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Du 18 au 29 septembre 2018, la metteure en scène montréalaise Angela Konrad présente son adaptation du texte subversif de l’argentin Rodrigo García à l’Usine C.
Le 16 novembre 2011, la première de la pièce de Rodrigo García avait mobilisé une centaine de catholiques intégristes qui, massés devant le théâtre Garonne, s’affairaient à ériger un rempart de prières contre un texte qualifié de blasphématoire. Nul mur hier, autre que ceux des couloirs dans lesquels s’alignaient sagement les spectateurs curieux de l’adaptation montréalaise de cette pièce qui attise (encore) les passions et fricote (ostensiblement) avec la controverse.

Une mise en scène délicate
Dans l’adaptation de Konrad, trois femmes, mères, sœurs, tantes ou anges potentiels assistent Jésus, victime d’un accident de voiture sur le mont Golgotha. L’avant-scène, jonchée de sacs plastique, figure un monde à la dérive que Jésus foule d’un pas malhabile. À l’arrière, lorsque sa voiture se renverse, il est catapulté sur un fatboy et rejoint par ses anges pour communier autour d’un paquet de chips. Le piano à queue de David Jalbert, occupant la moitié de l’espace scénique, est un personnage à part entière. Son texte, Les sept dernières paroles du Christ en croix de Haydn. Une musique recroquevillée sur elle-même, composée de mouvements lents, qui incarne le renoncement au divertissement, au drame de la mort imminente et à sa théâtralité. La mise en scène d’Angela Konrad est d’une élégante sobriété, dans laquelle les contours des personnages se fondent et que leurs mots lacèrent.
Une subversion contenue
Le texte de García s’articule autour de thématiques conjointes, critiques acerbes de la société de consommation, de l’humanité et de l’obscurantisme religieux. La figure du Christ humanisé déverse son fiel, soutenu par les trois femmes. Le texte, adapté par Konrad est diffus, émaillé de sacres et de références qui participent à son ancrage local. Le verbe est acide, déversé sur scène avec une fureur communicative où l’on s’attèle à déconstruire le discours pour en exposer ses incohérences. L’une des trois femmes s’exclame : « Dieu est un stratagème linguistique. » C’est là l’essence même de la pièce : rabaisser le mythe à sa construction, décortiquer ses confusions, triturer ses plaies pour en exhiber les failles. La figure christique, rabaissée à son imparfaite humanité, s’effondre au moment même de la construction du symbole.
Si le propos est sulfureux, la subversion outrancière du texte apparaît ici contenue, cadrée par une mise en scène impeccable. La passion du discours est intacte.
Texte : Rodrigo García
Traduit par : Christilla Vasserot
Adaptation, mise en scène, scénographie : Angela Konrad
Piano : David Jalbert
Interprétation : Samuel Côté, Sylvie Drapeau, Dominique Quesnel, Lise Roy
Coproduction LA FABRIK avec le soutien du Conseil des arts de Montréal, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada, d’Hexagram-UQÀM et de l’Usine C
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