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Il y a des artistes dont la présence suffit à suspendre le temps. Cœur de Pirate en fait partie. Quatre ans après Impossible à aimer, elle revient sur scène avec la même intensité désarmante, cette façon unique de transformer les chagrins en lumière. Au MTELUS, le 6 novembre dernier (premier concert de la tournée de son nouvel album Cavale), Béatrice Martin prouve une fois de plus qu’elle n’a rien perdu de sa magie ni de cette fragilité qui fait la force de ses concerts.
C’est devant la salle comble du MTELUS que le rideau se lève, après une première partie livrée avec douceur et quiétude par Laraw. Cœur de Pirate ouvre avec Laisse-moi pleurer, la première chanson qu’elle a composée pour Cavale, son septième album.
La mise en scène, signée par Olivier Arteau, est en parfaite harmonie avec l’univers introduit; les lumières, vibrantes de couleur, se transforment au fil des pièces sous un grand cercle, suspendu au plafond, qui laisse la projection d’images de fumée, de vagues, etc.

La chanteuse promet que ce concert ne dévie pas de ses spectacles prédécédant; elle promet et livre une soirée où se mélangent danse et pleurs.
Fidèle à elle-même, Cœur de Pirate s’abandonne à la musique quand elle est sur scène. La voir en spectacle demeure, à chaque fois, une expérience bouleversante. Difficile d’expliquer la symbiose qui naît quand elle se laisse porter par ses mélodies. C’est tout son corps qui épouse les accents de ses pièces, comme des passages de danse contemporaine. C’est beau, c’est prenant, c’est hypnotisant.
Après avoir livré plus de la moitié de Cavale, elle se pose au piano et offre Pensées intrusives, morceau qui liste ses peurs, ses doutes. Le ton est donné, on entre dans l’émotion brute alors qu’elle passe cinq morceaux suivants seule sur scène, au piano.
Il n’y a pas de façon d’expliquer la magie qui se produit lorsque se lient piano et Cœur de Pirate; c’est un mélange fusionnel, qui va de soi, qui pourrait durer des heures. Elle revisite ses classiques, comme Francis ou Corbeau (dont la popularité a récemment explosé grâce à la finale de la dernière saison de The Summer I Turned Pretty), et des incontournables comme Somnambule.

Mais c’est Place de la République qui, à son habitude, s’impose en véritable showstopper. Je ne me lasserai jamais de ce morceau, peu importe le nombre de fois que je le verrai en live. Il réussit, à chaque fois, à me faire tomber en peine d’amour, un cadeau tout simplement cruel et magnifique. Ça fait mal, ça fait du bien. Ce qui, au fond, résume bien un spectacle de Cœur de Pirate; se laisser, le temps d’une soirée, prendre plaisir à souffrir avec elle et son piano.
Au retour de ses musiciens, le tempo augmente avec Ensemble, Pour un infidèle, Adieu. La foule exulte, reprenant en chœur ces morceaux cultes. Alors que le spectacle tire à sa fin, Cœur de Pirate prend un moment pour exprimer sa gratitude : celle de pouvoir remonter sur scène après des problèmes de santé importants qui auraient pu mettre un terme à sa carrière. Face à un public débordant d’amour, l’artiste, visiblement émue, elle remercie le public de l’accompagner depuis 18 ans, ce qui constitue, pour elle, sa plus longue amitié.

Cœur de Pirate signe un retour scénique à la fois maîtrisé et profondément sincère. Son spectacle, oscillant entre introspection et célébration, confirme qu’elle reste l’une des voix les plus sensibles et incarnées de la chanson francophone. Une soirée qui rappelle qu’au-delà du succès, c’est toujours l’émotion brute qui fait battre le cœur du public.
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