Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Le Ethnic Heritage Ensemble était de passage à Sala Rossa le mercredi 25 mars dernier dans le cadre du Let The Spirit Out Tour, pour une soirée présentée par Suoni Per il Popolo. En première partie, le groupe local Mafuba préparait le terrain avec une énergie généreuse, ancrant la soirée dans une célébration vibrante du jazz actuel.
La jeune formation, composée de cinq musiciens — batterie, piano (avec un substitut remarquable pour l’occasion), trompette, contrebasse et saxophone — a livré une performance authentique et habitée. Loin des artifices, Mafuba mise sur l’écoute et la cohésion, développant des thèmes solides qui laissent respirer l’improvisation. À l’avant, trompette et saxophone échangeaient des phrases franches, parfois fougueuses, parfois introspectives. Une entrée en matière sincère et prometteuse.

Dès les premières minutes, Kahil El'Zabar imposait une présence magnétique. Assis derrière la batterie, sa vigueur était telle qu’elle suspendait littéralement le temps. Impossible de détourner le regard : chaque frappe semblait chargée d’intention, chaque marmonnement spontané porteur de sens. Après avoir fixé une clochette à sa cheville, le musicien, vêtu somptueusement, se déplaça vers l’avant-scène. Il amorça au kalimba une mélodie délicate, ponctuée de mimiques expressives. L’ambiance se transforma alors, glissant vers une douceur méditative.
À ses côtés, Corey Wilkes à la trompette et Alex Harding au saxophone baryton tissaient un dialogue riche et organique. Sur de petites tables disposées près d’eux reposaient clochettes, sifflets évoquant le chant des oiseaux et hand shakers de toutes sortes. Ces objets sonores élargissaient la palette musicale et participaient à la construction d’un univers immersif, où chaque texture trouvait sa place.

Moment fort de la soirée : la prestation percussive d’Kahil El'Zabar, juché sur son cajón, dominant la scène. Sa voix s’élevait par instants, grave et incantatoire, surgissant lorsque l’appel se faisait sentir. Elle habitait la musique. Comme si le spirituel traversait le corps du musicien pour se manifester à travers le son.
Il est rare d’assister à un concert d’une telle intensité. Fracassant sans jamais être brutal, incandescent tout en demeurant profondément humain, le trio a offert bien plus qu’une performance : une expérience. Un son ancré dans le présent, façonné ici et maintenant, à nos côtés.
Le festival Plus de filles sur la prog, organisé par le collectif Pasdefillesurlaprog, sera de retou...
Voir l'article >La série Les triplettes de l’auteure Ariane Michaud disponible aux Éditions Hurtubise, a été lancée...
Voir l'article >Après avoir présenté Authentique à Montréal en 2023, David Castello-Lopes était de retour à L'Olympi...
Voir l'article >À l’occasion de la 24e édition des Sommets du cinéma d’animation, la Cinémathèque québécoise proposa...
Voir l'article >Croire et avoir confiance en soi est un legs inestimable à offrir à un enfant ; cet apprentissage se...
Voir l'article >Aux Sommets du cinéma d’animation, la compétition canadienne 4 a exploré les fractures du corps, de...
Voir l'article >