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La série de textes Poésie du quotidien présente des sujets prosaïques avec une teinte poétique.
Je rentre au café en coup de vent et de mauvais poil. Une seule place, au fond près de la toilette et à côté des cuisines qui empestent l’ail. Une personne sur deux m’accroche en allant faire ses besoins et une sur trois en revenant. La fille d’en face parle plus que fort . Elle doit sûrement se protéger par sa voix qui est un mur de son. Du coup, elle se mordille les lèvres lorsque sa camarade la contredit. Et les larmes montent, si le mur se fissure. Finalement plus je l’observe et moins elle m’énerve. La douleur m’a toujours attendrie, sauf lorsque c’est moi qui agis. L’étudiante de droite assise les jambes en "autochtone'' sur la banquette a retiré ses souliers et sent des pieds . Mélanger avec l’ail et l’odeur de vadrouille d’un serveur qui est à nettoyer un dégât de sauce tomate, ça altère fortement celle de mon café. Heureusement que la vieille au fond qui mange lentement une crème brûlée n’est pas à côté de moi, car elle est du type « boule à mites». Moi je ne mange jamais ici. Tout est trop gros pour être bon. Particulièrement les desserts et le son du haut-parleur qui me surplombe. Malgré cela, la gérante peste à la cantonade plus fort que la musique, de façon à ce que les clients connaissent toutes les raisons qui causent sa mauvaise humeur du jour. Le but est d’obtenir un peu de compassion. Ce qu’elle n’obtiendra pas à voir les regards, car elle dérange. Pareil pour la barista qui n’y arrive vraiment pas. Après 6 mois, elle n’a et n’aura probablement jamais la main. Elle affiche toujours des yeux repentants en espérant la clémence des clients. Mais tout ce qu’elle obtient, c’est un regard d’impatience en direction de la gérante qui le renvoie vers un petit homme chauve en réunion au fond de la salle. C’est le patron ainsi que le père de la pseudobarista, que tout le monde espère, va la congédier «au plus sacrant». Changement de quart. J’en profite pour trouver une autre place. Pas de bol, la nouvelle serveuse a une haleine d’ail . Il se fait tard. C’est la pénombre. Les étudiants ont quitté. On a terminé de nettoyer le plancher. Il est temps de m’en aller.
Je vais me faire une soirée plus éthérée. Ce sera autour du thé d’être à l’honneur. J’enfilerai un vêtement de circonstance. Quelques bougies aux effluves essentielles près des vitrines me nimberont, tout en s’accordant au scintillement du firmament. Et après très peu de temps je vais retirer mes chaussures en espérant que je sente des pieds car le café va me manquer.
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