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Du 24 octobre au 11 novembre, le Théâtre Prospero présente Homicide, un texte de Pascal Brullemans mis en scène par Nini Bélanger. Un jeune homme tue un étranger et diffuse son meurtre sur internet. À l’ère numérique, ce monologue polyphonique, majoritairement porté par un tueur mégalomane, retrace les motivations l’ayant conduit à son passage à l’acte.
Il est difficile de vous raconter ce que vous vous apprêtez à voir précisément, et le mieux est sans doute de vous-même assister à la pièce.
Homicide est un presque monologue qui vous glace le sang dès les premiers instants. Les décors, les jeux de lumière, la musique et les personnages font tout pour vous mettre dans une ambiance particulière, et ce, tout au long de la pièce.
Il y a un peu plus de 11 ans, en 2012, Montréal était ébranlée par l'affaire Luka Rocco Magnotta, « le dépeceur de Montréal » qui avait tué un étudiant. Désigné comme le premier meurtrier à publier ses crimes en vidéo, il a depuis fait l’objet d’une série Netflix Don’t F**k with Cats : un tueur trop viral.

Le texte de Pascal Brullemans s'inspire donc des faits et vous envoie dans la tête d'un jeune homme, interprété par Dany Bourdreault, qui a décidé de diffuser un meurtre qu’il a commis en ligne. Le comédien nous donne ici une performance qui nous laisse sans mot et qui, par ses paroles et sa gestuelle, nous laisse rentrer dans la psyché de son personnage.
Ce tueur en devenir, soigné jusqu'au bout des ongles, mégalomane, a un réel besoin d'exister aux yeux des autres. Il nous entraîne dans une réflexion en spirale qui amène le spectateur vers son but final. Qui, pourquoi, comment ?
Minute par minute, on voit le cheminement, les explications, les motifs et tout ça, sans jamais glorifier le tueur. Non, il ici est question d'un monstre ayant commis un acte effroyable et impardonnable.
Dans un climat glacial, la mise en scène signée Nini Bélanger, en plus d'être intelligemment créée, nous rappelle que les projecteurs sont très souvent mis sur le meurtrier, au détriment de la victime, cette personne souvent oubliée, désignée comme le corps, la cible, la proie, la dépouille, cette personne qui avait un nom autrefois, et qui est aujourd'hui masquée par son bourreau.

Crédit photo : Camille Gladu-Drouin
Christian Rangel (la victime, donc), offre au public une performance réaliste en silence, mais qui ne passe définitivement pas inaperçue.
Du côté de la scène, la technologie mise en place durant la représentation offre un autre souffle, voire une autre dimension qui vient compléter les acteurs et le décor.
On peut être fan ou moins fan de la pièce, mais il est certain que le travail derrière fut minutieux et il faut le reconnaître. Pour plus d'informations sur les prochaines représentations, rendez-vous sur le site du théâtre Prospero lui-même.
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