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Un vent de renouveau souffle sur la danse d’ici. Le 12 septembre prochain, les personnes passionnées de culture et celles curieuses de tous horizons ont rendez-vous au Théâtre Paradoxe pour célébrer le lancement officiel d’une toute nouvelle institution : le Ballet national du Québec.
Pour comprendre l’enthousiasme qui entoure cette naissance, il faut remonter aux racines de notre patrimoine chorégraphique. Fondée dans la continuité de l’œuvre cinquantenaire d’Eddy Toussaint — pionnier de la danse au Québec —, la compagnie s’offre aujourd’hui un nom à la hauteur de ses ambitions.
Loin des clichés poussiéreux ou des espaces réservés à une élite, cette création vient combler un vide précieux : celui d’un ballet néoclassique racontant nos histoires, accessible, démocratique et résolument ancré dans la société québécoise d’aujourd’hui.
Timothy Tompkins en répétition dans Fernand. Photo fournie par le Ballet national du Québec
Timothy Tompkins, qui fut premier danseur au Ballet de Montréal Eddy Toussaint, a repris, en 2021, les rênes de ce qu’est devenue cette compagnie de danse. Aujourd’hui, directeur artistique du Ballet national du Québec, il tient à garder le fameux style Toussaint qui fonctionnait à merveille dans les années 80. Vous vous souvenez des célèbres danseurs étoiles Anik Bissonnette et Louis Robitaille ? Ce duo fusionnel est pour moi un souvenir indélébile de cette compagnie.
L’ADN du Ballet national du Québec est donc un alliage vibrant entre la technique classique de la méthode russe Vaganova (synonyme d’amplitudes extrêmes, de sauts majestueux, d’équilibres prolongés et de pirouettes maîtrisées) ; l’énergie scénique du jazz new-yorkais ; la chaleur et l’expressivité des folklores haïtien, québécois et d’ailleurs.
Cette fusion crée une danse expressive, vivante et profondément humaine. Sur scène, les exigences académiques deviennent un langage puissant pour exprimer la beauté sans jamais perdre la chaleur du geste.
J’ai échangé avec Timothy Tompkins ; voici pourquoi il trouve essentielle la naissance de cette compagnie :
« Le Ballet national du Québec comble un espace artistique qui était vacant depuis longtemps : celui d’un ballet néoclassique québécois, enraciné ici, mais ouvert sur le monde. Tout comme les langues nécessitent une maîtrise de l’écriture pour exprimer la littérature, le ballet requiert une technique éprouvée pour exprimer la beauté à travers la danse, quelle que soit la culture. »
Le public qui assistera aux représentations au fil de l’année découvrira des œuvres riches et variées choisies parmi de grands classiques revisités et des créations originales :
Alicia Najera-Huot dans Alexis le trotteur. Photo fournie par le Ballet national du Québec
Pourquoi organiser ce gala ? D’abord pour célébrer cette grande première avec le public, mais aussi pour faire œuvre utile. L’institution a choisi de s’enraciner à Laval pour offrir un espace de création accessible, proche des communautés. Tim Tompkins décrit ainsi l’esprit d’ouverture de la troupe :
« Cet héritage est au cœur de notre mission. L’inclusion n’est pas un mot pour nous, c’est une pratique quotidienne. Nous croyons en la méritocratie : si tu es bon, tu es pris. »
Les bénéfices de la soirée permettront de financer le développement artistique de la compagnie et d’offrir des bourses aux élèves prometteurs afin que le talent prime toujours sur les ressources financières. En pensant à l’émotion qu’il souhaite transmettre au public, Timothy Tompkins confie :
« Le mot que je choisirais, c’est séduction. Qu’ils soient de fervents amateurs de ballet ou simplement des personnes entraînées là par un ami, si nos spectacles parviennent à les faire changer d’avis sur leur décision d’aller voir un spectacle de danse, je pense que nous aurons accompli quelque chose de formidable. »
Natalia Korotkova dans La Môme Piaf. Photo fournie par le Ballet national du Québec
Côté ambiance, la soirée promet d’être festive ! Au programme : un cocktail dînatoire gastronomique accompagné des vins du Domaine Pelchat Lemaître-Auger ainsi qu'une animation musicale et une soirée dansante assurées par la chanteuse Marie-Josée Cyr et le musicien Gilles Delorme.
Entre autres présentations (on n’en dévoile pas trop !), il y aura quatre ballets : deux pas de deux et deux solos. Tous présentent une caractéristique québécoise, donc fidèle à l’orientation désirée. De plus, le public aura le privilège de rencontrer les artistes.
Timothy Tompkins, se consacrant à la transmission du répertoire, à la création et à la direction de la troupe et de l’école, danse peu ; mais on le verra au gala.
Laissez-vous séduire par cette nouvelle étape majeure de notre paysage culturel et venez célébrer la danse dans ce qu’elle a de plus vibrant ! Ça se passera le samedi 12 septembre 2026 à compter de 17 h au Théâtre Paradoxe (5959, boulevard Monk, Montréal). Le billet de 100,00 $ inclut cocktail dînatoire, prestations et soirée dansante. Réservez dès maintenant vos places via la page Eventbrite officielle.
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