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Après Une veuve s’initie à la vulgarité (2014), Micheline Bernard replonge avec brio dans l’univers poignant de l’auteur écossais Douglas Maxwell. Sous la forme d’un puissant monologue, Des promesses, des promesses fait se télescoper deux générations de femmes confrontées à l’ignorance et à la bêtise humaine.
Miss Brodie, enseignante deux fois retraitée, assure un remplacement dans une école londonienne. Dans une classe réputée difficile, elle se heurte au mutisme de Rosie, une nouvelle élève somalienne. On la dit possédée par des démons qui la forcent au silence. Raisonnablement accommodante, l’administration de l’école accepte que soit pratiqué en classe ce qu’elle prend pour un rite de passage, un exorcisme en bonnes et dues formes réalisé par un « membre honorable » de la communauté somalienne. Liées par le silence de Rosie, et le poids de leurs secrets communs, l’enseignante retraitée et la petite somalienne affrontent ensemble l’incompétence du système et la bêtise humaine.

Dans la subtile mise en scène de Denis Bernard, Micheline Bernard entre par une petite porte, presque dérobée, au fin fond de la scène. C’est ainsi que l’on pénètre dans la mémoire encyclopédique d’une enseignante retraitée. Deux fois. Une femme vénérable, raille Miss Brodie. Forte de son expérience et d’un tempérament explosif, Miss Brodie s’impose dans l’espace de la scène, fustige avec humour les ignares, les incompétents qui ont croisé son chemin, l’on semé d’embûches ou pavé de bonnes intentions. Puisqu’au fond, c’est la même chose. Le verbe de l’enseignante solitaire est aussi acerbe envers les adultes que bienveillant envers ses élèves. Parce qu’enseigner, c’est tenir une promesse. Et s’il y a bien quelque chose que Miss Brodie sait faire, c’est tenir une promesse. Dans ses souliers rouges, on parcourt la lande écossaise, les couloirs de l’école londonienne avec un déhanché de pin-up et une assurance de cowboy. Et on court à ses côtés, avec le même désespoir, jusqu’au débit de boissons qui s’apprête à fermer.

Traduit par Maryse Warda, le texte de Douglas Maxwell est porté par l’époustouflante capacité de projection de Micheline Bernard. Seule sur scène pendant 1 h 30, elle soutient par la force combinée de son jeu et du texte un univers en passe d’exploser. Seule face à l’absurdité du monde, Miss Brodie refuse de se taire, quitte à se condamner elle-même au silence.
Texte : Douglas Maxwell
Traduction : Maryse Warda
Mise en scène : Denis Bernard
Avec : Micheline Bernard
Assistance à la mise en scène : Dominique Cuerrier
Décor et costume : Marc Senécal
Éclairages : Claude Cournoyer
Musique : Larsen Lupin
La pièce Des promesses, des promesses de Douglas Maxwell sera présentée au Théâtre de la Licorne (Petite Licorne) du 1er au 19 novembre 2016.
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