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Wash Westmoreland, un réalisateur anglais indépendant, s’est lancé un pari risqué : celui de refaire un film biographique sur la vie de Colette. À travers ce nouveau film, qui sera en salle dès le 5 octobre 2018 partout au Québec, Westmoreland signe un biopic tendre, délicat et plus que crédible. Keira Knightley en rôle principal incarne majestueusement Colette et Dominic West en « Willy » est tout aussi à la hauteur.
Ce biopic nous fait traverser une vingtaine d’années de la vie de Colette. Westmoreland, à qui l’on doit le très émotionnel Still Alice, continue d’éblouir dans la création de portraits de femmes. En s’attaquant à Colette, il met en scène le début de sa relation avec son mari en 1890 jusqu’à la sortie de son roman La Vagabonde en 1910. À travers cette période et des arrêts temporels précis (1895, 1898, 1903), Westmoreland nous présente les débuts de Colette en tant qu’auteure – et surtout en tant que nègre de son mari – de la quadrilogie écrite de 1900 à 1903 : Claudine à l’école, Claudine à Paris, Claudine en ménage et Claudine s’en va. Westmoreland pointe également les années où elle se découvre sexuellement, humainement et publiquement jusqu’à son émancipation loin de son mari, ses relations amoureuses qui gênent et ses débuts de carrière dans le music-hall à travers plusieurs spectacles plus ou moins appréciés du public.
À partir de la deuxième moitié du film, Colette assume complètement sa bisexualité en côtoyant Georgie puis en ayant une relation stable avec la marquise de Belbeuf dite « Missy. » Habillée en homme, fréquentant des femmes et étant l’une des premières femmes écrivaines reconnues, Colette est montrée par Westmoreland dans sa lutte pour l’acceptation. Aujourd’hui en 2018, ce biopic met en scène la beauté et la force de ce personnage historique mais rappelle également que ses quêtes sont encore d'actualité un siècle plus tard.
Côté mise en scène, Westmoreland sublime le début du XXe siècle français avec le chef opérateur Giles Nuttgens. Les couleurs sont resplendissantes et rappellent plusieurs tableaux connus tels que Les Raboteurs de parquet de Caillebotte, la représentation des jardins chez Monet ou encore les couleurs du peintre suédois Carl Larsson. Les costumes, les coiffures et les mobiliers nous offrent également un beau travail de recherches sur l’époque choisie. Les différents plans-séquences mouvants et circulaires, qui se faufilent dans les fêtes parisiennes, favorisent l’immersion des spectateurs tout en poussant les personnages dans leurs actions. Quant à la bande sonore, de Debussy à la Gnossienne No.1 d’Erik Satie, elle épouse pleinement les images. Bref, Westmoreland réussit son film en tout point, par la maîtrise des codes techniques visuels et sonores.
Les Raboteurs de parquet, Caillebotte, 1875 (© Musée d'Orsay, dist. RMN)
Keira Knightley en Colette sublime l’écran, comme à son habitude dans les rôles qu’elle incarne et qui se situent entre le XVIIIe et le XXe siècle. Dominic West, qui a été vu dernièrement dans Genius, Money Monster et The Square, est également à la hauteur du personnage de Willy, un homme manipulateur, profiteur et assez irrespectueux malgré son amour pour Colette qui a sûrement existé pendant quelques années.
Bien que Colette soit un très beau film qui réussit à vous faire voyager au début du XXe siècle en France, il reste parfois un peu décevant de voir une œuvre biographique en anglais sur une artiste française, d’autant plus qu’il s’agit d’une auteure. Ce film met en scène une traduction professionnelle des écrits de Colette, mais laisse place à des moments de scepticisme; surtout lorsque Keira Knightley écrit en français tout en récitant en anglais les mêmes propos. Malgré ce petit désagrément gênant, le biopic de Westmoreland reste très bon !
Colette, en salle à partir du 5 octobre 2018, est un film sur la littérature qui use pleinement des codes cinématographiques et picturaux. Ce film servira à la fois d'escapade d’à peine deux heures pour vous faire voyager au début du XXe siècle en France, mais aussi de mise en contexte de la création des romans de Colette. En famille, seul ou en amoureux, ce long-métrage vous fera passer un très bon moment de cinéma historique et poétique.
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