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C’est un vent de poussière d’étoiles qui souffle actuellement sur la métropole. La célèbre comédie musicale Peter Pan, véritable monument de Broadway, s’installe enfin chez nous dans une adaptation québécoise qui promet de réveiller l’enfant en chacun de nous. Entre nostalgie et grand déploiement, ce spectacle est une invitation pure et simple à l’émerveillement.
Pour ceux qui auraient besoin d'un petit rappel, l'histoire nous transporte dans la chambre des enfants Darling. Un soir, Peter Pan, le garçon qui refuse de grandir, s'y introduit pour récupérer son ombre. Il persuade alors Wendy, John et Michael de s'envoler avec lui vers l'Île de Nulle Part grâce à la poussière de fée. Là-bas, ils vivront des aventures épiques aux côtés des Garçons Perdus, affrontant les pirates menés par le redoutable, mais souvent ridicule, Capitaine Crochet, tout en croisant la route de Lily la Tornade et de l'inquiétant Crocodile.

L’histoire de Peter Pan ne date pas d’hier. Tout commence en 1902 sous la plume de Sir J. M. Barrie, avant de devenir la pièce de théâtre culte que l’on connaît en 1904. Depuis, entre les adaptations de Disney et les multiples versions cinématographiques, le mythe du Pays imaginaire a traversé les époques.
La version qui nous occupe aujourd’hui est le grand classique de Broadway, récipiendaire de trois Tony Awards, sur une musique de Morris (Moose) Charlap et Jule Styne, avec les paroles de Carolyn Leigh, Betty Comden et Adolph Green.
Pour sa venue au Québec, c’est Nicolas Engel qui signe l’adaptation, tandis que Luc Guérin, que l’on connaît pour son immense talent d’acteur, relève avec brio le défi de sa toute première mise en scène de comédie musicale.

Sur scène, c’est une véritable déferlante de talent. Éléonore Lagacé prête sa voix divine et sa fougue à Peter Pan. Elle est tout simplement exceptionnelle : une voix à la large tessiture qui ne montre aucune fausse note, même lorsqu’elle chante la tête en bas, en volant dans le ciel ou en pleine bataille à l’épée ! Cette justesse constante relève de la haute voltige !

Face à elle, la jeune Alice Déry incarne une Wendy Darling lumineuse. Déjà remarquée dans le rôle-titre de la comédie musicale Annie, Alice confirme ici qu’elle possède une assurance scénique hors du commun. Sa voix apporte une douceur et une pureté qui contrastent magnifiquement avec l’énergie plus brute de Peter. Son jeu, tout en nuances, rend son duo avec Éléonore particulièrement touchant, prouvant qu’elle est l’une des grandes voix de la nouvelle génération.
À leurs côtés, Benoit Brière (à Montréal) offre un Capitaine Crochet hilarant, savoureux mélange de menaces et de comique, égal à ce qu’on est en mesure de s’attendre avec ce notable comédien. Notez que pour la portion de Québec, c’est P-A Méthot qui enfilera le crochet du célèbre pirate.

Ce choix remonte à la création en 1904. À l’époque, des lois strictes sur le travail des enfants empêchaient d’employer des mineurs après une certaine heure. Les producteurs ont donc choisi des actrices adultes pour jouer ce garçon éternel.
Cette convention s’est cristallisée au fil du temps, car elle permet d’apporter une dimension androgyne et une agilité scénique propre au personnage. On finit d’ailleurs par oublier que Peter est joué par une femme tant l’incarnation est juste.
Le spectacle ne lésine pas sur les moyens. On voyage de la chambre des enfants Darling à l’Île de Nulle Part, en passant sur l’impressionnant bateau pirate. Les chorégraphies de Team White injectent une énergie moderne, tandis que la vingtaine d’artistes et sept musiciens en direct (sous la direction de Guillaume St-Laurent) créent une ambiance sonore riche.
Les costumes sont superbes et certains effets ajoutent une touche de magie palpable : le gros chien Nana (que la danseuse Kassandra Boivin-Cénélia cachée dans une peluche grand format rend pétant de vérité dans ses attitudes), l’immense crocodile qui se déplace sur scène, le champignon fumant, l’ombre de Peter qui s'en détache…

Et la fameuse fée Clochette ! Représentée de façon ingénieuse par une lumière qui se déplace vivement, comme par magie, elle est une touche de fantaisie qui, malgré son absence physique, occupe l’espace scénique par ses caprices et sa jalousie légendaire.
Quant aux moments où s’envolent Peter et les enfants, bien que les mouvements manquent parfois de fluidité (rappelons que les artistes n’ont pas ou peu de formation circassienne), et qu’on détecte les fils qui les soulèvent du sol, on finit par faire fi de ces détails tant l’illusion opère.
Si le spectacle est grandiose, il n’en demeure pas moins le reflet d’une œuvre écrite il y a plus d’un siècle. On note parfois que le livret a un peu vieilli : Wendy est confinée au rôle de « maman » des garçons perdus, et certains aspects sont loin du politiquement correct actuel.
Peter Pan, la comédie musicale réussit son pari : nous faire croire, le temps d’une soirée, que l’on peut voler, tout en s’amusant et en chantant ! C’est une production de grande envergure, chaleureuse et techniquement impressionnante. Elle s’adresse à toutes et tous, dès l’âge de 4 ans. Les enfants seront fascinés par la fée Clochette et les acrobaties, tandis que les adultes y retrouveront une part de leurs souvenirs d’enfance.

Allez-y pour la voix d’Éléonore Lagacé, le talent d’Alice Déry, le rire de Benoit Brière et, surtout, pour ne pas oublier comment rêver ! Peter Pan est présenté à l’Espace Saint-Denis (Montréal) jusqu’au 11 janvier 2026, puis à la Salle Albert-Rousseau (Québec) du 6 au 16 août 2026.
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