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Hier soir se déroulait la deuxième soirée des demi-finales des Francouvertes 2026. Le public du Lion d’Or était déjà tout pimpant et fringant avant l’arrivée des artistes de la soirée, qui nous présentaient des univers musicaux très éclectiques. Trois propositions, trois identités artistiques, trois manières très différentes de se tailler une place en finale ; le programme s’annonçait comme un beau voyage entre le jazz-pop de Chaude Chaleur, le country de Spaghatt et le rock de Mitaine.
Avant de se plonger dans le concours-vitrine, Le Karlof Orchestra venait faire son tour sur scène dans le cadre de la série J’aime mes ex. Les participants de la septième édition des Francouvertes en 2002 nous proposent un univers à part ; le groupe assume pleinement son étrangeté, et le chanteur parsème ses prises de paroles d’humour noir, d’absurdité et de détours qui flirtent parfois davantage avec le sketch qu’avec la première partie musicale traditionnelle.

Le discours politico-rigolo du chanteur se transforme en chanson qui entraîne peu à peu la salle. L’ensemble est marqué de malaises volontaires, de rires jaunes et de clins d’œil à notre époque un peu folle, mais l’impression générale reste celle d’un show qui a parfois de la difficulté à plaire aujourd’hui. Certaines blagues vieillissent moins bien, mais la salle embarque par moment, particulièrement quand le projet s’autorise à être franchement bizarre.
Chaude Chaleur. Crédit photo : Jaime Antonio Luna, Francouvertes
Premier groupe en lice, Chaude Chaleur propose une pop teintée de jazz et de R&B qui groove avec assurance. Les musicien.nes sont à l’aise, complices, manifestement heureux.es de jouer ensemble ; leur plaisir est contagieux. Le titre They/Them Summer Hotness donne le ton : mouvement et énergie sont au rendez-vous. Musicalement, l’ensemble est solide, mais manque parfois de prises de risques. Les textes, d’une grande poésie ancrée dans son époque, se rendent difficilement au public, et les chansons, bien qu’assumées et habilement exécutées, peinent à soulever la foule.
Dans Venin et dans Chambre Noire notamment, quelque chose de déploie ; le groupe bouge librement et habite la scène, les morceaux viennent chatouiller à la bonne place. Le projet Chaude Chaleur se démarque surtout par une identité queer, libre et actuelle, ainsi que par une présence scénique spontanée, généreuse et entière.
Spaghatt. Crédit photo : Jaime Antonio Luna, Francouvertes
Ensuite, Spaghatt apporte un vent de country-americana, porté par un personnage charmant et un sens du spectacle très efficace. Le groupe est en contrôle, les harmonies vocales fonctionnent magnifiquement bien, et le violon ajoute une couleur qui touche à la bonne place. Avec les titres Alberta, Sweetheart et Nunavut, le projet nous donne accès à une profondeur et une sincérité qui font du bien. Spaghatt extirpe le country des codes auxquels il est traditionnellement associés, pour en faire une version sensible, ouverte et « woke ».
Ce qui marque le plus, c’est l’authenticité du chanteur : derrière son humour, on sent un rapport puissant au territoire, au déplacement, à la nostalgie et à l’éloignement. La chanson sur le Nunavut, qui parle d’une période où il est allé travailler loin de chez lui, touche particulièrement. Leurs morceaux festifs et rassembleurs comme Perte totale font lever la salle ; quelques spectateurs et spectatrices se mettent à danser. Le public réagit avec chaleur, signe que le projet sait charmer.
Mitaine. Crédit photo : Jaime Antonio Luna, Francouvertes
Mitaine clôt cette deuxième soirée des demi-finales avec un projet rock frontal, dense et franchement prêt pour la scène professionnelle. Le public se met à bouger dès les premières notes, et l’énergie fulgurante ne retombe jamais. Après son premier morceau, l’artiste distribue des bouchons d’oreilles en réponse aux nombreux commentaires qui critiquaient le niveau de décibel trop élevé ; ce clin d’oeil fait rire et crée une complicité précieuse avec son public.
Avec Boucari, Portrait d’un down et Omnikin (Ben trop facile), le son prend toute sa place : on a affaire à une musique rock multicouche, puissante et complète. Les transitions entre les morceaux sont impeccables, la voix circule avec aisance, et les prises de parole authentiques et spontanées enrichissent la performance. Le groupe a tellement de plaisir sur scène qu’on ne peut qu’avoir envie de sauter, de sortir de nos corps, de se brasser la tête et de sourire à pleines dents. Avec Pekuakami, Mitaine ouvre ensuite une zone plus sensible, on tombe dans une transe psychédélique, où la fragilité de l’interprétation devient une grande force. Les harmonies créées par les voix d’Alexandre Bergeron et de Charlie Ouellet hypnotisent. La foule suit le groupe jusqu’au bout, debout et conquise.
01 — Irdens Exantus
02 — Spaghatt
03 — Noëm
En somme, cette demi-finale des Francouvertes a offert une soirée haute en couleur, où le Karlof Orchestra servait d’échauffement décalé avant trois propositions bien distinctes. Au terme de l’avant-dernière soirée de cette étape du concours, on nous révèle le nouveau palmarès qui se réactualisera pour une dernière fois ce soir. Irdens Exantus reste au sommet, suivi de Spaghatt, et de Noëm. On vous rappelle que 9 artistes sont en compétition pour se tailler une place au sein du top 3 à l’issue de cette semaine. La dernière soirée des demi-finales aura lieu ce soir, et mettra en vedette Luan Larobina, Thalia Rosaura et Fyore.
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