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Jeudi 5 mars, à la charmante salle Ludger-Duvernay du patrimonial Monument-National, Show One Productions et GFN Productions présentaient, pour une 1re fois au Québec, Germán Cornejo’s Tango After Dark (Tango après la tombée de la nuit), une célébration du tango argentin — en musique, en chant et en danse — qui nous en a mis plein les yeux et les oreilles.
Le spectacle, d’une durée totale de 90 minutes, capitalise sur la musique d’Astor Piazzolla (1921-1992) et réunit sur scène cinq excellents musiciens (piano, contrebasse, violon, bandonéon et batterie), une impressionnante chanteuse, qui offre une dizaine de prestations, et dix formidables danseurs et danseuses, dont Germán Cornejo et sa partenaire Noelia Pizzo, les deux figures de proue de cette production.
Le spectacle est « mené et chorégraphié par Germán Cornejo, l'un des artistes les plus influents du tango actuel […] Champion du monde et chorégraphe recherché, il s'est produit sur les plus grandes scènes internationales et a signé des productions majeures de Buenos Aires à Londres. »
Sa partenaire, Noelia Pizzo, « danseuse argentine de renommée internationale, cumule plus de 15 ans de carrière sur les scènes les plus prestigieuses. […] Depuis 2016, elle est danseuse principale de la compagnie de Germán Cornejo. »
Ce serait plutôt difficile pour quiconque d’être plus gauche que moi sur une piste de danse où j’évolue avec la grâce et la souplesse d’un rouleau compresseur. En dépit de mon manque inné de talent pour toute forme de danse, j’apprécie néanmoins les flamboyantes exhibitions de danse sociale, et particulièrement de tango, mettant en scène d’émérites danseurs professionnels de haut calibre comme ceux qui font de Tango after dark un incontestable succès international.
Ce spectacle mondialement acclamé consiste en une suite ininterrompue de tangos, entrecoupés de pauses à peine perceptibles, tout aussi envoûtants et entraînants les uns que les autres. Exception faites de quelque cinq ou six pièces purement orchestrales, toutes les œuvres sont accompagnées de danse chorégraphiée — que je qualifierais aisément d’athlétique — où abondent sauts, soulevés, portés, rapides jeux de pieds et de jambes et franches acrobaties.

Les dix danseurs et danseuses s’exécutent en groupes à géométrie variable allant d’un seul couple jusqu’à cinq couples simultanément en scène. Ils se donnent entièrement à leur art et s’abandonnent avec fougue et passion à cette danse des plus sensuelles et torrides.
Fidèle à la tradition du tango, les danseurs et danseuses affichent des visages impassibles où le sourire semble être à proscrire tellement il se fait rare. Danser le tango est, semble-t-il, affaire très sérieuse.
Chez ces messieurs-dames le blanc, le noir et l’argenté scintillant dominent dans l’habillement et ce n’est qu’en 2e partie que l’on voit apparaître de somptueuses robes rouges et bleues. Cependant, au final, la couleur des costumes importe peu puisque toutes les performances sont déjà hautes en couleur. L’allure de chacun et chacune en impose et en jette : quelle sensuelle élégance raffinée chez ces dames et quelle dégaine altière chez ces messieurs!
Durant un tango, on s’affirme, on s’impose, on s’apprivoise, on se courtise, on se séduit, on étale sa sensualité, on laisse éclater sa jalousie, sa colère, sa passion; on dénude son âme et on s’exprime vivement ou, au contraire, lentement avec complaisante langueur. Les partenaires s’enlacent fréquemment, se frôlent, s’effleurent, se touchent, se caressent, se tiennent par la main ou par la taille. À mes yeux, l’alchimie du tango amalgame allégrement machisme et féminisme pour les transmuter en un spectacle visuel valant son pesant d’or.
Amateur de tango, courez voir cet incontournable et emballant spectacle de haute voltige qui propose musique enlevante, danse captivante et chansons envoûtantes.
Durant l’entièreté de cette extravaganza consacrée au tango, nulle parole n’est prononcée par qui que ce soit, sauf par la chanteuse, vers la fin, lorsqu’elle lance « Merci Montréal ! » et présente, dans la cohue de la musique et des applaudissements, chacun des musiciens par leurs noms et prénoms ainsi que tous les danseurs et toutes les danseuses par leur prénom seulement : rapidement énoncés, ils sont difficilement compréhensibles, ce pourquoi je n’en rapporte (ci-dessus) que deux, qui sont explicitement mentionnés dans le texte promotionnel du spectacle.
Nul programme sur papier n’a été distribué à l’entrée de la salle. Or, aucune des quelque deux douzaines de compositions interprétées n’a été identifiée durant le spectacle. À moins d’être un fin connaisseur de l’œuvre de Piazzolla, le spectateur lambda quitte la salle en ignorant les titres des pièces qu’il a entendues et qui l’ont diverti. Postérieurement, en cours de rédaction de cette critique, j’ai néanmoins trouvé le contenu du programme ici sur le site internet de Show One Productions.
Cet excellent spectacle a été présenté le 4 mars à Gatineau, puis les 5, 6 et 7 mars au Monument-National à Montréal. N’hésitez pas à fréquenter assidûment les sites internet de GFN Productions et de Show One Productions pour en apprendre davantage à leur sujet et vous procurer des billets pour un prochain spectacle.
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