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Saviez-vous qu’une seule graine, plantée avec patience et constance, pouvait transformer une vallée entière ? C’est le message puissant de l’œuvre intemporelle de Jean Giono et du chef-d’œuvre d’animation de Frédéric Back, deux piliers de notre patrimoine culturel.
Aujourd’hui, cette fable écologique prend vie dans une expérience immersive qui mérite le déplacement : L’homme qui plantait des arbres : un récit immersif. Présentée à Montréal, après le succès obtenu à Ottawa ces derniers mois, cette exposition est une sortie culturelle idéale pour éveiller la conscience écologique chez les plus jeunes et pour la ramener à la mémoire des adultes.
Cette exposition, fruit d’une collaboration toute canadienne entre le studio montréalais Supply + Demand et le Musée canadien de la nature d’Ottawa, est bien plus qu’une simple projection. Elle se divise en trois sections.

D’abord, il y a le film original restauré, par lequel je vous suggère d’ailleurs de commencer si vous ne l’avez pas fraîchement en tête, ou pour le faire découvrir aux plus jeunes afin qu’ils reconnaissent mieux les segments utilisés dans le parcours qui sera la deuxième étape. Ce chef-d’œuvre d’animation de Frédéric Back est projeté sur grand écran, narré par Philippe Noiret (version française) et Christopher Plummer (version anglaise). Des coussins et des bancs sont à notre disposition pour visionner cette version entièrement renumérisée par l’ONF pour retrouver tout l’éclat de ses couleurs d’origine.
Puis, on chemine vers le parcours d’une vingtaine d’arrêts qui nous plonge dans l’univers d’Elzéard Bouffier, ce berger solitaire dont l’action obstinée a fait renaître une forêt entière sur une terre stérile de Haute-Provence.
Cette expérience déambulatoire d’environ 25 minutes se fait avec un audioguide (disponible en français et en anglais), qui démarre dès qu’on prend place sur les empreintes de pas devant l’un des murs-écrans. Le fil narratif est un heureux mariage d’extraits du film d’animation et d’éléments scientifiques sur les enjeux actuels et des changements climatiques livrés par une voix féminine. Les vidéos présentées complètent parfaitement l’audio. Ce mélange subtil de poésie et d’information concrète est une grande force de cette exposition.
Les stations durent autour de 90 secondes chacune, ce qui est tout à fait adéquat pour ne pas se perdre dans un narratif trop lourd et pour intégrer ce qu’on nous explique.

Ce qui rend cette immersion particulièrement familiale, c’est son aspect ludique. Des installations sont intégrées au fil du parcours afin que l’on soit aussi spectateurs, qu’acteurs. En voici quelques-unes :
Les hublots de découverte : à hauteur d’enfant et d’adulte, des hublots intégrés dans les murs offrent des « bulles de savoir » sur la vie secrète souterraine, montrant la radicule percer, les racines chercher l’eau et la symbiose des champignons. C’est une touche didactique très appréciée qui marie l’art de Back à l’expertise du musée. On y comprend le lien entre l’imaginaire du film et la réalité biologique étudiée par le Musée canadien de la nature.
La reforestation gestuelle : une autre station utilise une grande projection murale qui réagit aux gestes. Petits et grands visiteurs sont invités à bouger les bras comme s’ils plantaient des graines, transformant le paysage aride à l’écran en forêt luxuriante. C’est l’occasion de vivre physiquement la patience du berger, mais c’est aussi une façon concrète de saisir l’impact positif de l’action individuelle. Les enfants adorent !
L’arbre au cœur de la renaissance : à la toute fin du parcours se trouve une sculpture spectaculaire de 15 pieds de hauteur ; elle s’illumine grâce à des capteurs qui réagissent aux mouvements des visiteurs. En bougeant autour de cet arbre central, on a l’impression d’activer la sève (de la lumière parcourt les branches), symbolisant le retour de la vie. C’est un moment d’émerveillement collectif qui capte l’attention, peu importe l’âge.
Hors du parcours, deux installations permettent d’établir un lien entre le visuel et nos mouvements. Celui qui accroche l’attention des enfants est un genre de « cherche et trouve » leur permettant de s’amuser à repérer des éléments (animaux, végétaux, etc.) dans le paysage projeté, ajoutant une dimension ludique et cognitive à l’exposition immersive.

L’esthétique des dessins de Frédéric Back, dont le grain est magnifié sur grand écran, donne un résultat magnifique. J’étais heureuse de m’installer confortablement afin d’entrer dans cette œuvre maintes fois primée et oscarisée en 1988. L’équilibre entre la poésie du conte et le contenu scientifique est parfait.
Cette exposition immersive permet de ralentir le rythme accéléré de notre vie pour plonger dans un moment d’apprentissage et de réflexion. D’ailleurs, le rythme du récit qui couvre une vie entière peut paraître lent à un public habitué à la stimulation rapide. Mais le parcours, par son format strict (durée de l’audio synchronisé à la vidéo), roule à un bon rythme qui ne permet pas de s’attarder librement à chaque station. Un signal nous oblige à passer à la station suivante. Personnellement, j’ai trouvé le tout très efficace.
Je ne peux passer sous silence la magnifique représentation du berger, là, devant nous, à la presque fin du parcours. Ouf... Impressionnante. Moment touchant dans mon cas.

Cette vidéo qu’on trouve sur le compte du présentateur Les 7 Doigts de la main donne une idée visuelle de ce que je viens de vous décrire.
L’Homme qui plantait des arbres – récit immersif est présentée au studio des 7 doigts, à Montréal, jusqu’au 4 janvier 2026. Elle est recommandée aux enfants à partir de 6 ans. Le parcours est accessible en fauteuil roulant.
Réservez vos billets pour une date et une heure fixe ; les tarifs varient selon l’heure et la journée. Une passe familiale est offerte.
Cette expérience nous rappelle que, même face aux grands enjeux de notre époque, la patience d’un seul geste peut encore faire une différence. Une belle façon de finir l’année en famille sur une note d’espoir !
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