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Le 24 mai, Chet Faker était de passage au MTELUS dans le cadre de sa tournée A Love for Strangers. Présentée par Osheaga, la soirée a rapidement plongé la salle dans une ambiance à la fois intime, planante et très immersive.
Habitué des passages à Montréal, l’artiste australien s’est imposé au fil des années avec un style mélangeant électro, soul, et influences plus jazzy. Révélé au début des années 2010 avec sa reprise de No Diggity devenue rapidement virale, Chet Faker a depuis développé un univers beaucoup plus personnel et reconnaissable. Sur scène, ses morceaux prennent souvent une autre dimension, plus organique et beaucoup plus vivante grâce aux musiciens qui l’accompagnent.
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En première partie, Beacon a proposé un set d’environ trente minutes qui s’intégrait naturellement à l’univers de la soirée. Le duo a proposé une musique électro très atmosphérique. Leur style plus doux et planant fonctionnait particulièrement bien avant l’arrivée de Chet Faker, avec une continuité musicale assez logique entre les deux propositions.
Lorsque Chet Faker est monté sur scène, l’ambiance s’est installée presque immédiatement dans la salle. Entouré d’un bassiste et d’un musicien alternant entre batterie et saxophone, l’artiste passait lui-même de la guitare au piano et au chant pendant le concert.

Visuellement, la scène était très travaillée. Derrière le groupe, un écran projetait des images en direct de ce qui se passait sur scène, pendant que les jeux de lumière venaient complètement transformer l’ambiance d’un morceau à l’autre. De chaque côté, les éclairages entourant les musiciens donnaient presque un effet de torches autour de la scène. Même les détails plus simples, comme la bougie installée sur le piano, participaient à l’atmosphère très intime du concert.
Au MTELUS, ce type de spectacle trouvait aussi un cadre particulièrement adapté. La salle, plus compacte et reconnue pour la qualité de son acoustique, renforçait encore davantage l’aspect immersif du concert.
Pendant près d’une heure trente, le concert a avancé sans véritable temps mort grâce à des transitions très fluides entre les morceaux. L’ambiance restait constamment entre électro, soul et influences jazzy, avec un côté très hypnotique qui installait progressivement la foule dans l’univers du spectacle.

Sur Dignity, le public a chanté avec lui presque naturellement, dans une salle déjà complètement embarquée dans le concert. Plus le spectacle avançait, plus l’impression de perdre la notion du temps s’installait. Le genre de concert où l’on réalise surtout que ça se termine lorsqu’ils quittent la scène avant le rappel.
Lorsque le groupe est revenu pour les dernières chansons, la foule semblait clairement ne pas vouloir voir le concert se terminer. Le spectacle s’est finalement conclu avec Gold, l’un des morceaux les plus connus de l’artiste.

Même pour les personnes moins familières avec sa musique, le concert montrait surtout à quel point Chet Faker reste un artiste de scène très complet. Entre la composition, les performances musicales, la voix et tout le travail visuel autour du spectacle, l’ensemble formait une expérience beaucoup plus immersive.
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