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Le 12 novembre 2025, Les Tourmentés, film réalisé par Lucas Belvaux a été présenté dans le cadre de CINEMANIA. Adapté de son propre roman publié en 2022, l’écrivain réalisateur a été récompensé par le Prix Régine Deforges l’année suivante. Belvaux a choisi une distribution à la hauteur de son œuvre avec Ramzy Bedia, Linh-Dan Pham, Déborah François et Niels Schneider.
Niels Schneider incarne Skender, un ancien légionnaire brisé qui erre dans les rues de Paris au début du film. Avant que les lumières ne s’éteignent, il nous parle de sa préparation physique, des efforts pour tenir ce rôle, et surtout de son duo avec Ramzy Bedia : « difficile de rester sérieux face à lui », a-t-il confié en souriant lors de la présentation. Il a ajouté que, malgré la noirceur du scénario, le tournage a été joyeux, presque léger. Une confidence qui contraste avec ce que nous nous apprêtons à voir.

L’écran s’ouvre sur un parc parisien, mais pas celui des cartes postales : un décor froid, gris, où la pauvreté circule comme une ombre. Skender apparaît, silhouette cassée par la vie, et on attend la tempête. Les vingt premières minutes posent les bases : père absent, couple inexistant et un pacte fou — un mois de traque contre trois millions d’euros. Un espoir de changer de vie, d’offrir à sa famille une seconde chance. On croit à la chasse, à la tension, à ce frisson noir que le synopsis promettait. Et puis… rien.
Le film s’étire, lent, presque hypnotique. Les dialogues disparaissent, les gestes parlent. On se retrouve à suivre la reconquête de Skender auprès de sa famille. Le compte à rebours est lancé : six mois avant le début de la chasse, six mois pour vivre, aimer, échanger avec ses enfants. Et enfin, la vérité tombe : il n’y aura pas de chasse à l'homme. Ce n’est pas un thriller. C’est une confession.
Les Tourmentés ne raconte pas la violence, la tension et le frisson qu’on imaginait, mais la fragilité d’un homme qui, déterminé, veut redevenir père. La tension se dissout dans une quête intime : réparer, exister autrement que dans l’absence ou le souvenir. Ce virage peut frustrer, mais il révèle une audace rare de la part de Lucas Belvaux.

Les personnages se révèlent avec un Skender magistral, tout en retenue. Ramzy Bedia apporte une humanité brute, celle de l’ami qui a vendu pour l’amour et qui se démène pour stopper cette mise à mort. Linh-Dan Pham, en veuve énigmatique, intrigue autant qu’elle dérange. La caméra, elle, ne ment pas : elle filme la solitude comme une cicatrice. Ce personnage féminin, marqué par une enfance terrible, achetée « comme un jouet » par un riche homme, porte en elle la violence, l’incompréhension et la haine. On aurait aimé en savoir plus, mais le réalisateur reste volontairement vague et nous laisse dans le doute. Le film, tiré d’un roman, garde ce mystère : est-ce le traumatisme qui la pousse à organiser cette traque ? Une obsession ? Une revanche ?
Surpris par le dénouement de cette intrigue lente , ce film porte néanmoins une vérité qui dérange : la violence n’est pas toujours dans les coups, elle se cache dans l’absence, dans le vide laissé par ceux qui partent, et dans l’acceptation silencieuse de l’atrocité. Les Tourmentés ne flatte pas le spectateur. Il refuse la facilité du suspense pour sonder la faille humaine. Un pari risqué, mais porté par des acteurs au sommet et une mise en scène qui ose la lenteur comme un cri étouffé.
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