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Banc d'essai public
Dans le secret de son atelier, un homme bricole doucement avec le cadavre d’une poupée éventrée, un écrin pour ses souvenirs. Quelque part un autre homme, d’un petit mouvement sec, fige à jamais le temps sur la montre en or terni de son père décédé deux heures plus tôt. 11h58. Dans une vitrine, une femme sourit étrangement, son intimité exposée aux regards. Ailleurs, une autre femme encore, astique un à un ses souvenirs, comme on s’acharne à faire briller l’espoir.
Voici quelques présences qui traversent l’univers grouillant et fantasmagorique de Mirabilis, la nouvelle création de Matériaux Composites. Inspiré de l’imagerie débridée du cabinet des curiosités et de la figure emblématique du collectionneur, Mirabilis questionne notre rapport intime à la mémoire. Comment faire face à l’éparpillement et à la fugacité de nos existences? Taire l’angoisse du temps qui passe, inéluctable? Comment préserver nos corps de la pourriture et nos amours de la poussière?
À l’image du collectionneur solitaire qui accumule, trie et agence sans cesse ses trouvailles avec l’ambition de recréer un monde à sa portée, les êtres qui peuplent Mirabilis s’approprient des lambeaux de réel ou s’accrochent à quelques souvenirs entêtants, comme on s’agrippe à une bouée.
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