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Du 8 au 10 mai derniers se tenait le Festival Santa Teresa, pour trois jours de festivités au cœur du village de Sainte-Thérèse. C'est le samedi 9 mai que j'ai eu la chance d'y être, pour ce qui s'est révélé être une journée aussi riche qu'inoubliable.
Même si le retour des beaux jours se fait désirer, la programmation du Festival Santa Teresa a ce qu'il faut pour nous réchauffer et nous préparer à la saison estivale. Chaque printemps, le centre-ville de Sainte-Thérèse se transforme, et c'est le signal que la saison des festivals a officiellement commencé. Depuis 2017, Santa Teresa s'est imposé comme le premier grand rendez-vous musical de l'été québécois, et il n'a aucune intention de céder cette place.

Situé en plein cœur du village, c'est avant tout un rassemblement familial qui vous est proposé. Une fois passée l'entrée, vous trouverez plusieurs stands dédiés à la communauté et différentes propositions de restauration, pour finalement déboucher sur la scène Desjardins, cachée derrière les arbres et idéalement située sur la place du village. Aucun risque de vous y perdre : les lieux sont à taille humaine et tout est fait pour mettre en avant cette banlieue pittoresque.
Ce qui fait la singularité de Santa Teresa, c'est son refus de se laisser enfermer dans une case. Musique alternative, rock, punk, rap, folk, influences autochtones ou électroniques - le festival embrasse tout, sans jamais perdre son âme. La programmation y est fraîche, diverse, et résolument tournée vers la découverte, faisant une place aussi généreuse aux grands noms qu'aux artistes émergents qui n'attendent que d'être entendus. Et pour couronner le tout, la grande majorité des spectacles sont gratuits. Santa Teresa, c'est la preuve que les grandes soirées ne se mesurent pas toujours au prix du billet.
D’un côté, vous avez donc la scène Desjardins sur laquelle vous pouvez retrouver la programmation gratuite de la journée. Bien que la scène soit petite, ce sont clairement de grands artistes qui s’y produisent. Ce samedi, nous avons pu découvrir Roxanne Izzo, auteure-compositrice-interprète montréalaise. Son énergie m’a fortement donné l’impression de voir une jeune Avril Lavigne sur scène. Sa musique renvoie aux sonorités pop-rock des années 2000/2010. S'est ensuite présenté Taxi Girls, groupe de rock montréalais au style un peu vintage.

Pour finir, nous avons eu la chance d’entendre Laura Niquay, mon coup de cœur de cette journée. Le festival a été l’occasion pour la chanteuse atikamekw de présenter son spectacle Nir Wactenama, dans lequel le blues et le rock viennent vibrer profondément en vous. Sa voix rocailleuse vient vous prendre la main et vous accompagner sur les chemins que vous dessinent ses mots. Son concert a été un véritable moment de communion, rassemblant toutes les générations autour de messages communs.
Et puis, il y a la scène Loto-Québec sur laquelle vous pouvez entendre la programmation payante ; là aussi, elle est tout aussi soignée. La journée a commencé avec nul autre que le groupe de Toronto Wine Lips. Le phénomène international n’a pas déçu : les morceaux sont maîtrisés, les riffs explosifs et les rythmes galvanisants. Ma plus grosse surprise de la journée restera le groupe PyPy, supergroupe montréalais aux mélanges de wah-wah sinistres saturés de distorsions et ponctués de cris nécromantiques de la co-chanteuse Annie-Claude Deschênes. L’énergie était absolument explosive, que ce soit sur scène ou dans la foule, qui a parfaitement répondu. Un concert de PyPy, c’est participer activement à leur folie et vouloir devenir leurs amis. L’expérience est certes auditive, mais il faut le vivre pour mesurer l’ampleur de ce qu’ils sont.

Dans la même ambiance «dîner avec des potes», le collectif d’art-punk La Sécurité a brillé. Ils sont la définition du flegme ; une prestation de ces artistes est une invitation à passer un moment privilégié sans chichi avec de vieux amis. Et si vous ne faites pas partie du groupe des cool kids, vous voulez les rejoindre.
Vingt ans après leur premier album, We Are Wolves n’a rien perdu de sa superbe. Ils sont chez eux sur scène et nous embarquent dans leur univers, se montrent sans filtre et se mettent ainsi facilement le public dans la poche. Ils n’en ont sûrement pas besoin, mais ils ont gagné une nouvelle fan ce samedi.
Pour réchauffer cette deuxième fin de journée de festival, le public a été gâté avec une prestation brillante du groupe Wavves. Malgré le froid quelque peu mordant, le groupe était la recette parfaite pour regalvaniser les troupes et nous faire oublier la fatigue. Le groupe annonce enfin son nouvel album, une nouvelle tournée et son nouveau single, Goner.

Cette deuxième journée du Festival Santa Teresa a une fois de plus confirmé ce qui rend cet événement si unique : peu importe l'heure, peu importe la scène, il se passe toujours quelque chose qui vous marque.
Des douceurs folk de Laura Niquay à la folie contagieuse de Pypy, en passant par la nostalgie assumée de We Are Wolves, Santa Teresa sait comment vous faire vivre une palette d'émotions en quelques heures à peine.
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