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Elsa, quarantenaire célibataire, vit dans la solitude et le silence de son don : elle peut voir et parler aux morts. Un soir, Oscar, homme drôle et charmant, surgit dans sa vie, bouleversant ses certitudes et ravivant l’espoir d’aimer à nouveau. Mais lorsque leur relation prend de l’ampleur, Elsa découvre que ce qu’elle croyait réel n’est peut-être qu’une illusion.
Premier long-métrage d’Alice Vial, L’Âme idéale n’est pas seulement une comédie romantique : c’est un souffle, une caresse cinématographique qui explore la solitude, le deuil, la dépendance affective et la possibilité de renaître à l’amour. Magalie Lépine-Blondeau (Elsa) et Jonathan Cohen (Oscar) y composent un duo lumineux qui reste gravé longtemps après le générique.
Elsa a un don : elle voit et parle aux morts. Mais plutôt que de rapprocher le monde des vivants et celui de l’au-delà, ce don l’a tenue à distance des autres. Sa rencontre avec Oscar, drôle et inattendue, change tout et redonne des couleurs à son quotidien. Alice Vial utilise le fantastique avec sobriété, comme un outil pour explorer les émotions et les silences des personnages. Les fantômes deviennent des reflets de leurs blessures et de leurs désirs, tandis que les absences pèsent autant que les présences.

Le film aborde le surnaturel sans effet gratuit. Les apparitions et les murmures frappent par leur justesse et leur sobriété. On s’immerge avec Elsa dans ses doutes et ses espoirs, toujours conscient que la vie, avec sa fragilité, reste au centre de l’histoire.
Magalie Lépine-Blondeau est impressionnante. Son incarnation d’Elsa oscille entre fragilité et détermination, humour et émotion, et chaque regard raconte quelque chose. Jonathan Cohen, connu pour ses rôles plutôt comiques, surprend par sa retenue et sa sincérité. Il explore la tendresse et la gravité avec une finesse rare, créant ainsi un duo crédible et touchant.

Les seconds rôles sont solides et apportent de la densité sans jamais voler la vedette : Florence Janas, Jean-Christophe Folly et Anne Benoît donnent au film une épaisseur humaine qui renforce sa crédibilité et son impact émotionnel.
Alice Vial signe une mise en scène maîtrisée, à la fois fluide et réfléchie. Les cadres et la colorimétrie donnent au film une atmosphère chaleureuse et vivante, et la bande originale, signée par Olivier Marguerit, compositeur de Dossier 137 ou de La nuit du 12, accompagne les émotions sans jamais les écraser. La musique joue un rôle tout aussi marquant, mêlant avec goût des classiques de la variété française des années 80-90 avec Alain Bashung (Vertige de l'amour), Laurent Voulzy (Le pouvoir des fleurs), les standards de jazz intemporels comme John Coltrane (But Not For Me) ou encore les raretés disco-funk, à l’instar de Kikrokos (Jungle DJ). Une scène de karaoké offre aux acteurs l’occasion de reprendre Sous le vent de Garou, un petit clin d’œil à la mère patrie de Magalie Lépine-Blondeau, dans un moment à la fois léger et complice.

Une partie du film a été tournée au Havre, et la beauté des paysages urbains et portuaires renforce l’atmosphère singulière du récit. Certaines scènes restent particulièrement marquantes : la révélation d’Oscar dans la salle de concert, l’écoute de sa musique avec Elsa, ou encore la séparation finale, dont l’intensité maintient le spectateur en haleine (et fait couler quelques larmes).
L’Âme idéale jongle habilement entre comédie et drame. L’humour, parfois léger, parfois absurde, équilibre des séquences chargées d'émotions et humanise les personnages. Le film aborde la solitude, le deuil et la résilience avec sincérité, et parvient à faire rire, émouvoir et surprendre dans le même plan. Au-delà de l’histoire d’amour, il rappelle, discrètement mais puissamment, que vivre et ressentir reste une chance à chaque instant.
Alice Vial prend des risques et s’affirme avec ce premier long-métrage. L’Âme idéale n’est pas qu’une histoire romantique avec une touche de fantastique : c’est un film qui touche par la justesse de ses personnages, le jeu de ses acteurs et la précision de sa mise en scène. On sort du cinéma ému, avec l’impression d’avoir partagé un bout de vie avec Elsa et Oscar.
Doux, drôle, émouvant et surprenant, L’Âme idéale rappelle que le cinéma français peut encore faire vibrer, surprendre et toucher au cœur. Un film qui reste longtemps dans la mémoire et qui confirme le talent prometteur d’Alice Vial.
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