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En vue du soir 6 le mardi 24 mars, qui accueillera Banc d'Parc, Noëm et Thalia Rosaura, atuvu.ca vous propose, par le biais de portraits éclairs, de découvrir ces trois artistes qui performeront dans le cadre des préliminaires des Francouvertes. Qui sont-ils ? Qu’est-ce qu’est et qu’est-ce que n’est pas leur musique ? Quelles œuvres ont-ils à recommander ? Autant de questions auxquelles ces derniers répondent dans les lignes qui suivent.
Nos amis du Canal Auditif et de Sors-tu.ca vous invitent également à en savoir plus sur les artistes des autres soirées. Retrouvez les articles du soir 5 et 7 respectivement ici et là.
Banc d’Parc est l’aventure solo du parolier, poète, metteur en scène et humoriste Maxime Brown. Le mélomane a commencé à jouer de la guitare à l’âge de 13 ans et à écrire des chansons vers 16 ans, avant d’étudier la musique au cégep, plus précisément en batterie.
« J’ai eu une couple de projets à cette époque-là du cégep, puis j’avais des band de compo, puis c’était tout le temps moi qui écrivais les paroles. Pis j’aime beaucoup cette partie-là aussi, de la création, d’écrire des paroles », confie celui qui écrit également pour d’autres artistes, comme Lapelúda, avec qui il a collaboré à l’écriture de certaines chansons de l’album Caídas (2022).

C’est finalement en 2018 que Banc d’Parc voit le jour, un projet que le Montréalais originaire de Sainte-Thérèse décrit comme intime et rêveur en quelque sorte.
« Ce que j’aime avec ce projet-là, c’est un peu ce que j’ai aimé, mettons, à l’adolescence, en écoutant des groupes de musique que je trouvais que c’était pas mal thérapeutique pour moi, écouter de la musique. »
Dans ses textes, il aborde des thèmes comme le deuil et la santé mentale, non pas de manière dramatique, mais plutôt pour les normaliser, révèle-t-il lors de l’entrevue. « Banc d’Parc, c’est plus comme un journal intime, mais qui peut être imaginaire aussi. Parce que, oui, j’ai vécu beaucoup de deuils, mais j’ai été intervenant aussi un bon bout de temps. Je ne me suis pas inspiré de ces personnes-là, mais je pense que ça vient dans l’imaginaire de cet univers-là, qui peut être autant trash, mais aussi beau en même temps », explique-t-il, ajoutant qu’il a travaillé comme intervenant auprès de personnes en situation d’itinérance ainsi qu’en santé mentale dans des écoles secondaires.
« Je suis vraiment revenu plus dans mon milieu artistique. En ce moment, je me réutilise pour faire de la mise en scène, de la conception d’éclairage parce que je me suis un peu brûlé en intervention. »
Finalement, en 2023, l’artiste a sorti Le cirque, son premier album. « J’ai des influences comme Fred Fortin, mettons dans l’écriture, dans la musique, qui m’a beaucoup inspiré, surtout à l’époque où j’ai commencé Banc d’Parc. Musicalement, à cette époque-là, j’écoutais beaucoup de Patrick Watson. Je trouve qu’instrumentalement, ça se rejoint un peu. »
Maxime Brown, qui travaille actuellement sur de nouvelles chansons, explique qu’il aime aussi la scène, notamment parce qu’il a la liberté, avec ses musiciens, d’improviser et de prolonger les morceaux.
« Des fois, dans la vie, je peux avoir l’air un peu introverti, mais je peux aussi avoir l’air extraverti dans d’autres types d’occasions sociales. Sur scène, je me fais plaisir et je jase avec le monde », complète-t-il. Son travail d’intervenant, notamment dans les écoles, l’a également aidé à se sentir plus serein devant n’importe quel public.
Son passage aux Francouvertes est pour lui une grande source de fierté et représente une belle validation : « ça fait six ans que j’essaie de participer aux Francouvertes, et on dirait que cette année, c’était comme l’année que je pensais plus. […] Comme je dis, tant mieux si je peux me rendre loin avec ça. »
Les recommandations de Banc d’Parc : les œuvres de la poète et dramaturge Josée Yvon et du poète Baron Marc-André Lévesque
Noëm est le projet de l’auteure-compositrice-interprète originaire de Lanaudière, Noémie Lafortune. Tout comme un enfant qui commence à marcher, c’est naturellement qu’elle s’est tournée vers la musique. « C’est un peu drôle parce qu’il n’y a personne dans ma famille qui fait de la musique », développe-t-elle.
De la chorale des Voix Boréales à la comédie musicale à l’école secondaire Georges-Vanier, en passant par sa formation en musique jazz au Cégep de Saint-Laurent, Noëm a finalement pris part à l’émission La Voix en 2018. Elle a également fait partie du groupe Orange Gecko pendant quelques années.
