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Le groupe rock anglais The Last Dinner Party était de passage au MTELUS le 21 avril dans le cadre de sa tournée From The Pyre. Une soirée à l’esthétique soignée, portée par une énergie contagieuse et un sens du spectacle déjà bien affirmé.
Formé à Londres, The Last Dinner Party s’est rapidement imposé comme l’un des nouveaux visages les plus intrigants de la scène rock britannique. Entre glam, art rock et pop baroque, le quintette cultive une identité théâtrale, autant dans ses compositions que dans sa présence scénique. Mené par la charismatique Abigail Morris, le groupe joue sur les contrastes : fragilité et puissance, ironie et lyrisme, élégance et débordement.
C’est devant une immense toile de tissu, pliée de manière à évoquer les ondulations d’une chute, que se livre le groupe. Le décor, volontairement minimaliste et épuré, laisse toute la place à la performance. Rapidement, la salle embarque : autour de moi, on danse, tape des mains, souvent sans même connaître les paroles.

Pourtant, il ne s’agissait que d’un deuxième passage à Montréal pour le groupe — le précédent remontant à 2024. Le MTELUS était presque plein, attentif et réceptif. Il faut dire que la voix d’Abigail Morris est particulièrement captivante : théâtrale, pleine de vibrato, avec ce grain légèrement « vintage » qui rappelle certaines influences glam ou art rock. Une voix brute, habitée, qui s’entrelace parfaitement avec celle de ses musiciennes. Sur scène, la complicité est évidente : sourires, rires, accolades, autant de gestes qui témoignent d’une véritable cohésion.
La mise en scène met parfaitement en lumière les différentes atmosphères du concert. Lors de la balade « Mirror », de l’album Prelude to Ecstasy, Morris s’agenouille à l’avant-scène, seule dans un faisceau de lumière blanche. Sa silhouette se découpe en contre-jour, tandis que le reste du groupe baigne dans des teintes rouges. « When I drown, will I get very far? / When you drown, they’ll forget who you are / I’m just a mirror, break my glass to fix your heart », chante-t-elle alors que les lumières aveuglantes, presque accusatrices, se tournent vers le public.
Avec From The Pyre, The Last Dinner Party explore des thèmes qui oscillent entre désir, identité et désillusion. Les textes, souvent chargés d’images fortes et portées par des récits, naviguent entre ironie mordante et sincérité désarmante. Cette dualité se reflète aussi dans la musique : une base résolument rock, mais capable de s’ouvrir à des respirations plus douces.

Des morceaux comme Sail Away viennent ainsi tempérer l’intensité générale du spectacle. Plus posée, presque contemplative, la chanson permet au groupe de montrer une autre facette de son registre, sans jamais perdre en cohérence.
The Last Dinner Party conclut son spectacle avec son morceau le plus connu, Nothing Matters. Une pièce qui porte un regard nihiliste et désabusé sur le désir et l’amour : « And you can hold me like he held her / And I will fuck you like nothing matters », chante Morris avec la salle en écho. Un excellent choix comme morceau à mettre en guise de conclusion, juste avant le rappel.
Rappel qui, contrairement au reste du spectacle, manque un peu de rythme (ce qui est assez étonnant, tout de même, pour un rappel). Le groupe revient avec This is the Killer Speaking, puis s’interrompt pour enseigner une chorégraphie au public. Si l’idée est sympathique et la danse bien simple, le moment s’éternise un peu trop.

La soirée se finit véritablement avec une reprise d'Agnus Dei, pièce d’ouverture de l’album et du concert. Un retour à la source qui boucle la boucle avec élégance. Sans être irréprochable, le passage de The Last Dinner Party au MTELUS confirme le potentiel scénique du groupe. Entre maîtrise esthétique et énergie sincère, la formation britannique continue de construire, concert après concert, une identité forte et cohérente.
La tournée From The Pyre se poursuit jusqu’en juin 2026.
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