras, me détendre et pleinement profiter des huit autres prestations solos ou collectives qui ont suivi.
Ils et elles m’ont tous, sans exception, épaté et j’ai réalisé que ce sont neuf étoiles de la soirée, pour autant de formidables interprètes, que je me devais de décerner. Ils ont tous été vocalement et théâtralement à la hauteur. En effet, en plus d’expertement pousser la note, ils ont poussé leur jeu — magnifié par une efficace mise en scène de François Racine — sans décor ni costume et strict minimum d’accessoires : chacun a donné vie à son personnage en s’y incarnant pour notre plus grand plaisir.

À mon humble avis, ils ont tous été excellents mais si je devais absolument, sous la menace d’une arme, identifier mon « top 2 » de la soirée, j’opterais pour le baryton Jamal Al Titi, qui m’a fort impressionné tant par sa puissante et portante voix que par sa grande théâtralité lors de son duo « Dunque io son » de Il Barbiere di Siviglia (G. Rossini), en compagnie de la mezzo-soprano Tessa Fackelmann, qui a également séduit la salle et terminé le concert avec l’aria « Nacqui all’affanno… Non più mesta » de La Cenerentola (G. Rossini).

Et j’ajouterais, si toujours contraint par la force, que le « Ah! Je veux vivre » de Roméo et Juliette (C. Gounod) par la soprano Odile Portugais et le « Faites-lui mes aveux » de Faust (C. Gounod), par la mezzo-soprano Ellita Gagner, m’ont également fasciné.

À mes yeux, et à mes oreilles, l’ensemble de cette exceptionnelle distribution s’est surpassé en nous offrant que de brillantes prestations tant vocalement que théâtralement. Bien qu’ils ne nous aient pas accordé de rappel, nous leur avons néanmoins, bien volontiers, accordé une ovation debout et des applaudissements très largement mérités. Ce relevé concert m’a laissé de persistants bons souvenirs. J’ai déjà hâte à l’an prochain.

Aucune présentation des chanteurs et chanteuses avant chacune des prestations. C’était donc le jeu du « devine qui chante ». Le spectateur avait le choix entre apprendre le programme par cœur avant le début du concert ou se casser les yeux à tenter de lire les noms des interprètes sur son programme... dans une salle plongée dans l’obscurité. Non ! Tous les spectateurs ne connaissent pas suffisamment tous les stagiaires pour pouvoir spontanément les identifier à coup sûr !
Nul narrateur pour venir très succinctement expliquer, au micro, le contexte de chacune des arias. À cause de l’absence de sous-titres projetés sur écran, et parce que la majorité des œuvres ont été chantées en italien (et même l’une d’entre elles en russe), il aurait été grandement apprécié que chaque saynète nous soit brièvement (bien sûr) expliquée. Savoir ce qui se passe sur scène facilite grandement l’appréciation par le spectateur de la performance d’acteur et de chanteur qui lui est présentée.
L’Atelier lyrique vous convie à fréquenter son site internet pour vous en apprendre davantage à son sujet, pour notamment vous informer de son calendrier et pour éventuellement vous proposer des billets pour un prochain événement.
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