« Eux, leur mandat, c’était de vraiment juste écrire en français. Puis moi, à ce moment-là, j’avais quand même un amour pour la langue française, mais j’étais un peu comme “ok”. Puis j’ai commencé à écrire en français et j’ai été accrochée à l’écriture juste en français. »

En 2024, Noëm sort son tout premier EP, Rien de grave, pour lequel le réalisateur et ami Olivier Girard l’a accompagnée. « Mon premier projet, c’était vraiment pop, pop soul, happy, bubbly et tout. » Beaucoup de changements sont venus bouleverser sa vie depuis, et l’artiste a souhaité donner une direction plus profonde et plus mature à son album à venir. « Le thème de mon album, c’est les étapes du deuil. Ça explore les [cinq] étapes du deuil […]. Puis c’est à la discrétion de la personne qui écoute d’interpréter quelle est l’étape pour lui ou elle. »
Cette fois, Noëm explique être allée explorer, avec son réalisateur, un style parfois plus alternatif, avec la présence de synthés. Elle s’est aussi inspirée de la musicienne et chanteuse Noga Erez ainsi que de l’auteure-compositrice-interprète Yseult, sans oublier Les Louanges, Ariane Moffatt ou, plus généralement, les piliers de la chanson québécoise.
« Je dirais que la personne qui m’a comme formée dans mes mélodies, c’est Ella Fitzgerald, c’est comme un peu la base, parce que j’ai vraiment eu un crush sur ses mélodies. »
L’artiste qui ressentait un petit stress en amont de sa participation promet une prestation authentique et pleine d’émotions, assurant que sa proposition sera différente de ce qu’on trouve actuellement sur les plateformes numériques.
« Ce qui a baissé mon stress, c’est les deux dernières semaines, en voyant les shows, en voyant que les gens sont juste bien intentionnés, que c’est juste comme tout le monde veut faire de la musique, tout le monde est gentil, tout le monde est là pour ça. »
La recommandation de Noëm : Both Sides Now de Joni Mitchell
Thalia Rosaura est une auteure-compositrice-interprète québéco-colombienne formée en chant classique. Après avoir sorti les chansons TÚ Y TÚ et Loin de toi, la chanteuse s’apprête à lancer son EP au milieu du printemps.
« Je fais vraiment de la musique electro-pop qui est francophone et hispanophone », précise-t-elle, en ajoutant qu’on y entend également des touches d’indie pop et des lignes mélodiques accrocheuses. « Tous les refrains sont faciles à chanter, comme TÚ Y TÚ, c’est le meilleur exemple. » En revanche, elle assure que ce ne sont pas des chansons de rupture. « J’ai fait des ateliers d’écriture de chansons pour arrêter d’écrire sur des breakup », confie-t-elle avec un sourire.
Thalia s’inspire plutôt des femmes fortes de sa famille et combine son identité francophone et colombienne. Sa grand-mère maternelle a immigré au Québec dans les années 80 avant que sa mère et sa tante la rejoignent quelques années plus tard. « Elles ont tellement sacrifié une grosse partie de leur vie, pour justement offrir à leurs enfants puis à leurs petits-enfants quelque chose qu’elles ont jamais connu non plus », dit-elle avec admiration et émotion.
« À travers mes allers-retours entre ici et la Colombie, à chaque fois, ça me fait réaliser à quel point elles ont travaillé, puis mis des trucs de côté pour [nous] offrir plus. »
Musicalement, cette influence colombienne se retranscrit par les artistes qu’elle écoutait plus jeune. Son single TÚ Y TÚ prend sa source dans la musique du trio Los Panchos, connu pour ses boléros. « C’est un style de musique plus traditionnelle, folklorique, mexicaine, mais qui s’écoute beaucoup en Amérique latine. »
L’auteure-compositrice-interprète cite également parmi ses influences la chanteuse Rosalía. Elle trouve son projet innovant et le suit depuis son premier album, du flamenco classique au mélange de styles, entre flamenco, hip-hop, reggaeton ou encore électro.
En complément, elle trouve aussi que Debí tirar más fotos, le dernier album de Bad Bunny, est « un autre excellent exemple de métissage culturel et de modernité musicale. »
S’il faut encore un peu patienter pour retrouver le microalbum sur les plateformes, l’artiste confie aimer faire des versions live différentes. Loin de toi, qui est déjà sortie, prendra des allures de reggaeton en live, par exemple, un style de musique que Thalia a toujours écouté. Sur scène, les musiciens et l’artiste portent une ambiance amicale et blagueuse un peu « frères-sœurs » et où tout le monde se sent à l’aise. « Puis c’est important qu’on voit aussi la personnalité de [chaque] personne. »
« C’est vraiment mon bonbon de faire des spectacles, puis juste de voir des gens qui sont là, puis de partager ce moment-là », résume-t-elle.
La recommandation de Thalia Rosaura : Motomami de Rosalía
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