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Les sons de guitare de Joseph Marchand ont empli la salle de concert du Ministère, le 13 novembre à 19 h, dans la simplicité qu’on lui connaît, accompagné d’un quatuor à cordes, d’un synthétiseur et, en guise d’invitées spéciales, de Klô Pelgag et de Marie-Pierre Arthur.
Il a interprété certains titres de son album Treize miniatures, dont la sortie est prévue le 21 novembre 2025. Compositeur de musique pour le grand écran, Joseph Marchand nous a présenté des œuvres dignes de scènes cinématographiques. Les pièces m’ont évoqué tantôt une personne nostalgique regardant par la fenêtre, tantôt un enfant courant sur le gazon, parfois même deux mains se tenant avec tendresse devant un coucher de soleil…
Et cela, couplé à des progressions harmoniques inventives qui nous tiennent en haleine jusqu’au bout de chaque morceau, tout en finesse.
Mon coup de cœur ? St-Placide, l’été, une composition qu’il a créé « en l’honneur d’une petite cabane que [ses] parents ont construite ». La pièce suit la forme d’une introduction sereine jouée par la guitare et le synthétiseur, une partie centrale un peu plus agitée avec l’entrée des cordes et une reprise du thème principal à la fin avec tous les instruments. On a l’impression de voir Joseph, enfant, s’émerveiller devant la structure, y passer ses journées à s’amuser et à rêver.
J’ai été séduit par son interprétation de Audrey, du nom de l’amante de Joseph Marchand et qu’il a écrite en pensant à elle. Les éclairages, qui ont viré au rouge, ont donné le ton pour cette miniature idyllique. Le musicien a exécuté avec brio une mélodie, une contre-mélodie et un accompagnement, le tout, avec sa guitare en solo. Il en faut, une maîtrise de son instrument pour faire ressortir aussi bien les différentes couches sonores. Le résultat est délicieusement velouté.
C’est quelque chose de récurrent dans ses pièces : les aptitudes techniques de ce guitariste sont indéniables, mais elles ne sont jamais utilisées pour de la virtuosité superficielle, en mode « regardez comme je joue bien de la guitare ». Non, elles servent seulement un objectif musical à chaque fois, ce que j’apprécie.

La stupéfaction a surgi dans la salle lorsque Joseph Marchand a invité Klô Pelgag à se rendre sur scène, suivie de Simone Marchand, fille du compositeur, à la flûte traversière. Ils ont joué la chanson Kiwi, de l’album Sieste sur l’oreille droite, avec sa mélodie on ne peut plus expressive.
Quant à la chanson interprétée par Joseph Marchand et Marie-Pierre Arthur, leurs deux voix de différents registres et nuances se sont complétées à merveille.
Sur la forme des pièces, un peu plus de variété aurait été bienvenue. Pratiquement chacune d’entre elles suit sensiblement la même formule que celle de St-Placide, l’été et que j’ai décrite plus haut. Lors du premier morceau, l’utilisation d’une telle forme est une surprise bienvenue ; au bout du troisième, elle devient vite redondante.
L’instrumentation aurait certainement mérité un peu plus d’amour aussi. Le rôle des cordes se limite trop souvent à celui de toile de fond, d’accompagnement harmonique basique. Que ce soit les trilles, les harmoniques, le pizzicato ou encore le ricochet… la famille des cordes frottées regorge de techniques de jeu alternatives. Les capacités des instruments sont donc loin d’être exploitées au maximum.
Joseph Marchand a sans doute fait volontairement le choix de la simplicité, mais essayer de diversifier ces techniques sans pour autant modifier l’esprit des pièces aurait apporté des changements intéressants dans les textures, car elles restent assez uniformes tout au long du concert.

Homogénéité dans la forme, dans les textures, mais aussi dans le caractère des pièces. Ce soir-là, on a vu un Joseph Marchand serein, paisible, nostalgique, un peu sentimental mais, clairement, ce musicien a les habiletés nécessaires pour nous faire ressentir une plus large gamme d’émotions. Des œuvres peut-être un peu plus dramatiques, fêtardes, colériques, tristes ou de n’importe quelle autre humeur nous auraient dévoilé d’autres facettes du personnage.
Ne vous méprenez pas, j’ai été touché par la prestation de cet artiste, et sa musique saura aisément en toucher beaucoup d’autres. Simplement, ces quelques bémols que j’ai relevés font que les pièces se ressemblent beaucoup, et j’admets avoir un biais contre ce type de composition qui joue vraiment en la défaveur de Joseph Marchand.
Heureusement, la subtilité harmonique des morceaux ainsi que la présence des invitées viennent atténuer cette uniformité pour créer un peu d’imprévisibilité.
La musique de Joseph Marchand c’est, en somme, de la musique juste assez sobre pour être minimaliste, sans l’être trop, idéale pour celles et ceux qui désirent s’évader.
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