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Avec Hola Frida, Karine Vézina et André Kadi prennent un pari assez clair : raconter Frida Kahlo avant qu’elle ne devienne Frida Kahlo. Pas la peintre, pas l’icône, mais une enfant à Coyoacán, clouée par la maladie, traversée par de multiples émotions et qui tente de trouver sa vocation. Un film d’animation pensé pour les enfants, qui adapte Je m'appelle Frida Kahlo de Sophie Faucher et Cara Carmina et qui mise sur quelque chose d’assez simple : raconter la différence sans en faire un drame et la résilience sans en faire une leçon.
Le film s’installe vite dans son décor : Coyoacán, les couleurs, les sons, une petite fille qui déborde d’énergie. Et puis, très vite, le corps qui lâche, la maladie, l’immobilité. Là où Hola Frida trouve son rythme, c’est dans cette tension-là. Entre une enfant qui veut tout vivre et une réalité qui la freine constamment. Ce n’est jamais lourd, jamais vraiment dramatique, mais ça reste présent en arrière-plan.

Et surtout, il y a cette idée assez juste que Frida ne surmonte pas vraiment les choses, elle apprend à vivre avec, elle trouve une façon de se réinventer et de s'en sortir malgré tout. La scène où, malade et contagieuse, elle dessine une porte dans la buée de sa fenêtre pour s’échapper est peut-être la plus parlante : c’est littéral mais ça dit également ce que le film cherche à faire. Un bel exemple de résilience dans l'adversité.

Visuellement, Hola Frida fait le choix de la délicatesse plutôt que du spectaculaire. Beaucoup de gros plans, une attention aux matières, aux sons, aux couleurs, aux petits gestes… La scène d’ouverture, qui montre d’abord les fleurs, les bijoux, la peinture avant de révéler le visage de Frida, donne tout de suite le ton. Le film s’attarde, observe, prend son temps. Ce n’est pas un film d’animation qui cherche à impressionner, mais plutôt à créer une ambiance. Et dans un film destiné aux enfants, ce choix est plutôt intéressant : on est dans quelque chose de calme, de posé, presque sensoriel.

La musique joue beaucoup là-dedans aussi. Composée par Laetitia Pansanel-Garric avec Olivia Ruiz, elle ne sert pas juste à accompagner mais elle porte les émotions, elle complémente parfaitement l’image.
C’est probablement le reproche qui revient le plus, et il est en partie justifié : le film explique beaucoup. Les émotions sont dites clairement, les messages sont clarifiés et parfois soulignés un peu lourdement. Mais en même temps, difficile de faire comme si ce n’était pas un film pour enfants. Hola Frida ne cherche pas la subtilité à tout prix mais cherche plutôt à être compris et à vulgariser des sujets parfois difficiles à aborder avec les enfants ; il est question de maladie, de différence et de solitude. L’objectif du film est avant tout de ne pas perdre son public en cours de route.

Ce qui reste surtout après le film, c’est son accessibilité. Hola Frida donne envie d’en savoir plus sur Frida Kahlo, sur son œuvre, sur le Mexique. Même si tout n’est pas développé (notamment sa pratique artistique, qui reste en arrière-plan) ce n’est pas vraiment un manque, mais plutôt un choix, celui de ne pas tout dévoiler mais d’agir comme une porte d’entrée et pour un premier contact, c’est réussi. Le film est coloré, vivant, jamais plombant malgré les thèmes abordés, et il garde une vraie énergie.

Hola Frida n’est pas un film parfait, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. C’est un film qui accompagne, qui introduit, qui transmet avec simplicité. Il prend parfois le risque d’en dire un peu trop, mais c’est aussi ce qui le rend accessible. Et au fond, c’est peut-être ça le plus important : donner à des enfants les clés pour rencontrer une figure comme Frida Kahlo, sans l’écraser sous son propre mythe. Un film doux, sincère, et finalement assez juste dans ce qu’il cherche à faire.
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